Les canonnières fluviales françaises sont des canonnières armées par la Marine nationale en soutien de l'Armée de terre pendant la Première Guerre mondiale.
Caractéristiques Deux modèles existent, la canonnière de 10 (ou type K) et la canonnière de 14 (ou type A). Canonnière de 14 (type A)
Cette série regroupe les canonnières A, B, C, D, F, G, H et I.
Ce modèle est conçu en s'inspirant de plans établis en 1875 par l'ingénieur Dislère. Il est armé à l'avant d'un canon de modèle 1887, modèle 1891 ou modèle 1893 et à l'arrière de deux canons de 47 modèle 1885 utilisés en anti-aérien. Les tubes sont remplacés en cas d'éclatement ou d'usure trop importante puis sont réalésés en au calibre .
Équipées de deux chaudières et deux machines (puissance unitaire ), ces canonnières ont une vitesse de . Elles ont une longueur de (canonnières A à D) ou (canonnières F à I), une largeur de , un tirant d'eau de et un déplacement de . La partie centrale du bateau est blindée à mais la coque elle-même n'est épaisse que de .
Les huit canonnières sont construites à Brest (A, B, F et I) et Lorient (C, D, G et H) de mai à . Elles réutilisent les chaudières de chaloupes à vapeur militaires (A à D), de la compagnie des bateaux parisiens (G et H) ou de torpilleurs réformés (F et I).
Liste A (surnommée Ardente) - Mise en service en 1915 et renvoyée dans les ports en 1918. B (surnommée Brutale) - Mise en service en et retirée du service le , perdue le après naufrage le . C (surnommée Cruelle) - mise en service en , mise hors de service par un tir de contre-batterie le (un tué et neuf blessés), réparée par son équipage dès le , renommée Aisne en et rayée en 1929. D (surnommée Décidée) - Mise en service en et rayée en 1923. F (surnommée Furieuse) - Mise en service en 1915, naufrage le . G (surnommée Guerrière) - Mise en service en 1915, renommée Marne en 1918 et rayée en 1932. H - Mise en service en 1915, renommée Oise en 1918 et rayée en 1932. I - Mise en service en 1915, renommée Somme en et rayée en 1932.
Canonnière de 10 cm (type K)
Cette série regroupe les canonnières K, L, M et O.
Ce modèle est armé de deux canon de modèle 1891 ou modèle 1893 à chaque extrémité et deux canons de 47 utilisés en anti-aérien. Les canons de des canonnières M et O sont réalésés au calibre en .
Elles sont équipées d'une chaudière et d'une machine de , récupérée sur les torpilleurs 130 et 131 ou sur la canonnière Balny. Les canonnières type K ont une vitesse de . Elles ont une longueur de , une largeur de , un tirant d'eau de et un déplacement de (selon les sources). Elles sont blindées à .
Les quatre canonnières sont construites à Brest et Lorient de juillet à .
Liste K - Mise en service en 1915, rayée des listes en 1918 L - Mise en service en 1915, rayée des listes en 1918 M - Mise en service en 1915, rayée des listes en 1918 O - Mise en service en 1915, rayée des listes en 1918
Utilisation opérationnelle vignette|La canonnière Aisne (ex-Cruelle) stockée en 1919 à Tancarville. Les canonnières fluviales sont organisées en trois batteries, la batterie avec les canonnières A, B, C et D, la avec les F, G, H, I et la avec les K, L, M et O. En , les et batteries deviennent des batteries mixtes, avec F, G, M et O à la et H, I, K et L à la . En , les batteries sont renommées groupes.
Les et groupes sont fusionnés en .
Les unités de canonnières fluviales sont dissoutes en . Néanmoins, les canonnières C, G, H et I sont remises en service entre novembre et pour patrouiller sur le Rhin. Basées à Mayence, elles sont retirées du service fin 1920.
Annexe
Références
Bibliographie , .
Liens externes
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