Pierre Bouillon est un peintre et graveur français né le à Thiviers et mort à Paris le Paris, État civil reconstitué, vue 34/51..
Biographie Pierre Bouillon étudie à l'École des beaux-arts de Paris dans l’atelier de Nicolas-André Monsiau. Il enseigne le dessin à Paris au lycée Louis-le-Grand, où il compte Théodore Géricault et Eugène Delacroix parmi ses élèves. Il dispense aussi un enseignement privé, dont bénéficie entre autres Louise Bouteiller.
En 1797, il obtient le prix de Rome dans la catégorie peinture d’histoire, prix qu’il partage avec Louis-André-Gabriel Bouchet et Pierre-Narcisse Guérin, sur le thème de La Mort de Caton d'UtiqueÉcole nationale de peinture et sculpture au Muséum. Jugement des concours de la tête d’expression et de la demi-figure peinte, le premier de la fondation de Caylus, amateur, et le second de celle de La Tour, peintre, par les artistes enseignant à ladite école, réunis à d’autres artistes en nombre égal au leur, et d’un mérite connu, tant statuaires que peintres d’histoire, et distribution des prix attachés à ces concours, faite le même jour, au nom du ministre de l’intérieur, par le citoyen Ginguené, directeur général de l’instruction publique, le 4 fructidor an IV de la République française (21 août 1796). Paris, imp. de la République, in-4°, 8 [IV. Est. Coll. Deloynes, 197. Les lauréats étaient pour la « tête d’expression » (prix Caylus) Pierre Bouillon, élève de Monsiau, et pour la demi-figure peinte (prix La Tour), Pierre-Narcisse Guérin, élève de Regnault..
L'œuvre de Pierre Bouillon, qui a laissé assez peu de traces dans l'histoire de l'art, est représentative de l'école néoclassique. En peinture, quelques-uns de ses tableaux figurent dans les musées nationaux français : L'Enfant et la Fortune, au musée des beaux-arts de Rouen, Jésus ressuscitant le fils de la veuve de Naïm, au musée de Tessé du Mans, Leonidas à la considération de sa fille Cleonide, se contente de bannir son gendre Cleombiote Musée du Louvre - Déposé au Musée des Beaux-Arts de Carcassonne.
En gravure, outre quelques portraits et scènes d’histoire, il a contribué à illustrer Le Musée françaisLe Musée français, recueil complet des tableaux, statues et bas-reliefs qui composent la collection nationale, avec l'explication des sujets et des discours historiques sur la peinture, la sculpture et la gravure, publié par Simon-Célestin Croze-Magnan et continué par Ennio Quirinio Visconti et Toussaint-Bernard Émeric-David, Paris, Imprimerie de Louis Étienne Herhan, en 9 volumes, 1803-1809. Réédité sous le titre Le Musée royal, ou Recueil de gravures d'après les plus beaux tableaux, statues et bas-reliefs de la collection royale, avec description des sujets, notices littéraires et discours sur les arts, publié par Henri Laurent avec des textes d’Ennio Quirinio Visconti, François Guizot et Charles-Othon de Clarac, Paris, Imprimerie de Pierre Didot aîné, en 4 volumes, 1816-1818., qui dépeint les collections du musée du Louvre. Son grand œuvre, sur lequel il travailla plus de dix ans, est le Musée des AntiquesMusée des antiques, dessiné, gravé et terminé à l'eau-forte par Pierre Bouillon, avec des notices explicatives par Jacques Bins de Saint-Victor, Paris, chez l'auteur, en 3 volumes, 1810-1821., paru en trois volumes entre 1810 et 1821, où sont rassemblées des gravures de figures historiques et mythologiques de l'Antiquité grecque et romaine.
Il est le père d'Auguste Bouillon (1805-1864), architecte du département de la Dordogne, à Périgueux, et architecte diocésainElec - Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle : Bouillon Auguste, Louis, Édouard.
La Mort de Caton Le sujet d'histoire proposé aux candidats du prix de Rome en 1797 était inspiré du récit de Plutarque racontant le suicide de Caton. Il avait pour intitulé complet : La Mort de Caton d’Utique dans le moment où, revenu de son évanouissement, il repousse le médecin, rouvre ses plaies de ses propres mains et expire en déchirant ses entraillesLe texte original porte la coquille « Caton l'unique » pour « Caton d'Utique ». Pierre-Dominique Cheynet, Les Procès-verbaux du Directoire exécutif, An V - An VIII, Inventaire des registres des délibérations et des minutes des arrêtés, lettres et actes du Directoire postérieurs au Recueil des actes du directoire exécutif de Debidour, , thermidor an VI - 20 brumaire an VII [19 juillet - 10 novembre 1798], Archives nationales, 2001, Séance du an VII [22 septembre 1798], Proclamation des lauréats des prix décernés par l'Institut en l'an V. Texte en ligne. Le prix fut décerné conjointement à trois artistes, dont les tableaux offrent une iconographie aux similitudes notables.
Le Musée des Antiques Les figures du Musée des Antiques étaient divisées en trois catégories : reliefs, bustes et statues.
Notes et références
Annexes Bibliographie Anatole de Rouméjoux, Bibliographie générale du Périgord, (lire en ligne) .
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