vignette|Statue de la tête de Karl Marx, à Chemnitz, en Allemagne.

Lopium du peuple est un concept marxiste. Il désigne chez Karl Marx la religion, qui permet au peuple de se réconforter.

Concept Religion comme opium avant Marx Avant Marx, Emmanuel Kant décrit déjà, dans une note de La Religion dans les limites de la simple raison, la religion comme un opium : selon le résumé de Serge Margel, il le fait .. Rappelant la paternité de cette métaphore, Alain Houziaux souligne que Kant ..

Hegel utilise quant à lui l'expression d' pour désigner le seul hindouisme..

Religion comme opium chez Marx Dans sa Critique de la philosophie du droit de Hegel, Marx écrit que la religion permet de justifier les inégalités sociales, et permet au prolétariat de mieux les supporter. Elle laisse le peuple dans l'illusion que sa condition n'est pas si terrible, en lui donnant des exemples de morales religieuses, des bienfaits de la souffrance Elle permet de surmonter les conditions d'une vie privée d'esprit, qui est par nature pénible..

Toutefois, la religion, parce qu'elle conforte le pauvre dans sa pauvreté, bloque le passage à l'action. Elle est le garant du statu quo. Le terme d'opium est utilisé à l'époque dans le sens d'analgésique. Ainsi, Marx dénonce l'effet anesthésiant de la religion, qui est une force de l'aliénation. La nécessité de la religion chez les opprimés serait la conséquence de l'oppression elle-même : Marx pense que la racine de la croyance religieuse se trouve dans les conditions de vie misérables de la plus grande partie de la population. C'est la raison pour laquelle il ne pense pas que la lutte contre la religion doit se trouver au centre du militantisme communiste..

Friedrich Engels, grand ami et collaborateur de Marx, reprochait aux blanquistes durant la Commune de Paris en 1871 de vouloir imposer une sorte d'athéisme d'État :

Postérité L'expression est l'une des plus fréquemment citées de Karl Marx et elle a servi, dans les pays communistes, à légitimer l'athéisme d'État et les persécutions anti-religieuses Robert Wuthnow, The encyclopedia of politics and religion, Congressional Quarterly, 1998, , p. 173-174. (qu'il ne faut pas confondre avec la laïcitéContrairement à l'athéisme d'État, la laïcité n'interdit pas les pratiques religieuses et le prosélytisme, mais sépare l'État des religions, qu'elle laisse libres : elle ne promeut ni l'athéisme, ni l'incroyance, ni la croyance, et assure la liberté de conscience dans le respect de la loi ; en revanche (selon Igor Chafarevitch, La Législation sur la religion en URSS : rapport au Comité des droits de l'homme, Seuil, Paris 1974 - trad. Michel Fedorov), les pays communistes n'ont pas été laïcs car, après la consolidation du pouvoir communiste et la mort en détention des hiérarques et des clercs insoumis ou réfractaires au communisme, le pouvoir ne chercha plus à interdire la pratique religieuse, mais à la contrôler, notamment en rémunérant les clercs. Certains des lieux de formation théologique fermés dans la période initiale (jusqu'en 1941 en URSS, jusqu'en 1960 dans les autres pays communistes) furent remis en fonction, sous étroite surveillance de la police politique communiste ; les lieux de culte encore debout furent progressivement rouverts (d'abord seulement pour les fêtes majeures) et les nouveaux clercs tolérés par le régime devinrent, bon gré mal gré, des collaborateurs des autorités : une affirmait , ce qui généra l'apparition d'églises clandestines (William C. Fletcher, L'Église clandestine en union soviétique, A. Moreau, Paris 1971).). L'expression a été discutée, exploitée, galvaudée, et reprise dans le champ social, politique, culturel et économique (sport, télévision, loisirs, écologie, consumérisme, réseaux sociaux, etc. seraient le )..

Elle est réutilisée par Raymond Aron, qui parle du communisme comme de l'opium des intellectuels..

Dans la culture populaire Renaud, dans sa chanson Hexagone, décrit comme .

Notes et références

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