La bataille de Crouy est un affrontement de la Première Guerre mondiale. Elle a lieu à Crouy, devant Soissons dans l'Aisne, début . Une attaque française est bloquée par les défenses allemands et la contre-attaque allemande déclenchée le repousse les Français au-delà de leurs positions de . L'attaque sera ensuite connue sous le nom d'affaire de Soissons en France.

Historique

Contexte À partir de la fin 1914, le commandement français considère la reprise du secteur de Soissons. Le , le généralissime Joffre demande la reprise des offensives françaises. Le général Michel Maunoury, commandant la , transmet l'ordre au général Henri Berthelot commandant depuis le le de divisions de réserve (), constitué de la d'infanterie () et de la brigade mixte Klein. Le , le teste une nouvelle invention pour percer les barbelés allemands : des chariots explosifs. L'attaque est un échec car un seul chariot réussit à exploser..

Le , le général Maunoury rappelle aux commandants la nécessité de continuer à attaquer malgré les échecs. Le général Berthelot propose une méthode pour percer les barbelés avec des tirs d'artillerie et le creusement de tunnels mais doit simplifier sa procédure que le général Maunoury trouve trop complexe.

L'attaque L'attaque est déclenchée le . L'artillerie française ne parvient à ouvrir que quatre brèches dans les barbelés allemands mais l'infanterie prend en la cote 132, son premier objectif. Les Français se maintiennent les et malgré les contre-attaques locales des Allemands. Mais les Allemands avaient commencé avant l'assaut français à regrouper leurs forces pour mener leur propre offensive et décident d'utiliser leurs troupes pour une contre-attaque massive. L'empereur Guillaume II vient pour assister aux combats, les troupes étant commandées par le général von Kluck..

Le , l'artillerie allemande écrase l'infanterie française, tandis que l'artillerie française est à court de munitions. À midi, les Français sont chassés de la cote 132 et les Allemands pénètrent dans les tranchées originellement françaises et menacent même l'artillerie française. Au même moment, la DI, réclamée par le général Berthelot depuis le , arrive sur le champ de bataille. Devant le risque d'une percée allemande qui couperait les voies de repli de la , le général Berthelot décide d'envoyer la parer à toutes les zones de crise.

Dans la nuit du au , deux bataillons de la tentent en vain une attaque nocturne, avant l'arrivée du gros de la division. Sur ordre de Maunoury la est regroupée mais ne parvient pas à progresser dans la journée du . Les troupes françaises étant très affaiblies par les combats continus, les généraux Berthelot et Maunoury conviennent d'une retraite française sur la rive sud de l'Aisne. Les Allemands laissent les Français retraiter.

L'Affaire de Soissons L'affaire fait craindre une reprise de l'offensive allemande vers Paris, qui avait été arrêtée à la bataille de la Marne. Le président Millerand convoque Joffre et l'admoneste pour qu'il cesse les attaques sanglantes et vaines. Il s'agit d'une des crises politico-militaires de la guerre.

Pour se dédouaner, Joffre limoge tous les généraux du de divisions de réserve engagé dans la bataille, dont Berthelot.

Mémoire L'écrivain Henri Barbusse, soldat au , dédiera son roman Le Feu à ses camarades tués pendant la bataille..

Références

Bibliographie

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Catégorie:Bataille de 1915 Crouy Catégorie:Bataille de la Première Guerre mondiale impliquant la France Crouy Catégorie:Front de l'Ouest (Première Guerre mondiale) Catégorie:Janvier 1915