Cette liste recense les peintures murales en Ille-et-Vilaine, département de la région Bretagne, avec un classement non exhaustif dans l'ordre chronologique, puis alphabétique.

Langon, chapelle Sainte-Agathe de Langon : l’étude archéologique du bâtiment en 1839 révéla dans le cul-de-four de l’abside une fresque du couverte par un badigeon du . Cette fresque, partiellement détruite, représente Vénus sortant des eaux, ou Amphitrite. accompagnée d’Éros chevauchant un dauphin et d’une multitude de poissons. Cet édifice gallo-romain faisait probablement office d’édifice funéraire.. La fresque est .

vignette|redresse|Détail des fresques de la chapelle du château de Châteaugiron. Châteaugiron, chapelle du château de Châteaugiron : partie la plus ancienne du château, elle est attestée dès 1184. Les peintures murales des forment un ensemble de motifs décoratifs et de scènes figurées à l'exemple de saint Martin donnant son manteau ou le martyre de saint Quentin, d'un blason peint dans la nef et d'une frise végétale. L'ensemble des peintures furent restaurées en 2013. Dans le chœur l'ensemble des décors furent restaurés mais ceux du furent cachés pour ne laisser voir que ceux du Collectif, Fleur Pellerin (préface), Françoise Gatel (Sénateur-Maire de Châteaugiron), La chapelle du château de Châteaugiron, restaurée et révélée, DRAC de Bretagne, 2015, . Mont-Dol, église Saint-Pierre : dès sa construction, l'église fut dotée de fresques suggérant un appareillage agrémenté de motifs floraux, décor qui permettait d'enrichir son architecture somme toute assez simple. S'il en subsiste quelques vestiges, l'église du Mont-Dol doit bien plus sa renommée à ses peintures du occupant les espaces interstitiels des fenêtres hautes de la nef. . Saint-Uniac, église Saint-Uniac : la charpente de cette église fut redécouverte au-dessus de la nef lors des travaux de restauration en 1990. Elle appartient au type de charpente dite à « poinçon court », arrêté au-dessus du faux entrait. Le décor exécuté sur celle-ci est au charbon de bois sur un fond blanc, au lait de chaux, formant de grandes tiges à feuilles découpées et retournées, partant des pieds des fermes, sous la forme de larges volutes couvrant tout la surface du bois. Le décor va jusqu'à la panne faîtière et se subdivise au niveau des liens courbes supérieurs pour encadrer à la base du poinçon. Sur les liens des contreventement figurent des phylactères sur lesquels sont inscrits en alternance « IHS » et « MARIA ». .

Aubigné, église Notre-Dame d'Aubigné : peinture murale découverte en 2013, lors de travaux de rénovations du bâtiment représentant La Cène avec des ocres rouge et jaune d'une qualité exceptionnelle selon Christine JablonskiEntretien de Brigitte Saverat-Guillard avec Christine Jablonski, « Des peintures du Moyen Âge dans l'église Notre-Dame d'Aubigné », Ouest-France, .. Langon, église Saint-Pierre : la voûte de l’absidiole nord présente un décor peint (fin ou début ) représentant probablement un Christ tétramorphe, en partie masqué, est le dernier témoin d’un ensemble de peintures qui selon des témoignages du , semblait recouvrir entièrement l’édifice.. vignette|redresse|Fresques, chapelle Saint-Vincent de l'abbaye de Saint-Méen à Saint-Méen-le-Grand. Saint-Méen-le-Grand, abbaye de Saint-Méen : en 1986, des sondages effectués dans la chapelle Saint-Vincent révélèrent l’existence de fresques datées du ou du . L'ancien chœur et le transept est peint d'un faux appareil à double trait dont les angles sont marqués par de petites volutes et le champ ponctué de fleurettes. Sur le mur sud du chœur sont peints de faux claveaux en polychromie sur les piles. Le décor est peint en trompe-l'œil. Dans la chapelle Saint-Vincent, les chapiteaux ne portent pas de décor sculpté mais des fragments de peinture ocre rouge et noir sont visibles sur le chapiteau central. La chapelle Saint-Vincent est l’ancienne salle capitulaire, élevée à la fin du ou au début du . Les voûtes d’ogives retombent sur des colonnettes engagées par huit chapiteaux sculptés encore proche du vocabulaire roman. Les murs et la voûte sont ornés d’un cycle peint illustrant la vie de saint Méen.. Les peintures semblent dater de la fin du ou du début du .. .

L'Hermitage, manoir du Boberil : à l'origine, ce bâtiment était plus long avec une grande salle basse sous charpente au rez-de-chaussée. Sur celle-ci furent retrouvées des traces noirâtres à intervalle régulier, tous les , sur un fond blanc. Leur contour irrégulier laisse deviner la forme à plusieurs pointes des ancolies figurant dans le blason des du Boberil. Sainte-Marie, chapelle Saint-Jean-d'Apileur : chapelle frairienne dédiée à saint Jean-Baptiste de la fin du . Lors de la restauration de cet édifice dans les années 1985-1990 un décor peint représentant la vie de saint Jean-Baptiste fut découvert sur les murs de la nef. Dans le bras nord du transept, plusieurs représentations de saints inscrites dans des cadres font fonction de retable. Sur sa charpente d'origine figure une polychromie sur les fermes, pannes et chevrons, en quatre couleurs, jaune, rouge, noir et blanc, représentant des chevrons et des damiers. Sur les chevrons sont posés en alternance des mouchetures d'hermine à large queue à plusieurs pointes alignées datant du . La charpente de cette chapelle a fait l'objet d'une étude dendrochronologie permettant de dater l'abattage des bois entre 1398 et 1407. ....

Gaël, église Saint-Pierre () : dans une tourelle polygonale est peint un décor sur lambris représentant des feuilles de lierre montant vers le centre de la voûte polygonale qui délimite des compartiments triangulaires. La clef de voûte et les angles de la base comportent des sculptures polychromes.. Le Rheu, église paroissiale : détruite en 1845, . Mont-Dol, église Saint-Pierre : les murs nord (deux premières travées) et sud (travées deux à six) du vaisseau principal conservent un cycle de fresques datant du ayant pour thèmes la Passion et la Résurrection du Christ. Classé le , il compte parmi les ensembles médiévaux les plus importants d'Ille-et-Vilaine avec les fresques de la chapelle Saint-Jean d'Épileur à Sainte-Marie, celles de la chapelle Saint-Vincent de l'abbatiale de Saint-Méen-le-Grand ou encore celles de l'abbatiale Saint-Sauveur de Redon. Découvertes en 1864 à l'occasion de travaux de restauration, les fresques avaient été alors croquées sur demande de la Société archéologique d'Ille-et-VilaineSigismond Ropartz, « Anciennes peintures murales du Mont-Dol », Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, tome IX, Rennes, Imprimeries Ch. Catel et , 1875, . puis recouvertes d'un lait de chaux. Elles ont été de nouveau mises au jour en 1971 et bénéficient depuis lors d'une mesure de protection..

La fresque la plus célèbre de l'église se trouve sur le mur sud de la première travée de la nef. Elle a pour thème l'Enfer. Par bien des aspects, elle se rapproche de son homologue bretonne de Kernascléden. Elle dépeint les divers tourments de l'enfer infligés aux damnés : vignette|redresse|L'Enfer, Mont-Dol, église Saint-Pierre. diable brouettant une charretée de damnés ; démon chevauchant une damnée ; supplice de la roue éternelle ; pendus à l'arbre fatal de la science du bien et du mal ; Satan dévorant un enfant de malédiction tandis que sa mère flambe ; damné précipité dans le trou de l'abîme. Cette fresque, à l'instar des précédentes, a été classée le . vignette|redresse|Fresque du baptême du Christ, Rennes, Notre-Dame-en-Saint-Melaine. Rennes, Notre-Dame-en-Saint-Melaine : une peinture murale du représentant le baptême du Christ est située dans le transept sud. Elle a perdu la plus grande partie de son décor peint à l'exception du fragment précité, recouvrant une baie gothique murée, dont l'encadrement peint de motifs de chevrons est toujours visible. Il fut redécouvert entre 1958 et 1966 lors de la campagne de restauration de l'église. Cette peinture est . En 2003, l'architecte des monuments historiques Hervé Chouinard documente les peintures murales, suivie en 2015 d'une restauration sous la maîtrise d'œuvre d'Olivier Weets, et réalisée par Géraldine Fray. On relève parmi les pigments du rouge, vert, bleu, noir, ocre jaune, blanc rosé : orangé, blanc verdâtre, blanc jaune, vert clair, orange clair, rose, brun et une dorure. Vitré : chapelle Saint-Nicolas de Vitré, peintures du

Livré-sur-Changeon, église prieurale Notre-Dame-de-l'Assomption : l'absidiole sud a révélé des vestiges de peinture murale, fleurettes au pochoir, remontant sans doute au . L'abside et le transept dateraient du , la nef et le bas-côté sud du , le bas-côté nord de 1889. L'église primitive () devait se composer d'une nef voûtée en berceau, d'une croisée, surmontée d'une épaisse tour carrée dont subsiste la souche. Le chœur était en hémicycle surmonté et possédait deux absidioles dans les murs orientaux des transepts. Voûté en cul-de-four, le chœur est percé de cinq baies romanes plein cintre. Le portail principal porte la date de 1551. Le clocher a chacune de ses quatre faces percées de fenêtres géminées dont les cintres sont supportés par de petites colonnes. Les absidioles des transepts sont également en cul-de-four et percées de baies en plein cintre.. . Saint-Léger-des-Prés, église Saint-Léger : fresques du . Vitré, chapelle Saint-Nicolas de Vitré : peintures du début du .

Corps-Nuds, château du Châtellier : décors peints sur deux plafonds et dans l'escalier. « Château du Châtellier » notice sur la base Mérimée.. Saint-Malo (intra-muros), Monastère Notre-Dame-de-la-Victoire, peinture murale du représentant : L'Annonce faite au bergers, peinte sur le mur de la Tribune de la chapelle de cet ancien couvent de religieuses bénédictines et . Vitré, couvent des Augustins : plafond peint de la première moitié du où l'on peut lire cette inscription : () ― Bible de Jérusalem, Proverbe 8, chapitre IX.

Fougères, chapelle Saint-Pierre d'Iné, peintures sur le mur du chevet l'ensemble .

Fougères, église Saint-Sulpice : peinture murale du chœur par Antoine Chalot en 1852. Bâtiment . Montfort-sur-Meu, église Saint-Louis-Marie-Grignion-de-Montfort : Philippe Bonnet mentionne que les peintures de la voûte du chœur sont de Félix Jobbé-Duval (1821-1889) et qu'elles sont les vestiges d'un décor plus important. Ce qui en reste représente Les Vertus théologales, et dans la travée droite Dieu le Père adoré par des anges musiciens. Selon Émile Maillard, elles seraient d'Antoine Chalot (né en 1825). Édifice . Rennes: cathédrale Saint-Pierre : la voûte de la nef en plein cintre est décorée d'ors, œuvre d'Auguste Louis Jobbé-Duval, qui fonda en 1843 la Maison Jobbé-Duval spécialisée dans la décoration, la restauration de tableaux et la dorure sur bois. La voûte comporte des écussons aux armes de la Bretagne et des diocèses suffragants de l'archevêché de Rennes, créant ainsi une apparence plus somptueuse. Lors des chantiers de restauration de 2012-2014 du transept et du chœur fut découvert à la clef de l'arc ouvrant sur le bras nord sur la croisée, une pipe en terre avec dans son fourreau un petit billet enroulé portant le nom de Jobbé-Duval et des compagnons qui l'aidèrent à la réalisation du décor de la cathédrale. Le cul-de-four de l'abside est orné d'une peinture représentant la dation par le Christ des clés du Royaume des Cieux à saint Pierre, réalisée vers 1871 par Alphonse Le Hénaff (1821-1884). Le chœur est entouré d’un déambulatoire dont les murs sont décorés par la Procession des saints de Bretagne, seérie de peintures à la cire représentant des saints de Bretagne regroupés d’après leur diocèse (Rennes, Dol-de-Bretagne, Saint-Malo, Saint-Brieuc, Tréguier, Saint-Pol-de-Léon, Quimper, Vannes), également dues à Alphonse Le Hénaff. En 1858, le peintre Antoine Chalot réalise la peinture murale de la chapelle Notre-Dame-de-la-Cité dans cette cathédrale.