Cette liste recense des personnages légendaires qui apparaissent dans divers ouvrages appartenant au « cycle arthurien ». Elle ne comprend pas les Chevaliers de la Table ronde, qui sont répertoriés dans l'article Liste des Chevaliers de la Table ronde. Elle ne contient pas non plus les rois légendaires de l'île de Bretagne, qui sont listés dans l'article Liste des rois légendaires de l'île de Bretagne.
Il s'agit de personnages secondaires ; les principaux protagonistes du mythe, tels le roi Arthur ou Merlin, font l'objet d'articles détaillés.
Angharad Angharad aux Mains d’Or (Angharad Law Eurawc) est, dans le texte gallois Peredur, la bien-aîmée du chevalier. Celui-ci tombe éperdument amoureux de la demoiselle après l'avoir rencontrée à Caerleon. Peredur jure de ne parler à aucun chrétien tant qu'Angharad ne lui aura pas déclaré son amour. Pour cette raison, on l'appelle « le chevalier muet ».
Angharad est la sœur de Guenièvre dans la pièce The Misfortunes of Arthur de Thomas Hughes (). Dans la série télévisée Kaamelott, elle est gouvernante et la suivante de la reine.
Angharad est un prénom gallois qui signifie « plus aimée ».
Anna Anna de Tintagel est, d'après les textes les plus anciens, l'unique sœur du roi Arthur, fille d'Ygerne et d'Uther Pendragon. Epouse du roi Lot, elle est la mère de Gauvain et de Mordred dans lHistoria regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth. Par la suite, elle est éclipsée au profit du personnage de Morgause.
Le nom d'Anna est peut-être issu de la déesse irlandaise Dana ou Anu, la déesse Mère primordiale des Tuatha Dé Danann.
Antor Antor ou Ector est le père du sénéchal Keu et le père adoptif du roi Arthur. Selon les auteurs et les époques, il est aussi connu sous les noms d'Entor, Auctor, Hector, Ectorius ou Anton. C'est un chevalier ou un baron selon les sources, vassal ou vavasseur du roi Uther Pendragon.
Contexte littéraire Le personnage d'Antor apparaît pour la première fois au début du dans le roman Merlin de Robert de Boron. Il ne figure ni chez Geoffroy de Monmouth, ni chez Chrétien de Troyes. On le retrouve ensuite dans le Lancelot-Graal, ainsi que dans des adaptations ultérieures telles que la Post-Vulgate et Le Morte d'Arthur de Malory.
Le personnage créé par Robert de Boron s'appelle Antor (ou bien Auctor ou Entor selon les manuscrits). Il porte ce même nom dans la plupart des ouvrages ultérieurs en langue romane ou française. Le nom « Antor » pourrait être une possible corruption du nom « Arthur » étant donné la tradition littéraire de donner au fils le prénom de son père adoptif, comme Gawain dans ( ou ).
Thomas Malory dans Le Morte d'Arthur () le nomme « sir Ector ». À partir de là, ce nom est couramment employé dans la littérature anglaise, comme chez Howard Pyle (The Story of King Arthur and His Knights, 1903). Mais dans le cycle arthurien anglophone, sir Ector est également le nom utilisé pour désigner Hector des Mares (Ector de Maris), le frère de Lancelot du Lac.
Cependant, Alfred Tennyson, dans son poème The Coming of Arthur, extrait du recueil Idylls of the King (), lui donne le nom d'Anton.
Dans la version anglaise du poème Guinglain ou le Bel Inconnu de Renaud de Beaujeu (), le « comte Antor » est aussi le nom donné au père de Violette, une jeune fille prisonnière des Géants.
Dans certains textes gallois comme Culhwch ac Olwen ou les Triades, le père de Cai s'appelle (« Cynyr barbe blonde »). Il n'est pas dit que celui-ci aurait élevé Arthur.
Histoire Dans Merlin et dans les œuvres postérieures, Merlin fait promettre à Uter-Pendragon de lui remettre le fils né de ses amours avec Ygierne, afin qu'il grandisse loin de la cour et de ses intrigues. L'enchanteur recueille Arthur dès sa naissance et le remet au chevalier Antor, de sang noble et de grande puissance, chargé de l'élever comme son propre fils. Merlin ne lui révèle pas la véritable identité du garçon. Dans Le Morte d'Arthur, au contraire, Uther Pendragon rencontre sir Ector avant la naissance d'Arthur, et accepte de lui confier l'éducation de son fils.
Antor élève l'enfant avec son fils du même âge, Keu. Il le fait baptiser et lui donne le nom d'Artus, sur les conseils de Merlin. Robert de Boron écrit : « Et Antor ignorait qui il aimait le plus, Arthur ou son propre fils ». Antor confie le nouveau-né à sa femme pour l'allaitement. Ainsi, Keu est privé du lait maternel, et doit se contenter de celui d'une nourrice étrangère. Cet épisode sert souvent de justification au mauvais caractère de Keu.
Le fait qu'Arthur soit élevé par la famille d'Anton, plutôt que par ses propres parents, s'apparente à la tradition du fosterage. Celle-ci consiste à confier l'éducation de son enfant à un tiers, généralement un membre de la famille (un oncle) ou un allié (vassal ou suzerain). C'est une pratique courante dans le monde celte. On en trouve notamment la trace dans les textes gallois ou irlandais (Culhwch ac Olwen, Mabinogi de Pwyll, Táin Bó Cúailnge). Cependant, ces enfants ne sont généralement pas éloignés de leurs parents dès la naissance, comme c'est le cas pour Arthur, mais plutôt vers l'âge de six ou sept ans.
Quand Keu est assez âgé pour être fait chevalier, le jeune pupille d'Antor lui sert d'écuyer. Antor, Keu et Arthur se rendent à Londres pour les fêtes de Noël. Keu, ayant oublié son épée en son hôtel, ordonne à Arthur d'aller la lui chercher. Ce dernier, ne la trouvant pas, retire celle qui est plantée dans le rocher et qui doit désigner le roi des Bretons. Keu prétend être l'auteur de ce miracle, mais Antor ne le croit pas. Après que Keu lui ai avoué la vérité, Antor « prend immédiatement des mesures pour qu’Arthur soit reconnu roi, après avoir obtenu de lui la promesse qu’il gardera toujours auprès de lui son frère de lait Kay comme sénéchal ». Antor et Keu sont les premiers partisans d'Arthur et, quand celui-ci devient roi, ils participent tous deux à ses côtés dans les guerres contre les rois rebelles et contre les Saxons.
Dans lHistoria regum Britanniae, Antor n'existe pas. Arthur est élevé par Uter et Ygerne, et succède à son père à l'âge de 15 ans, sans contestation.
Dans son cycle romanesque La Quête du Roi Arthur, T. H. White situe les terres d'Antor dans la « forêt sauvage ». Dans le Cycle de Pendragon de Stephen R. Lawhead, Ector/Ectorius est roi de Caer Edyn, lieu correspondant à l'actuelle Édimbourg.
Autres médias Dans le film d'animation Merlin l'Enchanteur de Walt Disney en 1963, inspiré du roman L'Épée dans la pierre de T. H. White, Sire Hector se conduit durement envers Arthur, qu'il surnomme Moustique, le traitant davantage comme un serviteur, au bénéfice de son fils Kay, et se méfie de Merlin. Sebastian Cabot dans la version originale, et Claude Bertrand dans la version française, lui prêtent leur voix. Dans le film des Monty Python de 1975, Monty Python : Sacré Graal !, Sir Ector est nommé comme l'un des chevaliers tués par le lapin de Caerbannog (à moins qu'il ne s'agisse d'Hector des Mares). Dans le film Excalibur de John Boorman en 1981, Sir Ector est interprété par l'acteur Clive Swift. Dans Kaamelott (Livre V, épisode 45 en 2007), Anton est interprété par Guy Bedos. Ici, Keu n'est ni un chevalier ni le sénéchal d'Arthur. Dans la série télévisée de 2011 Camelot, Sir Ector est interprété par l'acteur Sean Pertwee. Dans Cursed : La Rebelle (2020), Peter Guinness est l'acteur qui joue Sir Ector.
Audhild Audhild (également connue sous le nom de Aude dans certaines versions de l'histoire) est un personnage mineur dans la légende médiévale de Tristan et Iseut. Elle est la fille du duc Hoël de Bretagne et la sœur de Kahedin, un ami et compagnon d'armes de Tristan. Dans certaines versions de l'histoire, Audhild est également présentée comme la femme de Tristan, qui l'aurait épousée après la mort d'Iseut. Cependant, cette version de l'histoire est rare et peu fiable.
Audret Audret, Andret, Andred ou Antret, est le neveu du roi Marc de Cornouaille et un cousin de Tristan. Il est décrit, dans les textes tristaniens, comme un chevalier poltron et un délateur.
Avenable Avenable, dans la Post-Vulgate, est la fille d’un duc d’Allemagne, qui servit comme écuyère sous un habit d’homme, sous le nom de Grisandole (ou Grisendole). Puisqu'elle était grande et membrue, comme elle avait accompli maintes prouesses, l’empereur l’arma chevalier, puis elle devint son sénéchal. Comme pour Silence (voir plus bas), Merlin révèle sa véritable identitéLire l'histoire d'Avenable dans L’Histoire de Merlin l’enchanteur de Jacques Boulenger ou dans le quatrième livre des Romans de la Table Ronde de Paulin Paris..
Balin
Ban de Bénoïc
Blaise
Blanchefleur Blanchefleur de Beaurepaire est la nièce de Gornemant de Goort dans le roman Perceval ou le conte du Graal de Chrétien de Troyes. Sa ville est assiégée par Anguiguerron, le sénéchal de Clamadeu des Îles. Elle épouse Perceval après que celui-ci a défendu avec succès sa ville contre les assaillants.
Dans la légende de Tristan et Iseut, Blanchefleur (ou Bleunwenn) est la sœur du roi Marc de Cornouailles, l'épouse du roi Rivalen de Loonois et la mère de Tristan, comme dans Tristrant, poème allemand d'Eilhart von Oberg (), où elle est nommée Blantzeflur. Blanchefleur meurt en mettant au monde Tristan..
Dans d'autres versions, Blanchefleur est la fille du roi Rivalen et la sœur de Kahedin. Tristan est envoyé en ambassade pour demander la main de Blanchefleur au nom de son oncle, le roi Marc de Cornouailles. Cependant, Tristan et Blanchefleur tombent amoureux l'un de l'autre et décident de se marier. Cependant, leur bonheur est de courte durée car Blanchefleur tombe gravement malade et meurt peu de temps après leur mariage. Tristan est si éploré par sa mort qu'il tombe lui-même gravement malade. L'histoire de Blanchefleur et Tristan est considérée comme un prélude à l'histoire d'amour légendaire de Tristan et Iseut.
Brangien
Brangien, Brengien ou Brangain, originaire d'Irlande, est la nourrice et la suivante d'Iseult la Blonde. D'une fidélité exemplaire, elle est prête à tout pour préserver l'honneur de sa dame. Par erreur, elle donne à Tristan le philtre d'amour destiné au roi Marc. Elle prend la place de sa maîtresse dans le lit de noce du roi et facilite les rencontres entre les amants. Elle est l'amante de Kaherdin, le frère d'Iseut aux Blanches Mains.
Selon Rachel Bromwich, son nom proviendrait de celui de Branwen, la sœur de Bran le Béni dans la deuxième branche du Mabinogi.
Ce personnage est apparu très tôt dans le processus de transmission de la légende, puisqu'il est présent dans les versions de Tristan et Iseut de Thomas d'Angleterre et de Béroul. Son importance dépasse la modeste qualification de nourrice ou suivante, comme on le reconnait dans la sculpture de l'hotel de ville de Bruges, où par sa grandeur elle apparait comme personnage principal. Zrinka Stahuljak, dans son livre Les Fixeurs au Moyen Age, met en avant son agentivité. C'est par elle que les situations se transforment : un philtre devient un poison, des trahisons, des amours, des actions se réalisent. La sculpture de Bruges montre un groupe en fuite, donc en mouvement, et s'appuyant sur elle. Son histoire montre qu'il existait au Moyen Age une réflexion sur les personnes capables de faire bouger les lignes, ayant une capacité à arranger une situation dangereuse. Elle le relie aux fonctions modernes du fixeuse, personnage plus ou moins trouble, dont le rôle est d'arranger la réalisation d'une présence occidentale en terrain plus ou moins hostile. Mais il n'y a pas dans le personnage de Brangien de fonction de traduction. -.
Brangoire Brangoire, Brangor ou Brandegoris, est le roi d'un château en Bretagne appelé Brandigan, mentionné dans Lancelot ou le Chevalier de la charrette. Sa fille, simplement appelée « la fille du roi Brangoire », séduit Bohort l'Exilé, avec qui elle a un fils, le chevalier Hélain le Blanc.
Bretel