La rue du Coin-Brûlé (en alsacien : s'verbrennte Eck) est une voie de Strasbourg rattachée administrativement au quartier Gare - Kléber, qui va du de la rue du Fossé-des-Tanneurs au de la rue du 22-NovembreMaurice Moszberger (dir.), « Coin-Brûlé (rue du) », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), , d'où elle se prolonge par la rue des Drapiers. À l'est, la rue est reliée à la place Kléber par la rue de la Grange.

Histoire vignette|gauche|upright|Ancien nom en allemand. En 1384 un grand incendie anéantit la rue entière : 166 maisons des deux côtés du fossé des Tanneurs sont alors détruitesAdolphe Seyboth, Strasbourg historique et pittoresque depuis son origine jusqu'en 1870, L'Imprimerie alsacienne, 1894, .

De nombreux béguinages se trouvaient dans ce quartier. Jusqu'au début du , on en comptait une quarantaine.

Au , une géographie historique de la prostitution en Alsace fait apparaître le rôle joué par certaines habitations de ce quartier. Plusieurs maisons de la rue du Coin-Brûlé (notamment les ) sont ainsi fermées en 1851Gabriel Braeuner et Dominique Lerch, De la prostitution en Alsace : histoire et anecdotes, Le Verger, 1997, .

Toponymie vignette|upright|gauche|Plaque bilingue, en français et en alsacien. La rue tire son nom de l'incendie de 1384« Coin Brûlé (rue du) : im Brand ein End » (Maisons de Strasbourg. Étude historique sur les maisons de Strasbourg entre le XVI et le XX siècle).

Elle porte successivement les dénominations suivantes, en allemand ou en français : Am gebrannten End (1430), Zum Brendtenendt (1580), Brendenend (1735), rue du Bout du Feu (1791), rue du Coin Brûlé (1792, 1817, 1918), rue de Collioure (1792), Quartier Brûlé (1801), Brand ein End (1872, 1940), et, à nouveau, rue du Coin Brûlé à partir de 1945.

À partir de 1995, des plaques de rues bilingues, à la fois en français et en alsacien, sont mises en place par la municipalité lorsque les noms de rue traditionnels étaient encore en usage dans le parler strasbourgeois« L'alsacien a droit de rue à Strasbourg », Libération, 31 mars 1995, . Le nom de la rue est ainsi sous-titré s'Verbrennte Eck.

Bâtiments remarquables C'est une maison Renaissance, dont la porte est datée de 1600. (anciens ) Selon Adolphe Seyboth, le nom de cette maison, connue sous le nom de Zum Roraffen jusqu'au pourrait trouver son origine dans le patronyme du marchand de laine Jean Rorahe, mentionné dès 1316. L'édifice actuel porte toujours une sculpture encastrée dans le mur au-dessus de la porte. Elle représente un singe accroupi dans les roseaux et croquant un fruit sphérique, pomme ou orange. Le singe et la pomme feraient référence au blason des AffelSelon Hansi (alias Jean-Jacques Waltz), cité par Michel Gissy, « Au singe des roseaux, rue du Coin-Brûlé », Histoire naturelle de Strasbourg, DNA, 1982 .

(ancien ) À partir de 1578, cet emplacement est occupé par une boulangerie. La maison à colombages actuelle, qui forme l'angle avec la rue de Grange, peut être datée du milieu du selon une plaque gravée portant son nom, Zum Jüngling (« Au Jeune Homme »), et la date 1759.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Maurice Moszberger (dir.), « Coin-Brûlé (rue du) », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), Roland Recht, Jean-Pierre Klein et Georges Foessel (dir.), Connaître Strasbourg : cathédrales, musées, églises, monuments, palais et maisons, places et rues, Alsatia, Colmar, 1998 (nouvelle édition remaniée), Adolphe Seyboth, « Im Brand am End. Rue du Coin Brûlé », in Das alte Strassburg, vom 13. Jahrhundert bis zum Jahre 1870 ; geschichtliche Topographie nach den Urkunden und Chroniken, Strasbourg, 1890, Adolphe Seyboth, Strasbourg historique et pittoresque depuis son origine jusqu'en 1870, L'Imprimerie alsacienne, 1894,

Articles connexes Liste des voies de Strasbourg

Liens externes « Rue du Coin-Brûlé (Strasbourg) » (ArchiWiki) « Coin Brûlé (rue du) : im Brand ein End » (Maisons de Strasbourg. Étude historique sur les maisons de Strasbourg entre le XVI et le XX siècle)

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