Nocturnes est un ensemble de six pièces pour piano d'Erik Satie, composé en 1919.

Contexte et création vignette|Page de titre des Trois (premiers) Nocturnes, éd. Rouart-Lerolle (1919). Unis par un tempo lent, une mesure ternaire à , une forme ternaire commune A-B-A où B change de tonalité, une mise entre parenthèses de l'humour caractéristique du compositeur, une , les six Nocturnes sont composés entre août et et sont publiés en deux cahiers, le premier chez Rouart-Lerolle en 1919 regroupant les numéros un à trois, les quatrième et cinquième étant édités chez Demets en 1920.

Erik Satie compose d'abord les trois premiers comme un ensemble. Il nomme également le premier Faux-Nocturne, mais il en retire la mention avant publication, suite à la mort de Claude Debussy.

Structure L'ensemble complet, d'une durée d'exécution de dix minutes environ, comprend six numéros, :

Premier Nocturne — Doux et calme, dédié à Marcelle Meyer Deuxième Nocturne — Simplement, dédié à André Salomon Troisième Nocturne — Un peu mouvementé, dédié à Jean Hugo (Valentine Hugo) Quatrième Nocturne — , dédié à la Comtesse Étienne de Beaumont Cinquième Nocturne — , dédié à Georges Cocteau Sixième Nocturne —

Analyse , écrit Satie à Valentine Hugo à l'époque de composition des Nocturnes. Il écrit encore . vignette|Première page du manuscrit autographe du Premier Nocturne. Malgré une teinte générale commune, chaque nocturne possède son climat propre. Guy Sacre note l'abondance d'intervalles conjoints dans le premier, en ré majeur, et son caractère paisible à l'exception d'un choral vigoureux dans sa partie centrale. Pour le deuxième, dans la même tonalité, « plus court et moins lisse », il souligne sa « basse ourlée » et sa « mélodie sinueuse ». Toujours en ré majeur, le troisième Nocturne est construit autour de la quarte et est « le seul à quitter un instant son : le trio (en sol majeur, calme) est à , à trois et quatre parties très chantantes ».

Le quatrième Nocturne est qualifié par Sacre de « plus émouvant de la série », en si dorien, et explore les quintes. De plus, pour Robert Orledge, l'ambiguïté entre le si majeur et le fa dièse mineur ainsi que la section médiane en fait l'une des plus belles pièces du compositeur.

Quant au cinquième, en ré mineur/fa majeur, il est le plus chromatique de tous. Alfred Cortot retient en préférences ce dernier morceau, , ainsi que le premier, .

Les quatrième et cinquième nocturnes contrastent par la tonalité avec le sixième nocturne, calme et puissant qui revient au dernier moment en ré majeur.

Sixième nocturne Satie a laissé un brouillon de composition d'un sixième nocturne, complété et réalisé par le musicologue Robert Orledge, publié chez Max Eschig en 1994.

Discographie Erik Satie — Socrate, Six Nocturnes, Premier menuet par Jean Belliard (ténor) et Billy Eidi (piano), CD Timpani 1C1141, 1993. Erik Satie Piano Music, Håkon Austbø (piano), Brilliant Classics 99384, 1999. Tout Satie ! Erik Satie Complete Edition, CD 3, Aldo Ciccolini (piano), Erato 0825646047963, 2015.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie Ouvrages généraux

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Monographies . . . .

Liens externes

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