Le Paris-Nice 2021 est la de cette course cycliste sur route masculine. La compétition a lieu du au en France.
La course est remportée pour la deuxième année consécutive par l'Allemand Maximilian Schachmann, membre de l'équipe Bora-Hansgrohe. Le Russe Aleksandr Vlasov et l'Espagnol Ion Izagirre (Astana-Premier Tech) complètent le podium, terminant respectivement deuxième et troisième. Le Slovène Primož Roglič, numéro un mondial, qui occupait la tête du général lors de la dernière étape, a perdu plus de trois minutes lors de celle-ci en raison de chutes, terminant finalement quinzième.
Présentation Parcours Comme c'est le cas depuis 2010, la Course au soleil démarre des Yvelines, avec une étape bosselée autour de Saint-Cyr-l'École. Le lendemain, l'étape est plate mais pourrait être rendue piégeuse par le vent. Après un contre-la-montre de 14,4 km, une première arrivée au sommet est programmée, après un parcours accidenté, vers le col du Fut d'Avenas dans le Beaujolais. Les sprinteurs ont ensuite une dernière opportunité de lever les bras, avant une fin d'épreuve plus montagneuse dans l'arrière pays-niçois. Les coureurs disputent une étape difficile, sur un parcours similaire à la étape de l'édition 2011, une arrivée pour la fois en quatre ans au col de la Colmiane, et la traditionnelle boucle finale autour de Nice .
Équipes En tant qu'épreuve World Tour, les 19 équipes World Tour participent automatiquement à la course. En terminant meilleure formation de deuxième division, l'équipe Alpecin-Fenix a le droit, sans obligation, de prendre part à toutes les manches du calendrier World Tour. En l’occurrence, la formation a décidé de prendre part à Paris-Nice. Par ailleurs, ASO a également convié les équipes françaises Arkéa-Samsic, B&B Hotels p/b KTM et Total Direct Energie, qui étaient déjà présentes sur la dernière édition.
Favoris et principaux participants Primož Roglič (Jumbo-Visma) est le grand favori de l'épreuve. Preuve de sa grande régularité, le slovène a terminé sur le podium des neuf dernières courses par étapes qu'il a terminées. Gagnante de six éditions entre 2012 et 2019, la formation Ineos-Grenadiers se présente avec un duo de leader composé de Tao Geoghegan Hart, vainqueur du Giro 2020, et de Richie Porte, qui s'est adjugé les éditions 2013 et 2015, mais qui a souvent perdu du temps dans des bordures ces dernières années, que ce soit sur Paris-Nice ou sur le Tour de France. Le tenant du titre Maximilian Schachmann (Bora-Hansgrohe) et son dauphin Tiesj Benoot (Team DSM) tenteront d'obtenir un nouveau podium, ce dernier étant accompagné notamment par Jai Hindley, dauphin de Geoghegan Hart en Italie. David Gaudu (Groupama-FDJ), auteur d'un bon début de saison (en ayant levé les bras sur l'Ardèche Classic), Aleksandr Vlasov (Astana-Premier Tech), dans le Top 5 de toutes ses courses (hors grands tours) l'an passé, et Guillaume Martin (Cofidis), du Critérium du Dauphiné 2020, sont aussi des candidats à un bon classement général , tout comme Bob Jungels (AG2R Citroën).
Coureur le plus prolifique en 2020, le champion de France Arnaud Démare (Groupama-FDJ) cherchera à débloquer son compteur sur la course au soleil, lui qui avait levé les bras sur l'épreuve en 2016, 2017 et 2018. Michael Matthews (Team BikeExchange), maillot vert en 2015 et 2016, Sam Bennett (Deceuninck-Quick Step), le champion d'Europe Giacomo Nizzolo (Qhubeka-Assos), Alexander Kristoff (UAE Emirates), John Degenkolb (Lotto-Soudal) et Nacer Bouhanni (Arkéa-Samsic) ont également remporté au moins un sprint sur Paris-Nice. Pascal Ackermann (Bora-Hansgrohe), Christophe Laporte (Cofidis) et Bryan Coquard (B&B Hotels p/b KTM) seront aussi candidat à une victoire d'étape.
Primes La course attribue les prix suivants. Tous les montants sont exprimés en euros (€).
Position - Total Classement général 16000 8000 4000 2000 1600 1200 1200 800 800 400 Par étape 4000 2000 1000 500 400 300 300 200 200 100 Classement par points Sprints intermédiaires (14) 100 75 25 2800 7000 Classement final 2000 1000 800 400 4200 Classement de la montagne Cols et côtes (27) 100 75 25 5400 9600 Classement final 2000 1000 800 400 4200 Classement du meilleur jeune Etapes 150 1200 2000 Classement final 800 800 Classement par équipes Etapes 300 2400 3600 Classement final 1200 1200 Prix de la combativité (7) 300 2100 Total
Étapes
Déroulement de la course étape Les coureurs parcourent deux fois une grande boucle autour de Saint-Cyr-l'École, à travers les Yvelines et l'Essonne, pour de course. Lors de chacun de ces deux tours, les coureurs escaladent deux côtes de catégorie, la côte de Senlisse ( à 5,5 %) et la côte de Méridon ( à 5,2 %), puis disputent un sprint intermédiaire, au sommet d'un mur à Châteaufort. Dans le premier tour, ces rendez-vous sont placés au km 49.5, au km 55 et au km 65 ; dans le second tour, ils sont situés au km 133.5, au km 140 et au km 150,5.
Malgré plusieurs tentatives d'échappées, le peloton reste groupé dans les premiers kilomètres. Au km 16, Fabien Doubey (Total-Direct Energie) attaque et prend vite du champ sur le peloton. Son avance grimpe jusqu'à 5 minutes 20 au km 36, puis l'équipe Deceuninck-Quick Step enclenche la poursuite, rejointe ensuite par les formations Trek-Segafredo et Groupama-FDJ.
Doubey passe en tête au sommet de la côte de Senlisse, avec 5 minutes d'avance sur Tim Declercq (Deceuninck-Quick Step), Julien Bernard (Trek-Segafredo) et le reste du peloton. Au sommet de la côte de Méridon, l'homme de tête possède toujours 5 minutes d'avance sur le peloton, mené par Bernard et Bruno Armirail (Groupama-FDJ). L'écart est d'environ 4 minutes 30 lors du premier sprint intermédiaire, où Michael Matthews (Team BikeExchange) va chercher la place, devant le champion de Grande-Bretagne Ben Swift (Ineos-Grenadiers). L'échappé aborde le second tour avec 3 minutes 25 d'avance sur le peloton. Le retard du peloton n'est plus que de 1 minute 19 à 60 km de l'arrivée.
Alors que l'avance de l'homme de tête est passé sous la barre de la minute, Philippe Gilbert (Lotto-Soudal) attaque à environ de l'arrivée, suivi par son coéquipier Stefano Oldani, ainsi que Anthony Perez (Cofidis) et Christopher Lawless (Total-Direct Energie). Fabien Doubey est rejoint par ce quatuor à du but. Le peloton est alors pointé à 30 secondes. A de la ligne, alors que l'avance du quintet s'est réduite d'une dizaine de secondes, Gilbert laisse partir Oldani et Perez pour piéger les deux coureurs de Total-Direct Energie, avant de faire l'effort pour recoller sur la tête de course. Doubey y parvient également, mais pas Lawless. Ce dernier est vite repris par le peloton. L'écart entre le groupe de tête et le peloton va ensuite se stabiliser autour des 30 secondes. Richie Porte (Ineos-Grenadiers) chute au pied de la côte de Senlisse. Il repart dans un premier temps, avant d'abandonner l'épreuve. Doubey passe en tête au sommet, devant Oldani et Perez, s'assurant ainsi de terminer l'étape en tête du classement de la montagne. Le peloton franchit la ligne 43 secondes plus tard. Doubey se relève après l'ascension. Les équipes de sprinteurs (Deceuninck-Quick Step, Groupama-FDJ, Team BikeExchange et Bora-Hansgrohe) vont ensuite nettement accélérer, le trio de tête est repris au pied de la côte de Méridon. Nils Politt (Bora-Hansgrohe) passe en tête au sommet, devant Amund Grøndahl Jansen (Team BikeExchange) et Anthony Perez. Kobe Goossens (Lotto-Soudal) sort du peloton à de l'arrivée. Il creuse rapidement un écart de 20 secondes, mais est revu à du but.
Tiesj Benoot (Team DSM) accélère dans le mur de Châteaufort, mais Michael Matthews le devance sur la ligne du sprint intermédiaire, tandis que Jasper Stuyven (Trek-Segafredo) prend la place. Pierre Latour (Total-Direct Energie) attaque à de la ligne, suivi par Søren Kragh Andersen (Team DSM), Edward Theuns (Trek-Segafredo), Mattia Cattaneo (Deceuninck-Quick Step), David de la Cruz (UAE Emirates), Cyril Gautier (B&B Hotels p/b KTM) et Kristian Sbaragli (Alpecin-Fenix). Les sept hommes sont repris à de l'arrivée, Gautier contre-attaque, mais il est rejoint par le peloton plus loin. Les trains des sprinteurs se mettent progressivement en place dans les 10 derniers kilomètres. Alors qu'il était dans les premières positions du peloton, Miles Scotson (Groupama-FDJ) chute à la flamme rouge, ce qui perturbe la préparation du sprint final. Bien emmené par son équipe, Pascal Ackermann (Bora-Hansgrohe) lance le sprint, mais Sam Bennett (Deceuninck-Quick Step) est le plus rapide et s'impose devant le champion de France Arnaud Démare (Groupama-FDJ) et Mads Pedersen (Trek-Segafredo). Bennett s'empare ainsi des maillots jaunes et verts, avec 4 secondes d'avance sur Démare et 5 sur Mathhews. de l'étape et du classement général, à 10 secondes du leader, Jasper Philipsen (Alpecin-Fenix) prend le maillot blanc.
étape vignette|Les échappés Dries De Bondt et Sander Armée La première partie de l'étape est légèrement vallonnée, avec notamment la côte des Granges-le-Roi ( à 3,5 %), classée en catégorie et dont le sommet est situé au km 72,5. La suite du parcours est une traversée des plaines de la Beauce, jalonnée par les deux sprints intermédiaires (km 91,5 et km 154,5). L'arrivée est jugée à Amilly, après de course depuis Oinville-sur-Montcient, à travers les Yvelines, l'Essonne, l'Eure-et-Loir et le Loiret.
Le début d'étape est peu rapide, le peloton reste groupé durant les premiers kilomètres de course. Le champion de Belgique Dries De Bondt (Alpecin-Fenix) et son compatriote Sander Armée (Qhubeka-Assos) s'échappent au km 17,5. Le duo de tête parvient à prendre jusqu'à 4 minutes 25 d'avance, au km 33, puis la formation Deceuninck-Quick Step va contrôler l'écart autour des 3 minutes, d'abord seule puis accompagnée par les Trek-Segafredo. Armée passe en tête au sommet de la côte des Granges-le-Roi, tandis que le maillot à pois Fabien Doubey (Total-Direct Energie) prend la place, 2 minutes 30 après les échappés.
Au km 80, l'accélération de l'équipe Trek-Segafredo coupe le peloton en deux, piégeant notamment le champion d'Espagne Luis Léon Sánchez (Astana-Premier Tech) et Steven Kruijswijk (Jumbo-Visma). La manœuvre est fatale aux fuyards, qui sont repris plus loin, mais le peloton se reforme au km 87. Michael Matthews (Team BikeExchange) remporte le premier sprint intermédiaire, en devançant Florian Vermeersch (Lotto-Soudal) et Yves Lampaert (Deceuninck-Quick Step). A de l'arrivée, les Deceuninck-Quick Step profitent du vent pour scinder le peloton en trois. Le groupe parvient à recoller rapidement, le groupe - avec des coureurs comme Thomas De Gendt (Lotto-Soudal), Magnus Cort Nielsen (EF Education-Nippo) ou Kruijswijk - accuse une vingtaine de secondes de retard. Le groupe piégé rentre sur le peloton à du but. André Greipel (Israel Start-Up Nation) remporte le second sprint intermédiaire, devant Matthews et Nils Politt (Bora-Hansgrohe). Matthews revient alors à auteur du maillot jaune Sam Bennett (Deceuninck-Quick Step).
Plusieurs chutes émaillent les derniers kilomètres. Parmi les coureurs qui vont à terre, seul Alexis Vuillermoz (Total-Direct Energie) est contraint à l'abandon. Les formations Trek-Segafredo, puis Team DSM prennent en main le peloton dans les 4 derniers kilomètres. Une chute à la flamme rouge empêche certains sprinteurs, comme Nacer Bouhanni (Arkéa-Samsic) ou Alexander Kristoff (UAE Emirates) de se battre pour la victoire. Bien emmené par son équipier Jasper Stuyven, Mads Pedersen (Trek-Segafredo) lance le sprint, mais Cees Bol (Team DSM) se montre le plus rapide, et s'adjuge l'étape devant Pedersen et Matthews. Ce dernier s'empare du maillot jaune, avec 4 secondes d'avance sur Bennett, Pedersen et Bol. du classement général à 12 secondes, Florian Vermeersch est le nouveau meilleur jeune. du jour, Sam Bennett conserve son maillot vert, à égalité de points avec Mads Pedersen mais au bénéfice de sa victoire d'étape.
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