Blaise Ndala, né le au Zaïre (actuel République démocratique du Congo), est un auteur canadien d’origine congolaise et d’expression française. Il est parfois présenté comme "l'écrivain franco-ontarien le plus lu mondialement"
Biographie Né en République démocratique du Congo, Blaise Ndala s’est installé à Ottawa en 2007 après s’être spécialisé en droits humains en Belgique. Juriste, il travaille dans la fonction publique fédérale.
Le jeune Blaise a pour parents deux enseignants qui joueront chacun un rôle décisif dans son rapport aux livres, cela dès sa prime jeunesse. Il y a d’un côté son père Paul, passionné de littérature et d’histoire, qui fait de lui un lecteur précoce. Il y a de l’autre sa mère Anash, qui joue au théâtre au sein de la troupe de théâtre « Les Perles Noires », à qui le jeune garçon donne la réplique pour aider la comédienne à mémoriser ses textes entre deux spectacles, selon le témoignage de l’auteur à l’émission « Les Malins » de Radio-Canada.
Ndala étudie à l’Université de Kinshasa et décroche une licence en droit. Il obtient ensuite une bourse d’études qui lui permet de poursuivre une spécialisation en droit international des droits de l’Homme à l’Université Catholique de Louvain (Belgique). Ni au Congo, ni en Belgique, Blaise Ndala ne se laisse convaincre par les parents et amis qui le pressent d’envoyer ses nombreux manuscrits à un éditeur. Il en sera autrement après son arrivée au Canada, lorsqu’une personne de son entourage lui lancera le défi de soumettre enfin ses écrits à une maison d’édition, cela après avoir découvert un vieux manuscrit ramené de Belgique, que l’intéressé avouera détester a posteriori.
Son premier roman, J’irai danser sur la tombe de Senghor, sera publié par les Éditions L’interligne (Canada) en 2014 et par Vents d’ailleurs (France) en 2019. Il remportera le Prix du livre d’Ottawa en 2015 après avoir été, entre autres, finaliste au Prix littéraire Trillium la même année. Le réalisateur Rachid Bouchareb en a acquis les droits cinématographiques. L’auteur a participé à l’écriture du scénario. Devenu un classique, le roman figure dans la liste des quinze titres incontournables de la littérature franco-ontarienne de tous les temps, à côté d’œuvres d’illustres écrivains comme Patrice Desbiens, Marguerite Andersen ou Jean-Marc Dalpé.
Son deuxième roman Sans capote ni kalachnikov, publié par Mémoire d’encrier en , a notamment été remarqué en remportant l’édition 2019 du Combat national des livres de Radio-Canada. C’est la journaliste d’enquête Marie-Maude Denis qui a défendu ce livre qui représentait l’Ontario dans le cadre du Combat.
En plus d’avoir remporté le Prix littéraire Émergence de l’Association des auteurs et auteures de l’Ontario français et d’avoir reçu une mention spéciale au Prix Ivoire 2017, Sans capote ni kalachnikov a été finaliste au Prix Littéraire Trillium en 2018, au Grand prix littéraire d’Afrique noire en 2018 ainsi qu’au Prix du livre d’Ottawa en 2018.
Le roman figure également parmi les « livres incontournables de 2017 » de Radio-Canada, ceux que l’on devrait donner à lire aux dirigeants de notre époque. Évoquant le sujet abordé par le romancier, le journaliste Philippe Marcoux expliquera ce choix en ces termes : « Parce que vue par les travailleurs humanitaires, les gouvernements donateurs ou les médias qui en parlent, l’aide humanitaire ne peut-être que quelque chose de bien et d’altruiste. Or, Blaise Ndala démonte complètement cette façon de voir les choses, et dénonce une marchandisation de la misère et ceux qui en profitent, consciemment ou non. Il ne s’agit pas ici, pour l’auteur originaire de la République démocratique du Congo, aujourd’hui fonctionnaire fédéral au Canada, de nier l’utilité de l’aide humanitaire, mais de lancer un sérieux avertissement à ceux qui s’adonnent à ce qu’il appelle "l’égocharité"».
Après un séjour d’une année en Haïti où il travaille comme Représentant de l’ONG des droits humains Avocats Sans Frontières Canada, Baise Ndala retrouve Ottawa et la fonction publique, plus précisément le Bureau de l’Enquêteur correctionnel du Canada, l’ombudsman pour les prisonniers sous garde fédérale.
Il publie son troisième roman, Dans le ventre du Congo, en , à la fois aux éditions du Seuil à Parix et chez Mémoire d'Encrier à Montréal. Le livre s'inspire de l'histoire du Congo et de la pratique autrefois courante de constituer des zoo humains pour les visiteurs occidentaux. Il en reçoit le Prix Kourouma en 2021 en Prix Ivoire pour la littérature africaine d’expression francophone en 2021 et le Prix international Cheikh Hamidou Kane en 2022.
Le quatrième roman, L'équation avant la nuit, est sorti en août 2025, chez JC Lattès à Paris, puis chez Mémoire d’encrier à Montréal. En France, le magazine Livres Hebdo l’a présenté comme "l’une des belles surprises de [la] rentrée littéraire 2025 ". Il est nominé pour le Grand prix du roman métis 2026.
Oeuvres
J’irai danser sur la tombe de Senghor, roman, Éditions L’interligne, Ottawa 2014 Sans capote ni kalachnikov, roman, Mémoire d'encrier, Québec 2017 Dans le ventre du Congo, roman, Mémoire d'encrier, Québec 2021 L'équation avant la nuit, roman,JC Lattès, Paris, 2025
Distinctions et récompenses 2026 : Lumumba Award (Prix Lumumba) pour l’ensemble de son œuvre. 2026: Finaliste du Prix Litterraire Trillium pour L'équation devant la nuit. 2022 : Prix Cheikh Hamidou Kane pour Dans le ventre du Congo 2021 : Lauréat au Prix Ivoire avec son roman Dans le ventre du Congo. 2019 : Grand Gagnant du Combat national des livres de Radio-Canada pour Sans capote ni kalachnikov. 2018 : Prix littéraire Émergence de l’Association des auteurs et auteures de l’Ontario français / Mention Spéciale au Prix Ivoire pour Sans capote ni kalachnikov 2015 : Prix du livre d’Ottawa pour J’irai danser sur la tombe de Senghor.
Notes et références
Liens externes
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