La rue de l'Étal (en alsacien : Standgässel) est une petite voie de Strasbourg rattachée administrativement au quartier Gare - Kléber, qui s'ouvre dans la rue du Vieux-Marché-aux-PoissonsMaurice Moszberger (dir.), « Étal (rue de l') », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), , en deux endroits, après avoir longé la place du Vieux-Marché-aux-Poissons au sud et décrit un tracé en U.
Toponymie vignette|upright|gauche|Plaque bilingue, en français et en alsacien. La ruelle porte successivement les dénominations suivantes, en allemand ou en français : Stenkegesselin (1394), Stankgesselin (1476), Gestankgässlin (1580), Trachengässel (1652), Standgasse (1756, 1918, 1940), rue de l'Étal (1786, 1823, 1921), Caffeegässel (1793), petite rue du Café (1800), puis, à nouveau, rue de l'Étal après 1945.
Les premières appellations (Stenk, Stank) font référence à une odeur (bonne ou mauvaise), dont la corruption ultérieure pourrait avoir donné Stand, traduit en français par « étal ».
À partir de 1995, des plaques de rues bilingues, à la fois en français et en alsacien, sont mises en place par la municipalité lorsque les noms de rue traditionnels étaient encore en usage dans le parler strasbourgeois« L'alsacien a droit de rue à Strasbourg », Libération, 31 mars 1995, . La place est ainsi sous-titrée Standgässel.
Histoire La ruelle est longtemps décrite comme étroite, sombre et tortueuse, voire malodorante selon les chroniqueurs du . Elle contournait à l'arrière le poêleSiège de corporation. de la MauresseHans Haug, Trois siècles d'art alsacien (1648-1948), Édition des Archives Alsaciennes d'Histoire de l'art, 1948, .
En 1890 Adolphe Seyboth observe que les maisons bordant la rue sont en général fort anciennes : les portent les dates 1666, 1597 et 1695Adolphe Seyboth, Strasbourg historique et pittoresque depuis son origine jusqu'en 1870, L'Imprimerie alsacienne, 1894, .
Plusieurs maisons sont endommagées ou entièrement détruites lors des bombardements aériens de 1944« 1 FI 104 203 - Rue du Vieux-Marché-aux-Poissons , après le bombardement aérien du 11 août 1944 », anciennement 1 et 3 rue de l'Étal, le étant entièrement détruit (Archives de Strasbourg).
Bâtiments remarquables vignette|gauche|upright|Porte datée de 1695. Seul vestige ancien, il subsiste une porte surmontée du millésime 1695.
Le peintre Sébastien Stoskopff habitait en 1649, et probablement depuis son mariage ou même depuis son retour à Strasbourg en 1641, au de la rue de l'Étal Marie-Caroline Heck, Sylvia Böhmer, Sébastien Stoskopff, 1597-1657 : un maître de la nature morte, Musées de Strasbourg, 1997, .
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Maurice Moszberger (dir.), « Étal (rue de l') », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), Adolphe Seyboth, « Standgasse. Rue de l'Étal », in Das alte Strassburg, vom 13. Jahrhundert bis zum Jahre 1870 ; geschichtliche Topographie nach den Urkunden und Chroniken, Strasbourg, 1890, Adolphe Seyboth, Strasbourg historique et pittoresque depuis son origine jusqu'en 1870, L'Imprimerie alsacienne, 1894,
Articles connexes Liste des voies de Strasbourg
Liens externes « Rue de l'Étal (Strasbourg) » (ArchiWiki) « rue de l'Étal », Maisons de Strasbourg. Étude historique sur les maisons de Strasbourg entre le XVI et le XX siècle) « 1 FI 104 203 - Rue du Vieux-Marché-aux-Poissons , après le bombardement aérien du 11 août 1944 », anciennement 1 et 3 rue de l'Étal, le étant entièrement détruit (Archives de Strasbourg) « 8 Z 2210 - Strasbourg, 3 et 5 rue de l'Étal, droguerie et salon de coiffure. », photographie Lucien Blumer, sans date, l'immeuble a été démoli à la suite des bombardements de 1944 (Archives de Strasbourg)
Etal