Anne-Marie Krug-Basse, née le à Saint-Denis en France et morte le dans le , est une déportée-résistante française.

Biographie Famille Fille de Jean Krug-Basse, et de Marie-Anna Dumur de Casanova, Anne-Marie a un petit frère, Pierre (1928), et une petite sœur Odile (1930). Toute la famille est impliquée dans la résistance..

Résistance En 1943, elle s'engage comme Agent P2, volontaire 24 heures sur 24, dans le réseau FFC Action. Elle participait à l'organisation et à la coordination des opérations clandestines de parachutages, d'hommes, d'armes et de matériel nécessaire à la mise en place d'une armée secrète en France.

Elle est arrêtée le par la Gestapo, elle est torturée pendant plus d'une semaine par le supplice de la baignoire, sans livrer le moindre renseignement. Après l'internement à la prison de Fresnes, elle est déportée à Ravensbruck par le convoi I.212 et reçoit le matricule 39 060, puis est transférée à Zwodau en Bohême. Elle est libérée par les troupes américaines le .

Ardente patriote, s'est distinguée comme secrétaire du Bureau des opérations aériennes, dévouée sans réserve pendant plus de 8 mois à la cause française. Payant de sa personne en toutes circonstances, elle a effectué de nombreuses liaisons et a participé à des opérations de parachutage. A fait preuve dans l'accomplissement de chacune de ses missions d'autant de dévouement que d'intelligence. Arrêtée par la Gestapo (avec plusieurs de ses camarades) s'est, par un admirable esprit de sacrifice, efforcé de sauver les uns en prétendant être la principale responsable de l'organisation. N'a cependant, malgré les tortures, refusé de livrer la clef des divers codes qu'elle connaissait. Mérite d'être considérée comme l'une des plus belles figures de la Résistance française.

Après-guerre À peine libérée par les Alliés, elle part en Indochine française au sein des services spéciaux. Elle ne revient qu'en tant que rapatriée sanitaire.

En 1951, elle part aux États-Unis, où elle devient vice-présidente de diverses œuvres de l'ambassade de France, et chef du service des enquêtes de la Chambre de commerce française aux USA.

De 1956 à 1962, elle est volontaire pour l'Algérie, et dirige le service social de la Sûreté Nationale, puis devient haut fonctionnaire au ministère de l'Intérieur, puis de l'Environnement.

Elle décède le dans le arrondissement de Paris. Le , une cérémonie d’hommage lui est rendue aux Invalides.

Décorations le ; chevalier du , commandeur du , grand officier du , le ; grand officier du . (1 citation à l'ordre de l'Armée) (décret du )

Notes et références

Liens externes

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