L' (en occitan : avenguda del General Eisenhower) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description L'avenue du Général-Eisenhower est une voie publique. Elle traverse le quartier de l'Oncopole, puis forme la limite entre les quartiers de Lafourguette, Bellefontaine et Basso Cambo, au nord et à l'est, et Saint-Simon, au sud et à l'ouest.

Elle correspond à l'ancienne route départementale 120A. Dans les années 2000, la première partie de l'avenue du Général-Eisenhower, servant de liaison entre l'échangeur (Saint-Simon) de l'autoroute A64 et la route nationale 20 (actuelle route d'Espagne), devient la route nationale 564. Mais, dans les années 2010, la route nationale est déclassée et retourne dans la voirie départementale. Finalement, en 2017, la gestion en est transférée à Toulouse Métropole et elle est devenue la route métropolitaine 120ACyril Brioulet, « À quoi servent ces nouveaux panneaux routiers bleus marqués de la lettre M ? », La Dépêche du Midi, 5 avril 2021..

La chaussée compte deux voies de circulation automobile dans chaque sens. Il existe également, entre le chemin de Lestang et la rue Paulin-Talabot, de chaque côté de la chaussée, des voies vertes, réservées aux déplacements des piétons et des cyclistes.

Voies rencontrées L'avenue du Général-Eisenhower rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

Route d'Espagne Rond-point du Docteur-Maurice-Dide Rond-point Simone-Iff Rue Anne-Lister (g) Rue Jean-Perrin (d) Autoroute A64 La Pyrénéenne - Échangeur Rond-point Léon-Lajaunie Boulevard de Thibaud (g) Route de Seysses Rue Jean-Jacques-Bernet (g) Cheminement Guillaume-et-Joseph-Bouton - accès piéton (d) Chemin de Lestang Rue Germaine-Poinso-Chapuis (g) Avenue Paul-Ourliac (d) Rue Bartolomé-Bennassar (g) Rue Rózsa-Péter (g) Chemin de Basso-Cambo (g) Rue Paulin-Talabot (d) Rue Paulin-Talabot (d) Route de Saint-Simon Rue Rodolfo-Llopis-Ferrandiz (g) Rond-point Firmin-Pons

Transports L'avenue du Général-Eisenhower est largement desservie par les transports en commun Tisséo. Elle est parcourue sur presque toute sa longueur par les lignes de bus . Dans sa première partie, au carrefour de la route d'Espagne se trouvent également les arrêts des lignes du Linéo et du bus . Dans sa deuxième partie, à partir de la route de Seysses, elle est également desservie par plusieurs lignes : le Linéo jusqu'au chemin de Lestang, et les bus jusqu'à l'avenue Paul-Ourliac. Dans sa dernière partie, elle est encore empruntée, jusqu'au chemin de Basso-Cambo, par la ligne de bus . Enfin, au carrefour de la route de Saint-Simon se trouve de nouveau les arrêts de la ligne .

Il existe également un projet de prolongement du téléphérique Téléo depuis le terminus actuel, Oncopole - Lise Enjalbert, vers la station Basso Cambo, sur la ligne de métro . Le tracé suivrait l'avenue du Général-Eisenhower, puis les rues Paulin-Talabot et Michel-Labrousse jusqu'à la place Édouard-BouillièreDavid Saint-Sernin, « Tisséo étudie (déjà) le tracé du prolongement du téléphérique urbain de Toulouse vers Basso-Cambo », ActuToulouse, 11 mai 2017..

Odonymie vignette|Portrait officiel du président Dwight D. Eisenhower, 1959. L'avenue porte le nom de Dwight D. Eisenhower (1890-1969), général américain, commandant en chef des armées alliées entre 1942 et 1945, puis président des États-Unis, en souvenir de son rôle dans la Libération de la France durant la Seconde Guerre mondialeSalies 1989, vol. 1, ..

Histoire Moyen Âge et période moderne

Époque contemporaine Les premiers travaux de l'avenue sont réalisés entre 1967 et 1968Salies 1989, vol. 1, .. Elle s'inscrit dans le cadre de l'aménagement de la zone à urbaniser en priorité (ZUP) du Mirail et du percement de nouvelles voies rapides permettant de desservir le nouveau quartier. Ainsi, l'axe principal nord-sud, l'avenue du Mirail (actuelles avenues Paul-Ourliac, du Mirail et Louis-Bazerque) est complété au sud par une avenue qui relie la route de Saint-Simon, à l'ouest, à la route de Seysses, à l'est. Progressivement, le quartier perd son caractère rural, à la suite de la réalisation du quartier de Bellefontaine et de la construction d'un certain nombre d'équipements tels que l'usine d'incinération, le collège de Bellefontaine, ainsi que les premières entreprises, comme Motorola en 1967.

En 1973, le boulevard de Thibaud est aménagé afin de desservir la nouvelle d'activité de Thibaud. En 1976, il est relié, au nord de l'avenue Larrieu-Thibaud, par une nouvelle bretelle à l'autoroute A64 et, au-delà, à l'avenue de Larrieu, afin de desservir la zone d'activité du même nom.

Les travaux d'aménagement de l'avenue du Général-Eisenhower se poursuivent au nord-ouest, au-delà de la route de Saint-Simon : elle est ainsi prolongée jusqu'au chemin Gaillardie en 1978, au chemin du Ramelet-Moundi en 1981. Parallèlement, au sud-est, l'avenue du Général-Eisenhower est reliée au boulevard de Thibaud par le percement d'une nouvelle section de voie en 1981. À cette date, l'avenue du Général-Eisenhower est donc une longue voie rapide qui relie le chemin du Ramelet-Moundi à l'avenue de Larrieu.

En 1992, la route d'Espagne est reliée à l'échangeur . Entre 1996 et 1997, d'importants travaux permettent l'aménagement, dans le prolongement de l'avenue du Général-Eisenhower, de la rocade Arc-en-Ciel, qui relie l'avenue à l'autoroute A624. À partir de la route de Saint-Simon, l'avenue du Général-Eisenhower est absorbée par la nouvelle rocade, à laquelle elle est reliée par un vaste rond-point (actuel rond-point Firmin-Pons).

En 2026, de nouveaux travaux d'aménagement sont prévusMélina Le Corre, Toulouse. Dans ce quartier où la voiture est reine, des changements à venir, Actu Toulouse, 19 octobre 2023.David Saint-Sernin, Cela devait être une autoroute urbaine pour contourner Toulouse, ce boulevard majeur va changer autrement, Actu Toulouse, 26 avril 2025.Marie Lamarque, "Un projet très ambitieux" : un gros chantier à venir pour franchir une autoroute qui coupe deux quartiers de Toulouse, Actu Toulouse, 29 avril 2026..

Patrimoine et lieux d'intérêt Parcs d'activités Eisenhower Le parc d'activités Eisenhower est un parc technologique, d'une superficie de , qui s'étale le long de l'avenue du Général-EisenhowerParcs d'activités de la Haute-Garonne, sur le site de l'Agence d'urbanisme et d'aménagement Toulouse aire métropolitaine (AUA-T) (consulté le 29 mai 2023)..

105 : Thales Avionics.La Compagnie internationale pour l'informatique (CII), une entreprise française d'électronique, construit une usine en 1967. Finalement, le site est devenu la propriété de Thales Avs.

109 : Capgemini. 109 : Spherea.

134 : NXP Semiconductors, ex-Motorola, dont les prospecteurs recherchaient leur première implantation à l'étranger, qu'ils ont d'abord voulu "près des grands aéroports de Nice ou de Genève", où au printemps 1965, ils ouvrent un centre de services puis prévoient en juillet une usine à côté, à Ferney-Voltaire, n'optant finalement pour Toulouse qu'au cours de l'hiver 1966-1967Publication de Denis Blanc en octobre 2008 dans la Lettre du LLAS, publication trimestrielle du Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes du CNRS grâce à l'implication d'Etienne-Jean Cassignol, professeur à l'Insa Toulouse et à la faculté des sciences, qui propose de diriger l'usineP. Mazataud, Les constructeurs de matériel informatique en France : étude géographique. Thèse de cycle, Clermont-Ferrand, 1974« Deux greffons fragiles sur l'industrie de Toulouse : Motorola et la Compagnie internationale pour l'Informatique » par Pierre Mazataud, dans la Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, 1975 .

En 1967, le ministre de l'Économie Michel Debré autorise l'entreprise américaine Motorola a ouvrir sa première usine de production de semi-conducteurs hors des États-Unis. L'acte de cession des de terrain aménagés par les soins de la ville, dans la ZUP du Mirail, est signé dans le bureau du maire, Louis Bazerque le , Étienne Cassignol, directeur de Motorola-France, annonçant que les travaux commenceront fin mars, pour une usine qui sera "prête à entrer en activité dans un an" avec "dans un premier temps" ", puis 5000 vers 1970", aux trois-quarts des femmesArticle dans Le Monde du 20 mars 1967 . C'est l'un des six "grands" producteurs américains de composants qui ont essaimé en France depuis 1957, avec Texas Instrument à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, Fairchild Semiconductor à Rennes, ITT à Colmar, Transitron, à Vernon, dans l'Eure, Sprague à Tours et IBM à Corbeil-EssonnesArticle par Alphonse Thelier, le 2 mai 1967 dans Le Monde .

Les premiers bâtiments de Motorola sont construits par l'entreprise américaine Austin Europe, après que les préconisations architecturales de Georges Candilis ont été écartéesSalies 1989, vol. 2, .Mazataud 1975, . : elle évoque les bâtiments de l'usine de Fort Lauderdale en FlorideMazataud 1975, .. En 1998, l'usine emploie encore . Mais entre 1999 et 2004, Motorola se sépare de sa branche Motorola Semiconductor, qui devient ON Semiconductor, puis Freescale Semiconductor. L'entreprise annonce cependant, dès 2009, sa volonté de fermer l'usine de production toulousaine et le site est abandonné en aût 2012. Finalement, en 2015, l'entreprise est rachetée par l'entreprise néerlandaise NXPGil Bousquet, « Freescale racheté par le Hollandais NXP », La Dépêche du Midi, 3 mars 2015. : en 2017, elle emploie dans la conception des puces électroniques destinées à l'automobile et aux télécommunicationsJean-Noël Gros, « NXP, l'électronique de demain conçue à Toulouse », La Dépêche du Midi, 30 mars 2017.. La plus grande partie du site industriel est, après dépollution, cédé à des promoteurs immobiliersCyril Doumergue, « Toulouse : dans ce quartier, un "village" pousse à la place d’une usine électronique », La Dépêche du Midi, 12 mai 2021..

Parcs d'activités du Chapitre Le parc d'activités du Chapitre est un parc industriel, d'une superficie de , compris entre le chemin des Silos au nord, la route d'Espagne à l'est, les voies ferrées de la ligne de Toulouse à Bayonne à l'ouest, et la limite de la commune de Portet-sur-Garonne au sud. Il regroupe plusieurs entreprises du secteur industriel.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . Louis-Emmanuelle Friquart et Annie Noé-Dufour, Les Quartiers de Toulouse. Le Mirail. Le projet Candilis, coll. « Itinéraires du Patrimoine », , Accord édition, 2006 . Stéphane Gruet et Rémi Papillault (dir.), Le Mirail. Mémoire d'une ville, Éditions Poïésis - A.E.R.A., 2006 . Pierre Mazataud, « Deux greffons fragiles sur l'industrie de Toulouse : Motorola et la Compagnie internationale pour l'Informatique », Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, tome 46, fascicule 2, Industries, électronique, emploi, population, 1975, .

Article connexe Liste des voies de Toulouse

Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, . Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse. Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie. Fiche de la D120a sur Wikisara.

Catégorie:Avenue à Toulouse Catégorie:Voie de Toulouse se référant à un nom d'homme Catégorie:Odonyme se référant à un militaire Catégorie:Route métropolitaine de Toulouse Métropole