Conçu par le (RAE), le RAE Larynx, pour « » (en ) était un avion sans pilote britannique primitif, devant servir d'arme antinavire guidée.
Conception et développement Conçu à partir de , il s'agissait d'un missile de croisière sous la forme d'un petit avion monoplan à aile médiane et fuselage tubulaire entoilé., guidé par un système de pilotage automatique utilisant des gyroscopes. et propulsé par un moteur en étoile Armstrong Siddeley caréné développant une puissance de (), ce qui lui donnait une vitesse maximale de , plus élevée que celle des chasseurs contemporains.
Il faisait appel aux principes du pilotage automatique développés par le professeur Archibald Low, déjà utilisés par le Ruston Proctor AT, un biplan radiocommandé qui devait être utilisé contre les bombardiers Zeppelin allemands. Il devait emmener une charge militaire de sur une distance de plus de .
L'appareil réalisa son premier vol de tests le , lancé par une catapulte à la cordite depuis le destroyer de .. Il s'écrasa dans le canal de Bristol peu après. Lors d'un deuxième test, réalisé le , l'appareil fut également perdu, en ayant cependant réalisé un vol de selon la (RAF). Le troisième vol de tests, réalisé le , donna des résultats plus encourageants, avec une distance couverte de à une vitesse de et un impact à « seulement » de la cible. Deux lancements supplémentaires furent réalisés en et depuis un autre destroyer de classe S, le . Les deux missiles réalisèrent chacun un vol d'environ et s'écrasèrent à des distances de de leur cible. En , la RAF lança deux autres missiles, cette fois depuis un poste terrestre, sur l'île de Portland. L'un des deux survola sa cible et disparut dans le néant, tandis que l'autre remplit ses objectifs comme prévu.
En raison d'inquiétudes liées à la sécurité, les Britanniques décidèrent de déplacer leurs essais pour des distances de vers une zone de reculée, dans le désert irakien. Les résultats furent toutefois décevants, les trois missiles lancés entre et ne réalisant respectivement que des vols de , et . En , un missile s'écrasa dans sa plateforme de lancement, tandis qu'un autre disparut après avoir été apercu une dernière fois passant la marque des de distance parcourue. Les aviateurs désignèrent des bulles dans le carburateur () du moteur comme étant la cause de ces défaillances, plutôt qu'un défaut dans le système de guidage. Ils déterminèrent également que les performances relatives du système étaient aussi liées à la météo, affirmant que le système ne devrait être utilisé que contre des cibles « de zone » (de grande taille), pour des distances supérieures à .
En tout, seulement sept exemplaires de l'appareil furent produits. Le concept étant jugé peu concluant, il ne dépassa pas le stade des expérimentations.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Bombe volante
V1 (Fieseler Fi 103)
Bibliographie
Catégorie:Avion à hélices Catégorie:Avion monomoteur Catégorie:Avion des années 1920 Catégorie:Avion militaire de l'entre-deux-guerres Catégorie:Avion militaire britannique Catégorie:Missile de croisière Catégorie:Drone britannique Catégorie:Premier vol en 1927 Catégorie:Missile britannique Catégorie:Avion à ailes médianes