Le d'artillerie est un régiment d'artillerie de l'armée française. Créé en 1924 comme régiment d'artillerie lourde portée (), il combat pendant la Seconde Guerre mondiale et est dissout en , à l'issue de la bataille de France.
Création et différentes dénominations : création : dissous
Chefs de corps
Historique Entre-deux-guerres gauche|vignette|Soldats du montant la garde le devant la maison natale de Jean Jaurès à Castres, lors des commémorations en mémoire du député assassiné. Le RALP est créé le à partir du d'artillerie lourde portée. Il est rattaché au d'armée et est caserné à Castres.
Il s'installe le à Draguignan (par fusion avec le d'artillerie lourde à tracteurs) et est rattaché au d'armée. Au début des années 1930, le régiment est régulièrement appelé pour lutter contre les feux de forêt. Réparti entre Draguignan, Toulon et Nice, le régiment est regroupé à Draguignan en 1936.
En 1934, il prend le nom de d'artillerie automobile () mais cette dénomination est abandonnée avant 1939 pour éviter la confusion avec les régiments d'artillerie d'Afrique (également désignés RAA).
Seconde Guerre mondiale À la mobilisation, entre le et le , il rappelle ses réservistes au centre mobilisateur d'artillerie de Draguignan. Il est constitué de deux groupes de canons de 155 C modèle 1917 portés et de trois groupes de canons de 75 portés (XI, XII et XIII). Il forme également les et le d'artillerie lourde. Les groupes de canons de 75 sont des groupes autonomes affectés à la défense du littoral français (organes côtiers). Le est à Nice, le à Toulon et le en Corse. Le devient le du en . Le rejoint le d'artillerie en .
Le stationne à Mailly-Champagne pendant la Drôle de guerre. Le , il part pour la région de Dun-sur-Meuse. Le est mis à la disposition de la d'infanterie près de Bulson le lendemain. Le groupe est mis à la disposition de la d'infanterie le et rejoint Beaumont-en-Argonne. La zone subit l'attaque allemande à la suite de la traversée des Ardennes et les troupes françaises sont mises en déroute dans la bataille de Sedan. Le , le régiment est anéanti et perd toutes ses pièces d'artillerie sauf une.
Les restes du régiment se regroupent à Mailly le puis se replient vers le sud via Arcis-sur-Aube. Ils atteignent la région de Bergerac le . Le régiment est dissout le .
Traditions Étendard vignette|gauche|upright=1.2|Dessin du revers de l'étendard du d'artillerie. L'étendard du d'artillerie reprend les inscriptions du d'artillerieIl porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Extrême-Orient 1884-1885 Madagascar 1895 Maroc 1912-1913 La Mortagne 1914 Verdun 1916 Saint-Quentin 1918 En 1953, l'étendard du est confié au d'artillerie antiaérienne, stationné avec les forces françaises en Allemagne. Le est dissous en 1960.
Insigne vignette|upright=0.5|Le blason de la ville de Draguignan, dont s'inspire l'insigne du . L'insigne du régiment, fabriqué par l'entreprise Drago, date de 1937. Il représente le dragon de la ville de Draguignan dans une couronne, avec en chef l'inscription XVME CA et en pointe 363. RAA. Personnalités ayant servi au régiment
Louis Ricardou, compagnon de la Libération, sert au régiment à Béziers de 1928 à 1929, Joseph Kaucsar, footballeur français, au régiment en 1931.
Références
Voir aussi
Liens externes
Les loisirs du RALP à Bergerac après l'armistice. Les soldats photographient un renard apprivoisé. via
Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute