Jacques Reitzer, né le à Casablanca et mort le à Vitry-le-François, est un industriel et chef d'entreprise franco-marocain. Il a dirigé sous le protectorat français au Maroc l'important complexe industriel d'Etat de la Compagnie fermière des Eaux d'Oulmès et fait partie des premiers libéraux du Maroc souhaitant l'indépendance du pays.

Biographie Pendant la Seconde Guerre mondiale, son père Antoine Reitzer, engagé dans les Forces Françaises Libres, est condamné par le régime de Vichy et décède après une longue détention.

Né à CasablancaBiographie, Jacques Reitzer effectue ses études secondaires, au Lycée Lyautey de Casablanca et sengage à son tour dans les Forces Françaises Libres. Après la guerre, il devient cadre de l'Office Chérifien d'Exportation. Puis, il prend la tête de la Compagnie fermière des Eaux d'Oulmès"Jacques Lemaigre Dubreuil de Paris à Casablanca", par William A. Hoisington, en 2009 aux Editions L'Harmattan "Casablanca: Ville d'émeutes" par Michel de La Varde, aux Editions Martel en 1955 "La grande crise franco-marocaine, 1952-1956", par Abderrahim Ouardighi, aux Editions Ouardighi en 1976, qui gère un important complexe industriel d'Etat"Jacques Reitzer : l'ardent combat pour la justice" par Anne-Marie Rozelet, dans la revue Horizons Maghrébins - Le droit à la mémoire, en 1996 .

Fondée en avec 5 millions de francs pour embouteiller les eaux minérales naturellement gazeuses du bassin d’Oulmès et bâtir un "Hôtel des Thermes", la société entre en bourse en 1949. Cela lui permet d'acquérir la source de Kharouba et bâtir une nouvelle usine de sodas à Casablanca, retardée pendant la Seconde Guerre mondialeDossier d'information financière de BNP Paribas sur la société « Les Eaux Minérales d'Oulmès » mars 2017.

Jacques Reitzer fait par ailleurs partie des "libéraux du Maroc""Mohamed V et Hassan II: une évocation historique" par Ali Mounir Alaoui aux Editions EL Maarif Al Jadida en 1999 dès les débuts de l'émergence de ce mouvement au début des années 1950. Il est et "Frères de Plume" par Ahmed Alami aux Éditions du Panthéon en 2016 d'Antoine Mazzella, rédacteur en chef du quotidien Maroc-Presse, où s'expriment les personnalités de cette tendance. Avec elles, en 1953 il s'oppose au complot contre le sultan du Maroc qui débouche sur son exil en Corse puis à Madagascar, ce dont le souverain le remercie dans une lettre du . Dès , il obtient audience de différents ministres pour empêcher sa déposition, avec un autre industriel, Pierre Clostermann, par ailleurs député gaulliste de la Marne"Avant d'échapper à un attentat contre-terroriste à Casablanca M. Reitzer avait été menacé de mort" dans Le Monde du 8 juin 1955 .

Menacé de mort, il échappe ensuite à trois attentats, deux à la bombe, un à la mitraillette. Deux bombes explosent à l'usine de Casablanca et l'un de ses employés, livreur de bouteilles, est assassiné. Fin , Gilles Vaillard, journaliste de La Vigie marocaine, le prévient qu'un guet-apens l'attend dans la cour de l'usine de Casablanca"L'assassinat de Lemaigre-Dubreuil : Casablanca, le 11 juin 1955" par François Broche en 1977 aux Editions Balland. Le , Jacques Reitzer échappe pour la troisième fois à un attentat des groupes "ultras" qui luttent contre le risque d'indépendance du Maroc, parvenant à faire fuir des tireurs, mais l'instant d'après une bombe détruit sa voiture et il porte plainte"Ces assassins qui ont voulu changer l'Histoire" par Pierre Accoce, aux Éditions Plon en 1999 . Cinq jours plus tard son ami Jacques Lemaigre Dubreuil périt sous leurs balles au pied de son immeuble de Casablanca.

En , Mohammed V, restauré, le décore des insignes de commandeur du Ouissam alaouite. Après l'Indépendance, il se place au service du gouvernement marocain. Une trentaine d'années après, il revient en France en 1983, où il meurt le d'une longue maladie.

Distinctions

Voir aussi Articles connexes Maroc-Presse libéraux du Maroc

Bibliographie Anne-Marie Rozelet, « "Jacques Reitzer : l'ardent combat pour la justice" », Horizons Maghrébins - Le droit à la mémoire, 1996.

Références

Liens externes

Catégorie:Naissance à Casablanca Catégorie:Naissance en janvier 1921 Catégorie:Militaire des Forces françaises libres Catégorie:Industriel marocain Catégorie:Industriel français du XXe siècle Catégorie:Décès en juin 1995 Catégorie:Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite Catégorie:Décès à 74 ans