Le d'artillerie est un ancien régiment d'artillerie de l'armée française. Il combat pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale.
Création et différentes dénominations : création du régiment d'artillerie de campagne () : dissolution, devient Régiment de marche dans le / : nouvelle formation du régiment d'artillerie de campagne () par renommage du / d'artillerie de campagne : devient d'artillerie divisionnaire : création du régiment d'artillerie lourde divisionnaire () : dissolution
Liste des chefs de corps : lieutenant-colonel Tisserand 1939 : ?
Historique des campagnes, batailles et garnisons du RA Première Guerre mondiale Le d'artillerie de campagne est créé le , à Saint-Quentin, avec l'artillerie divisionnaire (AD) 62C'est-à-dire l'artillerie attachée à la d'infanterie. qui est elle-même composée d'unités distinctes : trois batteries de 75 modèle 1897 du d'artillerie de campagne, deux batteries de 75 du d'artillerie de campagne, une batterie de 75 du d'artillerie de campagne, 3 batteries de 75 du d'artillerie de campagne.
Le dépôt, qui se trouve à Angoulême, est commun avec le 21e régiment d'artillerie.
1917 Formé sous un violent bombardement, le régiment est envoyé dès le dans la région de Davenescourt, puis transporté par chemin de fer de Montdidier et d'Hargicourt pour Dunkerque et Bergues ou il arrive les 5 et et part immédiatement occuper dans le secteur de Nieuport, Ostdunkerque, Coxyde-les-Bains et Hondschoote. À la suite d'une attaque allemande, le permet, par des tirs intensifs, la reprise du terrain perdu.
Les 7 et , le régiment embarque à Bergues avec pour destination Villers-Cotterêts et Longpont. Le les batteries prennent position à l'ouest du Moulin de Laffaux à hauteur de Neuville-sur-Margival pour appuyer les régiments d'infanterie engagés dans la bataille du Chemin des Dames.
Après trois mois éprouvants passés dans le secteur le régiment est envoyé, le , dans le secteur du front qui borde l'Oise et s'installe à Moÿ, Urvillers, à l'ouest du fort de VendeuilVoir ., Vendeuil, Ly-Fontaine, La Fère, Tergnier.
Le , la prend position à Essigny-le-Grand ou elle bombarde les positions ennemies. Le , elle est marmitée et perd 4 canons et 2 dépôts de munitions. Le cette même batterie est soumise à un violent bombardement d'ypérite si bien que tout le personnel doit être évacué pour intoxication. Elle est immédiatement remplacée par une autre batterie.
En novembre, décembre et , les positions du régiment sont soumises à des tirs continuels et nourris d'obus de gros calibres auxquels il répond crânement.
1918 Le , le d'artillerie est relevé par l'artillerie anglaise et pars au repos à Lagny, Noyon et Beaurains.
Après quelques jours de repos le régiment se rend par étapes aux environs de Paris, à Pontoise, Châtenay-en-France, Sannois, Survilliers et Goussainville.
Le le régiment est mis en marche, en passant par Dammartin, Nanteuil, La Ferté-Milon, Oulchy et Chéry-Chartreuve pour aller occuper des positions de repli en arrière du chemin des Dames ou elle arrive le . Il en repart immédiatement dès le lendemain en direction de Soissons afin de boucher la brèche qui a été ouverte dans le front anglais lors de l'attaque allemande sur Saint-Quentin. Après avoir cantonné à Hartennes et Chaudun, puis Attichy et Berneuil, le régiment rejoint le 25 le front Ercheu-Libermont-Freniches pour finalement s'installer à l'est de Margny-aux-Cerises en raison de la pression ennemie. La supériorité allemande, oblige le à se replier sur Avricourt puis sur Crapeaumesnil avant de prendre position à l'est de Carny. Battant les débouchés entre Candor et Amy, les batteries du contribuent à repousser plusieurs attaques sur Fresnières et La PotièreLa Potière est située sur la commune de Lassigny. Dans la soirée du , elles subissent un bombardement continu d'obus de gros calibre et une attaque d'infanterie oblige plusieurs batteries à se replier, difficilement, sous le feu de l'ennemi. Le , les batteries sont établies entre Les Granges, Roye-sur-Matz, ManceauManceau est situé sur la commune de Laberlière. et Laberlière. Une attaque générale allemande leur permet de s'emparer de Piennes, Remaugies, Bus et Conchy-les-Pots obligeant un nouveau repli du dans le parc du château d'Orvillers-Sorel et au Haut-MatzLe Haut-Matz est situé sur la commune de Ricquebourg. Le 28 les Allemands continuent leurs violentes attaques, que les tirs de barrage parviennent à repousser.
Dans la nuit du 28 au 29, les 9 batteries du régiments tirent en même temps et le plus rapidement possible, si bien qu'en 10 secondes, 180 obus s'abattent sur les zones choisies éprouvant fortement la division d'infanterie de la Garde. Mais l'infanterie allemande attaque tout de même et s'empare de Plessis-de-Roye et bouscule la DI. Mais l'attaque de la division d'infanterie de la Garde, fortement éprouvée par les bombardements, est arrêtée par la défense de fer de la DI qui permet à la division d'infanterie de contre attaquer et de reprendre Plessis-de-Roye ou elle fait 800 prisonniers. Mais sur la gauche les allemands ayant pénétrés dans Orvillers-Sorel, trois batteries du se trouvent dans une situation tellement critique que des grenades incendiaires sont préparées pour mettre les canons hors service. Elles sont sauvées par l'arrivée du qui parvient à refouler les attaquants et réoccuper Orvillers-Sorel.
Dès lors, le front se stabilise mais l'artillerie allemande continue ses violents bombardements où l'ypérite est souvent présente.
Le , le régiment est transporté vers les Vosges dans le secteur de Saint-Dié, Raon-l'Étape, Moyenmoutier, Denipaire, Robache, l"Ormont, Remomeix, ou les bombardements et marmitages se succèdent.
Le le régiment embarque en train pour Nanteuil-le-Haudoin.
Du 22 au le régiment progresse par Dammard, la ferme LessartLa ferme Lessart est située à Macogny., Neuilly-Saint-Front et le bois des Bonnesle bois des Bonnes est situé à Bonnesvalyn., terrains arrachés à l'ennemi dont les cadavres et les débris des colonnes allemandes jonchent encore les routes. Le le prend ses positions dans le bois de la TournelleLe bois de la Tournelle est situé à Villeneuve-sur-Fère. pour préparer le terrain au d'infanterie chargé de s'emparer de Fère-en-Tardenois, qui est accueillie par de violents feux de mitrailleuses. Le village finit par être pris après 3 jours de combats, avec le soutien du d'infanterie. Contraints de se replier, les Allemands sont poursuivis par la d'infanterie, permettant au RAC de s'installer, les 2 et , à Seringes et à Bruys puis de passer l'Ourcq à Fère-en-Tardenois les 4 et après de durs combats d'infanterie.
Du 6 au , des combats violents et de violents bombardements se succèdent sans interruption, l'ennemi cherchant à tout prix à rejeter les Français au sud de la rivière. Ces dures journées permettent au 221e RA une citation à l'ordre de la DI : .
Le l'infanterie française est relevée par l'infanterie américaine que le RAC continue d'appuyer pendant 2 jours avant d'être relevé par le RAC, après avoir subi un bombardement par avions et .
Du 17 au le régiment est au repos à Villiers-sur-Marne et Domptin. Le , il se rapproche du front et cantonne dans la région de Beuvardes.
Les 6 et , les effectifs réduits de la remplacent la DI américaine au nord-est de Fismes. Les Américains qui viennent de franchir la Vesles n'ont pu atteindre leurs objectifs, ayant été arrêtés par la division de la Garde prussienne. C'est à la DI qu'incombe la tâche de briser la résistance et de continuer la progression. Le régiment installe ses batteries près de VilletteVillette appartient à la commune de Fismes., Courlandon et Baslieux. Battues par l'artillerie allemande les positions subissent des pertes. Le , la au centre, la DI à droite attaquent en liaison avec les Américains qui sont à gauche. Après une violente préparation d'artillerie le s'empare de Glennes, tandis que le se heurte à un stosstrup. Dans la nuit des violents combats d'artillerie font rage. Les tirs de batterie et de contre-batterie se succèdent; obus de 105, de 77, de 150 et obus à gaz tombent comme la grêle.
Le , le front s'étant déplacé, une partie du régiment se porte à l'est de Perles et subit un bombardement nourri. Le le régiment se trouve sur de nouvelles positions à Blanzy-lès-Fismes et Soudé-Sainte-Croix.
Du 9 au , le régiment d'artillerie est envoyé au repos d'abord dans la région de Sergy puis près de Château-Thierry, à Chierry, Blesmes et Étampes-sur-Marne.
Le , le régiment est dirigé par Villers-Agron, Jonchery-sur-Vesle, Pévy et Juvincourt sur la ligne Hindenburg. Du au , 2 groupes du positionnés au nord de La Malmaison prêtent main-forte aux et DI qui attaque, sans succès, les défenses allemandes qui comprend trois lignes de retranchement établies sur une dizaine de kilomètres de profondeur. Chaque retranchement est formé de deux ou trois lignes de tranchées garnies de nombreux réseaux de fil de fer très épais, des abris bétonnés avec des mitrailleuses sont installées dans tous les coins, des pièges à tank chargés d'explosifs, sont disposés méthodiquement et d'une façon continue, entre les réseaux de fil de fer de la première tranchée L'ensemble constitue une position formidable, facile à défendre mais bien difficile à prendre.
Dans la nuit du 28 au , la DI relève à Saint-Quentin-le-Petit la DI et le prend position à Le Thour. Après des combats acharnés du au , les troupes françaises avancent et le régiment progresse par Seraincourt, Chaumont-Porcien et Maranwez qui est enlevé de haute lutte, puis Marlemont où le régiment est visé par une batterie de 105 allemands, rapidement contrés, Logny-Bogny ou l'infanterie Française est arrêtée par des mitrailleuses qui sont détruites par quelques tirs d'artillerie. La progression continue par Lépron-les-Vallées, Rouvroy-sur-Audry et Lonny défendue par l'artillerie allemande. La poursuite continue par Renwez, Arreux, CharrouéCharroué, commune de Cliron..
Le , au début de la matinée, une partie du régiment arrive à Sécheval où il se prépare à appuyer le passage de la Meuse mais à 10h57, l'ordre de cesser le feu est donné pour 11h00.
Entre-deux-guerres En , le régiment est dissous, son fusionne dans le Régiment de marche / (renommé en août).
En , nouvelle formation du régiment d'artillerie de campagne () par renommage du / d'artillerie de campagne. Il fait partie de la d'infanterie de Düren, au sein du d'armée de l'armée française du Rhin (son dépôt étant administré par le d'Angoulême). Dans le cadre de la réorganisation des corps d'artillerie français décidée en 1923, le régiment prend le nom de d'artillerie divisionnaire le .
Seconde Guerre mondiale À la mobilisation de 1939, le régiment est recréé, au centre mobilisateur d'artillerie (Angoulême, Périgueux, Limoges), à partir du d'artillerie divisionnaire. Avec le d'artillerie divisionnaire, le d'artillerie lourde divisionnaire forme l'artillerie de la d'infanterie.
En , il rejoint la Somme au sud d'Amiens. Il participe à la bataille de la ligne Weygand début .
Étendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Tardenois 1918 La Serre 1918
Décoration Le régiment est cité à l'ordre de la en 1918 et est donc décoré de la croix de guerre 1914-1918 avec étoile d'argent.
Notes, sources, références et bibliographie
Notes
Références
Bibliographie Journal de marche du régiment d'artillerie de campagne, sur memoiredeshommes , . .
Voir aussi Articles connexes Liste de régiments français Liste des régiments d'artillerie français Artillerie française pendant la Première Guerre mondiale
Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute