est une chanson écrite par David Bowie en 1970 pour l'album , sorti en aux États-Unis et en au Royaume-Uni. Comme dans plusieurs de ces compositions de l'époque, s'y reflètent les influences du bouddhisme, de Friedrich Nietzsche et d'Aleister Crowley. Les biographes de Bowie l'ont qualifiée de « joyau caché de l'album » (David BuckleyDavid Buckley (1999). Strange Fascination – David Bowie: The Definitive Story: pp.99–102) et de « [l']un de ses enregistrements les plus sous-estimés » (Nicholas Pegg).

Description Sur un tempo de valse , accompagné d'une guitare aux vibrations de mandoline, ce morceau doux qui contraste avec les sonorités hard rock du reste de l'album évoque la « mélancolie mesurée, légèrement sinistre » de chansons dont le souvenir remonte à l'enfance de Bowie, comme Inchworm de Danny Kaye. Des musicologues y ont vu une sorte d'adieu au courant hippie qui imprègne les premiers albums du chanteur., ou encore un hommage au Being for the Benefit of Mr. Kite! des Beatles.

Elle fait écho à une des premières compositions de Bowie, There Is a Happy Land (1967, album David Bowie) en ce qu'elle s'attarde aussi sur le monde de l'enfance, mais en en tirant cette fois les conclusions cauchemardesquesRoy Carr & Charles Shaar Murray (1981). Bowie: An Illustrated Record: p.38, au point que Nicholas Pegg la considère comme « l'une des plus effrayantes de son répertoire ». Les thématiques chères à l'auteur dans cette partie de sa carrière sont présentes : l'isolement, la paranoïa, l'inadaptation.

Comme une grande partie de l'album, le texte est teinté de bouddhisme (, ) et imprégné de la philosophie nietzschéenne du Surhomme (, « L'homme est un obstacle, triste comme le clown ») et d'allusions à la pensée de l'occultiste Aleister Crowley (, « Vis jusqu'à ta renaissance, et fais ce que tu veux »).

Selon le producteur Tony Visconti, la base de la chanson et le vers « Oh by jingo » sont des idées de Bowie, la paternité du reste revenant à Mick Ronson et lui.

Interprètes

David Bowie : chant, guitare acoustique, orgue, stylophone, saxophone Mick Ronson : guitare acoustique et électrique Tony Visconti : basse, flûte à bec Woody Woodmansey : batterie, percussions Ralph Mace : synthétiseur modulaire Moog

Reprises Des groupes comme Siouxsie and the Banshees, The Cure et Bauhaus citent l'atmosphère gothique de After All parmi leurs influences significatives. Human Drama - Pin Ups (1993) The Mission - Goth Oddity - A Tribute to David Bowie (1996) Tori Amos - Strange Little Girls (2001) (face B du single) Billie Ray Martin - After All (2014)

Notes et références

Liens externes

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