Paul François Gaspard Lacuria (Lyon, - Oullins, ) est un prêtre et écrivain ésotérique lyonnais.

Biographie Paul Lacuria est le frère des peintres Jean-Louis Lacuria et Louis-Clément Lacuria. Il fait sa formation religieuse au séminaire de Lyon, et n'est ordonné prêtre que tardivement, le , en raison de difficultés financières et familiales. Il ne garde pas de bons souvenirs de cette éducation.

Le collège d'Oullins Il participe en 1833 à la création du collège d'Oullins aux côtés des abbés Pierre Chaine et Étienne Dauphin, dont il prend des parts dans la société qui possède l'école. Il est également responsable de la troisième centurie de l'Association lyonnaise. Il exerce une profonde influence sur plusieurs groupes d'élèves dont Eugène Captier.

Il a des problèmes avec les autorités du collège en 1844 lors de la parution de son livre Les harmonies de l'être exprimées par les nombres. Il le fait paraître sous le pseudonyme de l'abbé Gaspard, mais son identité est rapidement découverte. Les autorités locales remontent prestement à l'évêque de Bonald qui le condamne. Les autorités catholiques lui reprochent ses nombreuses références à Lammenais, et avec les premiers socialistes dont Charles Fourier. La situation s'envenime rapidement et la société qui dirige le collège est dissoute le . Lacuria s'estime alors avoir été spolié. .

Il publie en 1847 une nouvelle édition de son ouvrage augmenté d'un second tome avec un nouveau titre : Les harmonies de l'être exprimées par les nombres, ou Les lois de l'ontologie, de la psychologie, de l'éthique, de l'esthétique et de la physique expliquées les unes par les autres et ramenées à un seul principe.

Vie à Paris

Ses démêlés avec l'Église de Lyon le font partir à Paris, où il vit dans de grandes difficultés financières en marge de la paroisse Saint-Étienne-du-Mont, où il est prêtre surnuméraire.

Dans la capitale il rencontre Claude-Auguste Thiollier, dont le fils Félix sera le biographe de Lacuria. Les évènements de la Commune l'exaltent, mais il évolue pour soutenir ensuite Napoléon III puis le comte de Chambord. Il établit des horoscopes des uns et des autres et les leur envoie, sans parvenir à avoir un contact. Pour survivre, il écrit également dans la presse.

Il écrits des carnets mystiques à partir de 1853, et également sur la musique et en particulier Beethoven. Il fréquente alors des poètes, dont Joséphin Peladan, des peintres, tels Odilon Redon, Louis Janmot, des occultistes et le salon de Berthe de RayssacSur ce salon, voir : Sarah Hassid, « Berthe de Rayssac, muse et artiste sans œuvre », Les Cahiers de l’École du Louvre [En ligne, 2 | 2013, mis en ligne le 01 mars 2013, consulté le 04 janvier 2021.].

Pensées .

Postérité Une édition posthume des Harmonies de l’Être est réalisée par René Philipon et de ses contes par Félix Thiollier.

Une analyse de sa pensée et de son œuvre est faite par R. Amadou, qui décrit .

Œuvres

Bibliographie

Biographie

Ouvrages de synthèse

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Article Robert Amadou, « L'Abbé Paul Lacuna », Atlantis, Vincennes, 1981, n°314, mai-juin, 70 p. ; n°315, juillet- août, 70 p.Recension par Laurant Jean-Pierre. Atlantis L'Abbé Paul Lacuria. In: Archives de sciences sociales des religions, n°55/2, 1983. p. 206

Manuscrits publiés

Fonds manuscrits d'archives Un important fonds est conservé à la Bibliothèque municipale de la Part-Dieu.

Références

Liens externes

Deux contes sur EzoOccult

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