Le d'artillerie lourde puissante automotrice () est un régiment de l'armée de terre française qui a participé au début de la Seconde Guerre mondiale. Créé en 1939, il participe avec ses canons automoteurs à la bataille de France mais se replie sans pouvoir combattre en .
Création et différentes dénominations 1939 : création 1940 : dissous
Chefs de corps
Historique des opérations et garnisons du régiment Le est créé à la mobilisation par le centre mobilisateur d'artillerie de Valence. Regroupé à partir du à Chabeuil, il part par voie ferrée pour le front le . Son matériel, produit à la fin de la Première Guerre mondiale, se révèle vétuste.
Pendant la drôle de guerre, le régiment, rattaché à la réserve générale d'artillerie, est sur les arrières de la française. Il stationne dans la région de Commercy et Thiaucourt (en Lorraine), puis à partir de la fin octobre à Bourmont, Saint-Thiébault et Goncourt (Haute-Marne). En , il rejoint Saint-Blin, Orquevaux et Manois (Haute-Marne). Après la percée allemande dans les Ardennes, le régiment reste sur place à cause de sa faible mobilité stratégique.
Le , les troupes françaises restées dans l'Est derrière la ligne Maginot sont tournées par les Allemands. Le régiment reçoit l'ordre de partir à la gare de Montlandon pour embarquer vers le sud. Le au matin, le régiment essaie de rejoindre la gare de Langres, plus proche, mais apprend qu'il n'y a pas les wagons nécessaires au transport des pièces de 280. Les différentes pièces sont sabordées ou abandonnées dans la région de Clefmont. Le régiment se replie ensuite avec ses automobiles par Vesoul et Pontarlier, jusqu'à Valence, qu'il atteint le . Envoyé sur Nîmes, le régiment y est dissout entre le et le .
Organisation Le régiment compte trois groupes de deux batteries :
État-major (chef de corps : colonel Marty, adjoint : capitaine Vivien) et batterie hors-rang (capitaine Ricou) : et batteries, 1 (chef d'escadron Nussard puis capitaine Brémond) : et batteries, 2 (chef d'escadron Rambaud) : et batteries, 3
Le régiment est équipé de 24 arrière-trains portant un mortier de 280 (quatre par batterie), tractés par 30 avant-trains moteurs (un de rechange par batterie). L'organisation du régiment prévoit , , et en soutien.
Étendard Il ne porte aucune inscription Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007
Insigne L'insigne du régiment porte un hippocampe (symbole de la cavalerie hippomobile, étrange pour des pièces autotractées) dans une roue dentée (symbole de la motorisation) sur deux canons croisés (emblème de l'artillerie).
Notes et références
Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute
Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale