Marie-Blanche Alziari de Roquefort, dite Mademoiselle Saint-Val cadette, est une actrice française née le à Coursegoules et morte le à Draguignan.

Biographie Son père, Honoré Alziari de Roquefort, est un avocat, chevalier de Saint-Louis, qui hérite d’une portion de la seigneurie de Roquefort en 1781. Sa mère, Marie-Geneviève de Gazagnaire, a été attachée à la reine Marie Leczinska. Sa vie est liée à celle de sa sœur Pauline, dite Mademoiselle Saint-Val aînée, à la suite de laquelle elle se rend à Paris pour développer une grande carrière théâtrale.

Elle étudie, comme sa sœur, à Aix-en-Provence, où elles vivent avec leur père qui leur fait vraisemblablement découvrir le théâtre. Sa sœur aînée et son père jouent dans une troupe en 1764.

Elle joue tout d’abord à Rouen et Lyon avant de rejoindre Paris et la Comédie-Française en 1772. Son premier rôle Elle en devient la sociétaire en 1776. Elle fait des débuts remarqués comme en témoigne le témoignage de Friedrich Melchior Grimm :Tragédienne de talent et bien que plus jolie que son aînée, elle souffre de la concurrence de Mademoiselle Raucour puis des intrigues de Rose Vestris qui veut la chasser de la Comédie-Française comme elle l’a fait avec la sœur de Marie-Blanche. Privée de rôles, Marie-Blanche se met en retrait de la Comédie-Française et part à Lyon où elle effectue des tournées qui connaissent le succès.

Elle crée, et ce sera l’un de ses rôles les plus remarqués, le rôle de la comtesse dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, en 1784.

Elle prend sa retraite après l’éclatement de la Révolution, effrayée par les violences. Elle rejoint sa Provence natale. Elle fournit à son frère les fonds pour le rachat de l’île Saint-Honorat et y emménage au château, vendu comme bien national. Elle revient à Paris après la chute de Robespierre et apparaît, avec sa sœur avec laquelle elle s’est réconciliée, chez la Montansier.

Elle commet d’éphémères retours : en 1802 pour une représentation de bienfaisance puis en tournée en Russie en 1804. Confrontée à des difficultés, qui conduisent à une brouille avec sa sœur qui ne peut lui prêter d’argent, elle remonte sur les planches en 1817 pour une représentation au Théâtre italien à son bénéfice.

Elle vend l’île de Saint-Honorat en 1830 et vient vivre chez un neveu à Draguignan. Elle se fait alors appeler madame de Saint-Héray ou de Saint-Ereyx. Elle s’éteint en 1836.

Comédie-Française Elle débute à la Comédie-Française en 1772.

Sociétaire de la Comédie-Française en 1776.

Départ en 1792. Quelques rôles (Comédie-Française) vignette|Dessin de l’actrice Saint-Val cadette interprétant le rôle d’Andromaque accompagnée de François-René Molé en Pirrhus Source : Base La Grange et Registres des feux, site de la Comédie-Française

1772 : Alzire de Voltaire : Alzire 1772 : Inès de Castro d'Antoine Houdar de La Motte : Inès de Castro 1772 : Zaïre de Voltaire : Zaïre 1772 : Iphigénie de Jean Racine : Iphigénie 1773 : Ariane de Thomas Corneille : Ariane 1773 : Le Cid de Pierre Corneille : Chimène 1773 : L'École des maris de Molière : Isabelle 1773 : Héraclius de Pierre Corneille : Eudoxe 1773 : Les Plaideurs de Jean Racine : Isabelle 1773 : Le Légataire universel de Jean-François Regnard : Isabelle 1773 : Ariane de Thomas Corneille : Phèdre 1773 : Le Joueur de Jean-François Regnard : Adam 1773 : Gustave Wasa d'Alexis Piron : Adélaïde 1773 : L'Homme à bonnes fortunes de Michel Baron : Araminte 1773 : Phèdre de Jean Racine : Aricie 1773 : Bajazet de Jean Racine : Atalide 1773 : Le Mercure galant ou la Comédie sans titre d'Edme Boursault : Cécile 1777 : Athalie de Jean Racine : Josabet 1777 : Britannicus de Jean Racine : Junie 1777 : Mustapha et Zéangir de Chamfort : Azémire 1778 : Irène de Voltaire : Zoé 1778 : Andromaque de Jean Racine : Andromaque 1778 : Mithridate de Jean Racine : Monime 1779 : Les Muses rivales de Jean-François de La Harpe : Erato 1779 : Agathocle de Voltaire : Idace 1784 : Le Mariage de Figaro de Beaumarchais : La comtesse

Dans la culture

Littérature Louis Tiercelin fait d’elle un personnage de sa pièce L’Abbé Corneille. Lors de la première, le rôle est interprété par Marthe Brandès. Dans cette pièce, elle accompagne le marquis de Trémeur, sur le point de quitter la France pour trouver refuge en Angleterre, au désespoir d’un abbé désireux de mobiliser toute sa paroisse pour partir à la guerre pour la République.

Peinture et sculpture Il existe plusieurs œuvres réalisées à son image :

Un buste en marbre, 75 cm de hauteur, attribué selon les auteurs à Vassé fils ou Charles Ricourt et offert par la famille de l’actrice à la Comédie Française en 1844 Une gravure à l’eau forte réalisée par Henri Lefort pour le livre de Louis de Manne. Un pastel attribué à Bréa Une peinture d’Antoine Vestier la représentant en Vestale, exposée à l’exposition des miniatures de Bruxelles en 1912 et reproduite par le New York Herald du et les Arts de septembre de la même année. Une peinture de l’artiste dans le rôle d’Andromaque pour l’Album Dramatique par Foech de Basle et Whirskew Une eau-forte par Hillemacher.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

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