Le bassin houiller de Vendée est un gisement de houille essentiellement situé dans le département de Vendée et débordant sur les départements de la Loire-Atlantique et des Deux-Sèvres, dans l'ouest de la France.

Le gisement s'est principalement formé au Stéphanien (daté entre - et - millions d'années), il est découpé en trois lambeaux : le bassin du lac de Grand-Lieu, le bassin de Chantonnay et le bassin de Faymoreau-Vouvant qui est le seul à avoir connu une exploitation industrielle par plusieurs concessions. Le charbon est connu depuis le milieu du et exploité de façon industrielle entre 1830 et 1958. La production totale du gisement s'élève à de tonnes.

Plusieurs vestiges subsistent au début du , principalement à Faymoreau qui possède un centre historique minier. Un ancien puits de Chantonnay est également mis en valeur.

Situation vignette|redresse=1.8|Carte de l'étendue du bassin houiller de Vendée.

Le bassin houiller s'étend du nord, à l'est du département de la Vendée et déborde sans le sud de la Loire-Atlantique en région française des Pays de la Loire. Il se prolonge également dans l'ouest des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gisement houiller le plus proche est le bassin houiller de Basse Loire, au nord.

Géologie Le gisement s'est principalement formé au Stéphanien (daté entre - et - millions d'années), il est découpé en trois lambeaux : le bassin du lac de Grand-Lieu, le bassin de Chantonnay et le bassin de Faymoreau-Vouvant. Ce gisement forme une bande étroite et discontinue de quelques kilomètres de large sur plus de de long entre le lac de Grand-Lieu en Loire-Atlantique et les communes de Saint-Laurs et Ardin en Deux-Sèvres, en passant par Chantonnay, situé au cœur de la Vendée, et Vouvant, dans le sud-est du même département..

Concessions Le bassin de Grand-Lieu n'a fait l'objet d'aucune exploitation ni d'aucune demande de concession, contrairement à ceux de Chantonnay et Vouvant-Faymoreau.

vignette|centre|redresse=2|Carte des concessions du bassin houiller de Vendée. - Bassin de Chantonnay :

- Bassin de Faymoreau-Vouvant :

Concessions du bassin de Faymoreau-Vouvant

Le charbon du bassin de Faymoreau-Vouvant est connu depuis le milieu du et exploité de façon industrielle entre 1830 et 1958. La qualité du charbon est la meilleure de Vendée bien qu'elle reste variable d'un point du bassin à un autre. Au total six concessions sont accordées et exploitées..

+ Liste des concessions.. Nom Supérficie de l'étage géologique Institution Arrêt Travaux miniers Qualité Cezais 1876 1935 Six puits Médiocre Puyrinsant 1833 1861 Quelques tranchées et petits puits Médiocre Epagne 1847 1935 Travaux d'importance moyenne Mauvaise La Boufferie 1853 1905 Plusieurs puits Assez bonne Faymoreau 1831 1959 Plusieurs puits importants Assez bonne Saint-Laurs 1840 1916 Plusieurs puits importants Moyenne

Le centre minier de Faymoreau retrace l'histoire du bassin minier. le chevalement en béton du puits Saint-Michel d'Epagne est conservé dans un parc.. Les friches industrielles du puits Bernard. et de la centrale thermique subsistent, tout comme le bâtiment d'extraction du puits Sainte-Claire, l’hôtel des mines.. Il existe également des maquettes de chevalementsExemples : ., les corons et une chapelle des mineurs..

Concessions du bassin de Chantonnay vignette|Plan des installations du puits Lépinay (concession de la Marzelle).

Trois concessions sont accordées dans le bassin de Chantonnay : Saint-Philbert, la Tabarière et la Marzelle. Le gisement, inexploitable, n'a connu que quelques tentatives artisanales et éphémères.

La concession de Saint-Philbert, accordée en 1875, n'a connus que quelques travaux de recherches, la couche de charbon mesurant .

La concession de la Tabarière, instituée en 1840 est abandonnée en 1869 après la tentative infructueuse d'exploiter un puits de de profondeur. La couche de houille rencontrée mesure mais est fortement perturbée.

Le charbon de la Marzelle et découvert grâce à des affleurements en 1840.. La concession de la Marzelle est accordée en 1878 pour une surface de , elle est la plus importante de ce bassin et Elle possède deux puits : le puits Lépinay () et le puits Temple (). Le puits Lépinay ouvert de 1878 à 1884 sur la commune de Sainte-Cécile, à la limite de Chantonnay, n'a réellement fonctionné que deux ans avec une cinquantaine d'ouvriers. Il est équipé d'une machine d'extraction à vapeur de est a remonté de houille..

Des vestiges des puits de la Marzelle subsistent au début du , notamment un orifice de puits, un terril et un portail d'accès.. En , un chantier de jeunes encadrés par l'association de la Marzelle et l'association Réveil du patrimoine permet la rénovation du mur et du portail d'entrée de la mine (puits Lépiney) avec la mise en place d'un panneau explicatif. Des visites guidées sont occasionnellement organisées, notamment en 2016..

Production La production totale du gisement s'élève à de tonnes.. C'est le bassin de Faymoreau-Vouvant qui fournit la quasi-totalité de la houille, le bassin de Chantonnay n'ayant produit guère plus de .

Notes et références Références aux ouvrages

Références à internet

Voir aussi

Articles connexes Bassin houiller de Faymoreau Mine en France Liste des bassins houillers français

Bibliographie

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