La télévision en France est progressivement établie par différents organismes publics successifs tels que la RDF, la RTF puis l'ORTF. En 1975, l'ORTF est démantelé en plusieurs sociétés publiques distinctes parmi lesquelles on compte les trois chaînes nationales TF1, Antenne 2 et FR3, ainsi que la SFP (production) et TdF (diffusion). Après l'arrivée au pouvoir de la gauche en , de nouveaux canaux destinés aux chaînes privées sont concédés avec la chaîne à péage Canal+ en 1984 puis La Cinq et TV6 en 1986. La télédistribution par câble et surtout la télédiffusion directe par satellite permettent de constituer des bouquets de chaînes thématiques, le plus souvent, payantes. En 1987, la droite revenue au pouvoir, lance la privatisation de TF1, confirmant le modèle économique de chaînes commerciales gratuites financées par la publicité. Au début des années 2000, l'arrivée des opérateurs IPTV et de leur offre accessible par Internet permet à la fois d'élargir l'offre télévisuelle et de faciliter certains services de consommation des émissions de télévision.
Au , 30 services de télévision à vocation nationale étaient diffusés en métropole par voie hertzienne terrestre dont 25 accessibles gratuitement et 5 diffusés sous condition d’accès. 28 de ces services sont diffusés en haute définition. 56 services de télévision à vocation locale sont autorisés à diffuser leurs programmes par voie hertzienne terrestre, dont 43 sur le territoire métropolitain et 13 sur les territoires ultramarins. 293 services (hors services de télévision destinés aux informations sur la vie locale) étaient conventionnés ou déclarés pour une diffusion sur les réseaux n’utilisant pas de fréquences assignées par l’Arcom (câble, satellite, ADSL, mobile, internet…).
En complément des chaînes nationales, régionales ou locales françaises, une très riche offre de chaînes étrangères gratuites est également disponible en réception satellite, dont certaines sont reprises sur les réseaux câblés et les box IPTV des opérateurs Internet.
Taux d'équipement des foyers Entre 1949, l'année du lancement du service public télévisuel réellement à desserte nationale et l'année 1995, au cours de laquelle apparaissent les premières télédiffusions numériques par satellite, le nombre de foyers équipés d'au moins un téléviseur connaît une forte croissance, notamment en 1958 avec le million d'unités atteint puis 10 millions dix années plus tard et enfin, on compte 20 millions d'appareils en fonction en 1990 sur environ 22 millions de foyers en France. L'équipement en téléviseurs couleur à partir de 1967 est plus lent mais il tend à s'accentuer fortement, notamment à partir du milieu des années 1970 et le milieu des années 1980 avec l'arrivée de nouvelles chaînes, du magnétoscope puis quelques années plus tard, des offres payantes du câble et du satellite. Sources : Monique Sauvage, Isabelle Veyrat-Masson : « Histoire de la télévision française », Editions du nouveau monde, 2012 et « Chronique de la télévision ». Chronique Editions. 1996.
Télévision analogique terrestre
En 2005, la plupart des Français regardent encore la télévision hertzienne analogique, le nombre de foyers possédant l'accès à la télévision par le câble, le satellite, l'ADSL ou la TNT étant d'environ 5 millions (sur environ 35 millions de foyers dont 25 millions équipés d'une télévision).
En métropole vignette|Logo de l'ORTF en 1964.
Les six réseaux nationaux de télévision hertzienne analogique en France métropolitaine sont attribués aux chaînes en fonction d'une numérotation officielle nationale.
vignette|Logo de TF1 de 1984 à 1987.
Chaîne (création : ). Le canal premier historique à Paris est Radio-PTT Vision (1935 - 1937), suivi par celui de la Radiodiffusion nationale Télévision (1937 - 1939) précédant la chaîne allemande d'occupation Fernsehsender Paris dite « Télé Paris » (1943 - 1944) remplacée à la Libération par RDF Télévision française puis par RTF Télévision (1944 - 1963) avec une diffusion en noir et blanc 441 lignes puis en 819 lignes à partir de 1949 sous le nom RTF Télévision 1 en 1963. Nommée Première chaîne de l'ORTF (1963 - 1975) diffusée en noir et blanc à 819 lignes, la chaîne publique est nommée TF1 (Télévision Française 1) (1975 - 1987). À partir du , la première chaîne publique émet en couleur l'après-midi, en utilisant les émetteurs de FR3 puis jusqu'en 1983, la mise en oeuvre de nouveaux émetteurs adaptés permet en quelques années le passage à la couleur pour tout son programme et sur tout le territoire national. En 1987, TF1 est privatisée et est la propriété du Groupe TF1 dont la concession court jusqu'en 2033, déjà renouvelée en 1986, 2007, 2020 et 2023.
Chaîne (création : ). Ce deuxième canal est successivement exploité par RTF Télévision 2 le uniquement à Paris puis officiellement lancée sur le plan national, le . Elle est nommée Deuxième chaîne de l'ORTF, le (1964 - 1975). Diffusée en noir en blanc 625 lignes à son lancement, la Deux passe officiellement à la couleur au standard SÉCAM, le , après des années d'expérimentations depuis 1961. Après l'éclatement de l'ORTF, la deuxième chaîne publique nationale devient Antenne 2 (1975 - 1992) avant d'être nommée France 2, faisant partie du groupe public France Télévisions.
Chaîne (création : ). Lors de l'éclatement de l'ORTF en 1975, ce canal est exploité par la troisième chaîne couleur de l'ORTF (1972 - 1975) est renommée FR3 « France Régions 3 » (1975 - 1992) puis est nommée France 3, faisant partie du groupe public France Télévisions. À partir du , TF1 utilise simultanément le réseau de télédiffusion SECAM de FR3 pour retransmettre ses émissions de l'après-midi en couleur sur tout le territoire métropolitain, jusqu'en 1983. En 1990, la chaîne culturelle franco-allemande La Sept utilise l'antenne de FR3 chaque samedi, de 15h du au , dans le cadre de La Sept sur la 3.
Chaîne (création : ). Ce quatrième réseau national est utilisé par la chaîne chaîne privée à péage Canal+ à partir de 1984, principalement contrôlée par le Groupe Havas. Cette chaîne commence par exploiter les émetteurs VHF de l'ancien réseau 819 lignes en noir et blanc abandonné par TF1 avant d'epxloiter quelques canaux dans la bande Ultra haute fréquence. Durant les années 1990, elle fait partie du Groupe Canal+ puis devient l'une des chaînes du groupe Vivendi puis du Groupe Bolloré.
Chaîne (création : ). Initialement, le réseau national est occupé par La Cinq, chaîne commerciale privée ( - ) (disparue) puis ce canal est partagé du au , le soir (de à ) par Arte France, chaîne publique franco-allemande lancée le et la journée de à par Télé emploi, chaîne publique du au , elle même remplacée par La Cinquième, chaîne publique à partir du et jusqu'au ou elle est nommée France 5, faisant partie du groupe France Télévisions (depuis le ).
Chaîne (création : ). L'antenne est exploitée par TV6, chaîne musicale privée du groupe Publicis, créée le et supprimée le . Elle est aussitôt remplacée le , par M6 (Metropole TV), chaîne privée faisant partie du Groupe M6. Après plusieurs reconductions hors appel à candidatures, la chaîne obtient une nouvelle autorisation d'émettre pour une durée de 10 ans, à compter du . De manière générale, ces chaînes diffusent le même programme sur tout le territoire métropolitain. France 3, chaîne à vocation régionale, propose à ses téléspectateurs des décrochages régionaux ou locaux (essentiellement des journaux télévisés et des magazines), ainsi que des émissions en langue régionale. D'autres chaînes régionales francophones comme RTL Télévision ou Télé Monte-Carlo peuvent également être rçues en France depuis les années 1950 mais elles n'ont pas d'autorisation d'émettre sur le plan national sauf en étant reprises dans des offres sur les réseaux câblés ou par satellite. En 1988, plusieurs autres projets de chaînes nationales comme « Canal Enfants » sont également étudiés. Seule la chaîne musicale MCM Euromusique parvient à utiliser les canaux de Télé Monte-Carlo puis d'autres chaînes régionales, notamment à Lyon.
Canal Multiville (création : ). Un projet de canal multiville réservé aux chaînes régionales ou locales est élaboré à partir de cette date.
Télévisions régionales et locales Depuis le , les septième et huitième réseaux de télévision analogique hertzien sont attribués dans certaines villes ou régions à des chaînes locales publiques ou privées. Au lancement de la télédiffusion numérique terrestre en France au début de l'année 2005, le canal numéro 7 est officiellement attribué à la chaîne culturelle Arte France.
Chaîne : création : Programmes de télévision occupant ce canal par région (du plus ancien au plus récent) : ASTV (Grande-Synthe), depuis le , TV Rennes (Rennes), depuis le , Télé Toulouse (Toulouse), du au , Télé Lyon Métropole (Lyon), du au , Télégohelle (Méricourt - Agglomération Lens Liévin), depuis fin 1991 ; Télé Bleue (Nîmes), 1992 (disparue en 2000), 7 à Limoges (Limoges), Télé 102 (Vendée), Télé Sud Vendée (Vendée), depuis , disparu 2010, Clermont Première (Auvergne) depuis (disparue en 2015), TV7 Bordeaux (Bordeaux), Canal 32 (Troyes), ILTV (Hénin-Carvin), depuis le , Pays d'Aix TV (Aix-en-Provence), Nantes 7/Télénantes(Nantes), depuis le La chaîne Marseille (Marseille), Télé Grenoble Isère (Grenoble), depuis le Orléans TV (Orléans), depuis 2007, 7L TV puis TV SUD à Montpellier, depuis 2007, puis à Nîmes depuis 2010 Angers 7 (Angers), 2007 disparue en 2010. Territorial TV (Haute-Marne et Meuse depuis 2010), Chaîne : Programmes de télévision occupant ce canal par région (du plus ancien au plus récent) : TV8 Clermont-Ferrand, entre 1998 et 2016, TV8 Mont-Blanc (Pays de Savoie), depuis 1989, TV8 Moselle-Est, depuis 1999.
Dans les départements et territoires d'outre-mer Des chaînes de télévision publiques destinées aux départements et territoires d'outre-mer sont éditées par le réseau RFO qui a intégré le groupe audiovisuel public France Télévisions en 2005. Une chaîne par satellite baptisée France Ô est diffusée en Métropole jusqu'en 2020 pour permettre aux « Domiens » d'avoir une fenêtre sur leurs régions.
Chaîne : création : 1964 Programmes de télévision ayant occupé ce canal : ORTF (1964 - 1975) FR3 DOM-TOM (1975 - 1983) RFO 1 (1983 - 1999), chaîne publique du réseau RFO Télé Pays, chaîne publique du réseau RFO (la chaîne prend le nom du DOM-TOM dans lequel elle est diffusée, exemple : Télé Réunion à la Réunion) Réseau Outre-Mer Première (2010-2018) La Première, réseau de neuf chaînes publiques présentes en outre-mer
Les programmes de cette chaîne se composent d'une partie de ceux des chaînes publiques du groupe France Télévisions, d'une partie de ceux de TF1 et de productions propres donnant la priorité à la proximité.
Chaîne : création : 1983 Programmes de télévision ayant occupé ce canal : RFO 2 (1983 - 1999), chaîne publique du réseau RFO Tempo, chaîne publique du réseau RFO
Les programmes de cette chaîne se composent entièrement de reprises des programmes des chaînes publiques du groupe France Télévisions et ARTE.
Chaîne chaîne privée ATV : Antilles Télévision en Martinique GTV : Guadeloupe Télévision en Guadeloupe ACG Antenne Créole Guyane en Guyane Antenne Réunion à la Réunion TNTV en Polynésie
Télévision numérique terrestre
La télévision numérique terrestre française (TNT) a commencé ses programmes le . La France compte 7 réseaux (multiplexes) numériques hertziens transmettant 30 chaînes (25 gratuites et 5 payantes) en MPEG-4 et une chaîne en HEVC. Selon les régions, des chaînes locales sont disponibles.
Chaînes gratuites
Chaîne : création : TF1, chaîne privée du Groupe TF1
Chaîne : création : France 2, chaîne publique du groupe France Télévisions
Chaîne : création : France 3, chaîne publique du groupe France Télévisions
Chaîne : création : Canal+, chaîne privée à péage du Groupe Canal+, certaines plages en clair (2005-2025)