Laura Conti, née à Udine, le et morte à Milan le , est une scientifique, spécialiste de médecine et de l'écologie, et une femme politique italienne.

Biographie

Née à Udine, après avoir vécu à Trieste et à Vérone, elle déménage à Milan pour étudier à la Faculté de médecine. En , elle rejoint le Front de la jeunesse pour l'indépendance nationale et pour la liberté dirigé par . Elle est chargée de mener des activités de prosélytisme parmi les militaires. Le , elle est arrêtée. Après une courte période à la prison San Vittore de Milan, elle séjourne dans le camp de Bolzano. Elle réussit à éviter la déportation vers l'Allemagne. C'est de cette expérience que nait son roman (La Condition expérimentale), en 1965.

À nouveau libre, elle reprend ses études et passe son diplôme de médecine. À Milan, elle consolide son engagement politique : elle s'engage dans les rangs du Parti socialiste italien, et à partir de 1951 au parti communiste. Elle occupe les postes de conseillère provinciale de 1960 à 1970 puis, jusqu'en 1980, de conseillère régionale de Lombardie. Elle est secrétaire de la Casa della Cultura, elle fonde et dirige l'association « Gramsci », participe à la fondation de la « Ligue pour l'environnement » (aujourd'hui Legambiente) dont elle sera présidente du comité scientifique. En 1987, elle a été élue à la Chambre des députés.

Activités

L'environnementalisme tel que le conçoit Laura Conti a une composante antique, une forte composante d'humanisme qui trouve ses racines dans son expérience de la Résistance. Ces racines ont été partagées avec une autre figure du Milan «éclairé» : . Ils mènent des vies parallèles, avec une attention commune à l'homme et à la nature.

Laura Conti était une vulgarisatrice infatigable. Elle aimait répéter : .

Catastrophe de Seveso

Le , un nuage toxique contenant plusieurs kilos de dioxine, substance presque inconnue à l'époque, sort d'Icmesa, une usine au nord de Milan, et tombe sur la ville de Seveso. Laura Conti était alors conseillère régionale et se porte en aide aux habitants de Seveso. C'est alors qu'elle publie son ouvrage Visto da Seveso (Vu de Seveso), suivi par , adapté en une .

Archives personnelles Ses archives ont été laissées à la « Fondation Micheletti » de Brescia .

Prix et distinctions

En 1986, elle reçoit le prix Minerva pour sa carrière scientifique et culturelle.

Le , la Province de Milan, pour les soixante ans de la Maison de la Culture qu'elle avait fondée et le trentième anniversaire de Seveso, organise une conférence dédiée à Laura Conti : Une protagoniste de notre temps. En novembre de la même année, la municipalité de Milan a reconnu Laura Conti comme «digne citoyenne» et inscrit son nom dans la Famedio du cimetière monumental. En , ses restes sont également transférés au cimetière monumental, dans la tombe-sculpture de la famille Casati.

Le , à l'occasion du vingtième anniversaire de sa mort, un jardin public de Milan, près de là où elle résidait, prend le nom de Laura Conti.

Œuvres Parmi les nombreux ouvrages qu'elle a écrits, les textes suivants ont été traduits et publiés en France :

La Technologie : des origines à l'an 2000 (traduit par Christian Bounay), Solar, 1983, Qu'est-ce que l'écologie ? : capital, travail et environnement (traduit de l'italien par Anne-Laure Gatti), Paris, F. Maspero,1992.

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Étudiant de l'université de Milan Catégorie:Personnalité du Parti démocrate de la gauche Catégorie:Personnalité du Parti communiste italien Catégorie:Personnalité du Parti socialiste italien Catégorie:Féministe italienne Catégorie:Député de la dixième législature de la République italienne Catégorie:Conseiller régional de la Lombardie