L' (en occitan : alèa dels Sospirs) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description L'allée des Soupirs est une voie publique. Elle se trouve au nord du quartier de Monplaisir.

Elle naît du Boulingrin, formant avec la rue du Huit-Mai-1945, les allées Forain-François-Verdier, Paul-Sabatier, Frédéric-Mistral et Jules-Guesde, une des six branches qui en rayonnent. Orientée au sud-est, longue de 237 mètres, elle est cependant, avec 25 mètres de large, plus étroite que les autres allées. Elle rencontre, après 175 mètres, la voie du port Saint-Sauveur et longe l'esplanade de la Capitainerie, puis l'espace Marie-Christine-Lafforgue. Elle se termine au droit de la passerelle des Soupirs. Elle est ensuite prolongée, au sud, par le boulevard Monplaisir.

La chaussée compte une voie de circulation automobile. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable sur toute sa longueur.

Voies rencontrées L'allée des Soupirs rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

Square Boulingrin Port Saint-Sauveur (g) Esplanade de la Capitainerie (g) Espace Marie-Christine-Lafforgue (g) Passerelle des Soupirs (g) Boulevard Monplaisir (d)

Odonymie L'allée est nommée, à son origine, d'après la Baraquette : ce nom lui venait d'une métairie qui se trouvait le long de l'actuelle impasse de la Baraquette (emplacement des actuels à 54), de l'autre côté du canal du Midi. Il existait d'ailleurs, depuis le au moins, un chemin de la Baraquette (actuelles rue Bernard-Mulé, impasse de la Baraquette et rue Joseph-Thillet), qui allait jusqu'au chemin de Bonne-Gazagne (actuelles rue Monplaisir, Pierre-Brossolette et Jean-Baptiste-Noulet). En 1794, pendant la Révolution française, on lui attribua le nom d'allée du Travail, mais il ne fut pas conservé.

C'est finalement en 1806 que l'allée des Soupirs prit son nom actuel : l'origine en reste obscure. Le géographe toulousain Jean Coppolani propose d'y voir une allusion aux soupirs des amoureux qui en faisaient leur promenade favorite au début du .

Histoire Moyen Âge et période moderne

Epoque contemporaine

Patrimoine et lieux d'intérêt Cité HBM du Grand-Rond 2-12 : ..

En 1931, la municipalité socialiste d'Étienne Billières, encouragée par le développement de l'habitat social dans le cadre de la loi Loucheur, décide la construction d'un groupe d'HBM entre l'allée des Soupirs, la rue de Tivoli et le port Saint-Sauveur. Le premier projet, proposé par l'architecte Robert Armandary pour l'office d'habitation de la ville de Toulouse, rencontre l'opposition de l'association des Toulousains de Toulouse. Il est modifié et finalement approuvé en 1934 : les travaux commencent l'année suivante et sont achevés en 1936. Il s'agit d'un des projets les plus aboutis du logement social à Toulouse, tant par son ampleur – il compte –, que par la qualité de son implantation et par le confort de ses appartements. Le long de l'allée des Soupirs s'élève, légèrement en retrait, une longue barre, composée de plusieurs corps de bâtiment et haute de huit étages, mais qui s'abaisse en gradins à trois seulement du côté du Boulingrin.

La construction combine une ossature de béton et un remplissage de brique. Un porche monumental s'ouvre dans le corps de bâtiment le plus élevé, permettant l'entrée dans la cité. Il est décoré d'un bas-relief en pierre de Jean Druille, représentant Le Soleil, l'Air et la JoiePapillault 2016, ..« Les HBM du Grand-Rond », sur le site des Archives municipales de Toulouse (consulté le 20 décembre 2020)..

Immeubles 5-9 : immeuble et fonderie Christophe Frères.La fonderie des frères Christophe est établie dans la deuxième moitié du sur une vaste parcelle de l'allée des Soupirs (actuels à 9). Les frères Christophe avaient auparavant travaillé dans la fonderie toulousaine Olin et Châtelet. En 1883, les frères Christophe engagent des travaux d'agrandissement, confiés à l'architecte Henri Camalet. Le petit bâtiment d'origine, qui ne comptait qu'un rez-de-chaussée, est surélevé sur deux étages (actuel ). Il est de plus agrandi d'un deuxième bâtiment qui lui est accolé sur la droite (actuel ). Enfin, un troisième bâtiment, séparé des autres, est construit à gauche (actuel ) - il accueille en particulier la salle d'exposition des pièces produites par la fonderie.La façade du bâtiment principal (actuel ), encadrée de pilastres, se développe sur douze travées et s'élève sur cinq niveaux : un sous-sol semi-enterré, un rez-de-chaussée surélevé, deux étages et un comble à surcroît. La porte, centrale, et les fenêtres sont rectangulaires. Aux étages, elles ont des lambrequins en fonte et s'ouvrent sur des balconnets en pierre dont les garde-corps, aux motifs végétaux et géométriques, sont aussi en fonte. De plus, celles du sont surmontées de corniches moulurées. L'ensemble est couronné par une corniche moulurée à denticules et par une frise d'antéfixes..Enfin, le troisième bâtiment (actuel ), qui compte cinq travées, présente les mêmes caractéristiques architecturales. Au rez-de-chaussée, les deux fenêtres de gauche ont été supprimées afin de permettre l'ouverture d'un passage vers la cour intérieure..

31 : immeuble (deuxième moitié du )..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 . Rémi Papillault (dir.), Laura Girard et Jean-Loup Marfaing, Guide d'architecture du en Midi toulousain, coll. « Architectures », Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 2016 . Espace patrimoine Toulouse, FOCUS Toulouse. L'habitat collectif du vingtième siècle.

Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des monuments historiques de Toulouse Liste des édifices labellisés « Patrimoine du » de la Haute-Garonne

Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).

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