Clément-Charles Sabrevois de Bleury, né le à William-Henry et mort le à Saint-Vincent-de-Paul, est un militaire, un seigneur, un avocat et un homme politique québécois. Parmi ses neveux, on retrouve le premier ministre du Québec Charles-Eugène Boucher de Boucherville et le propriétaire foncier Louis-Tancrède Bouthillier.

Biographie Origines et enfance Clément-Charles Sabrevois de Bleury naît dans une ancienne famille militaire à William-Henry, au Bas-Canada, le . Il est le fils du commandant Clément-Christophe Sabrevois de Bleury (1755–1827) et d'Amélia Bowers, fille d'un officier de l'armée britannique à la retraite d'Halifax. Son ancêtre paternel, un fils cadet d'Henri de Sabrevois, Sieur de Sermonville, partit de Garancières-en-Beauce pour s'établir en Nouvelle-France en 1685 en tant que jeune lieutenant d'une compagnie d'infanterie, et est devenu plus tard un chevalier de Saint-Louis..

En 1764, son grand-père vend les seigneuries de la famille à Sabrevois et Bleury au général Gabriel Christie pour 7300 livres. Sabrevois de Bleury grandit à Montréal dans ce qu'on nomme aujourd'hui la « Maison Clément-Sabrevois de Bleury », située sur la rue Saint-Gabriel..

Droit et carrière militaire De 1809 à 1815, il fait ses études à Montréal au Petit Séminaire de Montréal. Il entre dans le cabinet d'avocats de son beau-frère, Basile-Benjamin Trottier Desrivières-Beaubien, et est admis au Barreau de Montréal en 1819. Il acquiert bientôt une brillante réputation et « [conquiert] par son charme, l'élégance de ses manières et son style de vie raffiné, la haute société montréalaise ».

Ses antécédents familiaux et ses compétences en armes lui vaut une commission en 1825 comme lieutenant dans le bataillon de milice de Montréal. En 1830, il est promu capitaine des « Chasseurs canadiens ». En 1838, il est promu major et dix ans plus tard, il est nommé lieutenant-colonel, commandant les Montreal Rifles.

Politique En 1832, après la démission de François-Roch de Saint-Ours, il est élu à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada pour le district de Richelieu, soutenant le Parti patriote. Au début de sa carrière politique, il suit Louis-Joseph Papineau et l'aile radicale du parti, mais à partir de 1835, il se rapproche du plus modéré Elzéar Bédard et, à la fin de son mandat à la chambre, il se range du côté du Parti bureaucrate. Il conserve son siège jusqu'à sa nomination au Conseil législatif le . Il demeure au conseil jusqu'à la suspension de la constitution, le ..

En 1836, il se bat en duel d'abord avec Charles-Ovide Perrault, puis avec Ludger Duvernay. Ces duels ne font aucun mort. En , il publie une réfutation de l'Histoire de l'insurrection du Canada, publiée par Papineau dans l'hebdomadaire parisien La Revue du progrès politique, social et littéraire. Bleury y défend la thèse d'un Papineau qui a « préparé, voulu et même prévu la résistance armée » et qui doit assumer la responsabilité des malheurs qui s'abattent sur le Bas-Canada.. vignette|Le manoir Sabrevois de Bleury Bleury est conseiller municipal pour Montréal de 1839 jusqu'à la fin de 1844, date à laquelle il est élu à l'Assemblée législative du Canada-Uni pour Montréal comme député Tory, et encore une fois en 1847. Il n'est pas candidat aux élections de 1848. Il signe en 1849 le Manifeste annexionniste, qui prône l'union du Canada avec les États-Unis, et est défait aux élections de 1854 dans Laval.

Mort Bleury meurt le dans son manoir. à Saint-Vincent-de-Paul, près de Laval, à l'âge de 63 ans. Il est inhumé à la cathédrale Notre-Dame, à Montréal. Après sa mort, Louis-Tancrède Bouthillier, un neveu par alliance, achète le manoir lourdement hypothéqué.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

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