Charles Hoyau est un sculpteur français en terre cuite polychrome, actif au Mans et dans sa région, ainsi qu'en Touraine, au , dans les années 1627 à 1640 ; ses œuvres, toutes à sujet religieux, sont visibles dans plusieurs églises de l'ouest de la France.
Éléments biographiques et œuvre vignette|Sainte Cécile, cathédrale Saint-Julien du Mans
Peu d'éléments sont connus concernant la vie de Charles Hoyau ; il épouse Isabelle Préhoust, sans doute une parente des sculpteurs manceaux Marin et Julien Préhoust. En 1644, son épouse est désignée comme veuve dans un document d'archive.
Plusieurs de ses statues portent sa signature () : la Vierge de douleur et la Sainte Cécile de la cathédrale du Mans, la Vierge à l’Enfant de l’église de Cérans-Foulletourte, le Saint Sébastien de l’église Saint-Thomas de La Flèche.
Il travaille dans une région, le Mans et la province du Maine, qui au est devenue une zone de production importante pour la sculpture en terre cuite polychrome ; alors que la pierre et le bois prédominent dans le reste de la France, les sculpteurs du Mans se distinguent par l'utilisation d'une technique peut-être liée à l'influence d'artistes italiensYannick Vandenberghe, Sandrine Pagès-Camagna et Nathalie Balcar, « Polychromie des terres cuites françaises du Maine », dans Technè : la science au service de l'histoire de l'art et des civilisations, n° 36, 2012, p. 118-125..
Sainte Cécile jouant de l'orgue (1633). ; Vierge à l'Enfant (1633-1635) ; Vierge de douleur ; Sainte Marguerite d'Antioche : Le Mans, cathédrale ; Vierge à l'Enfant, église de Cérans-Foulletourte ; L'Éducation de la Vierge, Saint-Paterne-Racan, église paroissiale ; Vierge de pitié, Martigné-Briand ; Saint-Sébastien, vers 1630, La Flèche, église Saint-Thomas.Le patrimoine des communes de la Sarthe, t. 1, Paris, Flohic Éditions, 2000, 800 p. , p. 547. Mise au tombeau, groupe sculpté, Marolles-les-Braults, église Saint-Rémy ; le marché est passé le avec le curé de Marolles, François Angoulvent.. Vierge de pitié, Fontevraud-l’Abbaye, prieuré Sainte-Marie-Madeleine.
En 1631, il fournit les sculptures représentant saint Étienne et saint Pierre du retable des Minimes de Tours, aujourd'hui disparuMarie-Françoise Rose, Le décor des églises de Touraine au , mémoire de maîtrise d'histoire, 1969, .. En 1632, lui est passé commande d'une Adoration des bergers par l’abbaye de Beaumont-les-Tours qui a disparu ; la commande passée le indique qu'il lui est demandé ; le groupe est achevé en 1634Pierre-Charles-Armand Loyseau de Grandmaison, Chronique de l'abbaye de Beaumont-lez-Tours, Tours, 1877, p. 115 Lire en ligne..
D'autres groupes sculptés, présents dans des églises des pays de la Loire, lui sont attribués : deux statues, Saint François. et Sainte Claire., placées de part et d'autre du retable de la Communion dans la cathédrale de la Sainte-Trinité de Laval ; le Monument funéraire de François de Menon et de Madeleine de la Tour-Landry, vers 1627., ainsi qu'un groupe sculpté : Vierge de Pitié entre saint François et sainte Madeleine, dans l'église Saint-Pierre de Vaulandry..
Deux statues, une sainte et Sainte Anne et la Vierge, conservées au musée du Louvre, sont attribuées à son atelier...
Références
Voir aussi Bibliographie . . . Regard sur la sculpture. « Morceaux choisis » d'une collection 1650-1800 (catalogue d'exposition), Paris, Galerie Patrice Bellanger, 2003 , p. 12- 13.
Liens externes
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