L’avenue Verdier est une voie de communication de Montrouge67-69, avenue VerdierVerdier à Montrouge. Elle suit le tracé de la route départementale 61.

Situation et accès

Cet ancien chemin de grande communication (1898) ou chemin de Vanves à Ivry-sur-Seine, devenu route départementale en 1968 est orientée d'ouest en est.

Commençant dans l'axe approximatif de l'avenue Augustin-Dumont à Malakoff, elle croise l'avenue de la Marne, traverse la place Jean-Jaurès, puis plus loin l'avenue de la République.

Au-delà de l'avenue Henri-Ginoux, elle est prolongée par l'avenue Léon-Gambetta, anciennement rue DupuisCarte des carrières de Montrouge.

Elle est desservie par la station de métro Mairie de Montrouge sur la ligne 4 du métro de Paris.

Origine du nom Cette avenue doit son nom à Madeleine Verdier, dont un legs à la commune permit de créer l'Hospice Verdier, inauguré en 1874L'Histoire de Montrouge, transformé en maison de retraite inaugurée par Jules Legrand en 1898Le Petit Parisien, 4 décembre 1898 et reconstruit en 1929-1931 par l'architecte Henri DecauxDecaux, Henri Marie Joseph (1887-).

Historique Cette voie de circulation a été arborée et pavée dans les années 1880Memoires de M. le préfet de la Seine et de M. le préfet de police, et procès-verbaux des délibérations, volume 50, département de la Seine, Conseil général, 1887.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

Entre la rue Victor Hugo et le : le jardin Pablo-Picasso, précédemment une partie du square de la République est ainsi dénommé depuis 2019, en hommage au peintre catalan qui a vécu à Montrouge de 1916 à 1918 au 22, rue Victor HugoCompte-rendu du conseil municipal de Montrouge du 27 juin 2019, .. Face au jardin Pablo-Picasso, à l'angle de la rue Victor-Hugo (), précédemment rue du Petit-Parc : l'écrivain Théophile Gautier (1811-1872) y a vécu , ainsi que ses deux sœurs, Émilie (1817-1880) et Zoé Gautier (1820-1885). Lorsqu'il leur écrit de Saint-Pétersbourg — où il passe l'hiver 1858/1859 — il indique simplement « à Mademoiselle Émilie Gautier au parc du Grand Montrouge à MontrougeLettre à Mademoiselle Émilie Gautier du 27 décembre 1858, In : Théophile Gautier, Correspondance générale, volume V, Librairie Droz, 1991, (en ligne). », sans autre précision.En 2021 la maison abrite l'aumônerie catholique de l'enseignement public destinée aux jeunes montrougiens des collèges et lycéesAumônerie des jeunes de Montrouge site officiel..

: L'actuel bureau de poste principal de La Poste à Montrouge est logé dans un immeuble contemporain qui a remplacé l'ancien « hôtel des Postes de Montrouge CentreGaston Ernest, Avenue Verdier, Hôtel des Postes de Montrouge Centre. - Plan du rez-de-chaussée. (en ligne). » dit aussi « poste centrale » de Montrouge. Le bâtiment, construit en béton armé et orné de bas-reliefs d'après les plans de Gaston Ernest« Fonds Ernest, Gaston (1867-1949) », notice biographique sur le site archiwebture de la Cité de l'architecture et du patrimoine archiwebture.citedelarcitecture.fr. (1867-1949), architecte SADG formé à l'École des Beaux-Arts de Paris « Ernest, Gaston (15 décembre 1867 - 1949) », dossier sur le site de l'Institut national de l'histoire de l'art (INHA) agorha.inha.fr. fut inauguré en 1938. Il était représentatif du style art déco. -32 : maison d'habitation et immeuble de rapport recensés dans l'inventaire général du patrimoine culturel. Signature à gauche de la porte du : E. PETIT / ARCHT / 1897.Les deux reliefs (1897) en pierre calcaire (hauteur , largeur ), inscrits dans les tympans cintrés par un auteur inconnu sont inspirés des Fables de La Fontaine : au Le Lion et le Rat (« On a souvent besoin d'un plus petit que soi ») ; au Le Loup et la Cigogne (« Les Loups mangent gloutonnement »)Notice base Palissy, ministère français de la Culture.. : début du passage dénommé villa des Jardins qui se termine en impasse face au préau de l'école maternelle Marcelin-Berthelot.

-50 : ensemble d'immeubles contemporains.— Au un porche et un court passage couvert, carrossable, permettent de gagner la partie arrière de la parcelle. L'emplacement est approximativement celui de l'ancien passage privé connu sous la dénomination villa Monplaisir (dit aussi Mont-Plaisir) qui reliait l'avenue Verdier au passage du ManègeVoir l'emplacement de la villa Mont-Plaisir sur un plan de la parcelle 14 (hospice Verdier) relevé d'après un extrait cadastral de 1987.. Elle fut supprimée conformément à la délibération du conseil municipal du « Modificatif au plan d’aménagement, d'embellissement et d’extension de Montrouge, délibération du conseil municipal du 26 février 1937 », approuvé par décret du 30 juillet 1939, gravé chez L. Wuhrer, P. Monsanglant..— Le correspond à l'emplacement de l'ancienne maison de retraite dite hospice Verdier, fondée en 1874 dans un petit pavillon légué par Madeleine Verdier qui fut agrandi une première fois en 1886, une deuxième fois de 1895 à 1900. Ce pavillon a été démoli au cours d'une campagne de reconstruction de l'établissement confiée à l'architecte Henri Decaux (1887-?) et menée de 1929 à 1931L'Hospice Verdier de Montrouge avant 1934. L'hospice n'est pas à confondre avec EHPAD Résidence Madeleine Verdier (fondation Verdier), une maison de retraite ouverte en 2003 au 5, allée de La Vallière à MontrougeRésidence Madeleine Verdier, fiche de l'Union régionale des CAUE d’Île-de-France, octobre 2008 (pdf)..— L'ancien passage des Maraîchers, parallèle à la villa Monplaisir commençait avenue Verdier, longeait d'un côté l'ancien hospice Verdier, de l'autre un terrain dit « les vallées » (actuel parc Jean-Loup Metton) et se terminait en impasse. Il figure sur la Carte des carrièresPoullain, Weiss (dir.), « Carte des carrières de Montrouge », Paris, L. Wuhrer (graveur imprimeur), 1908, In : Carrières - France - Montrouge (Hauts-de-Seine) - sur le site des Bibliothèques patrimoniales de la Ville de Paris bibliotheques-specialisees.paris.fr. (1908) et disparut avant 1937. : Le chanteur Jean-Jacques Goldman a vécu de 1977 à 1981 dans ce pavillon en meulière, acquis à crédit. Dans les années 2010, cette maison a été découpée en deux lots afin de créer le 69. : Immeuble « White »L'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), précédemment logé à MalakoffAnthony Lieures, Adieu Malakoff, bonjour Montrouge pour les statisticiens de l'Insee, Le Parisien, 29 avril 2018. y est installé depuis 2018Les 1 200 statisticiens de l’Insee s’installeront à Montrouge début 2018. La Bibliothèque de l'INSEE s'y trouve également. : grand ensemble de barres.Un appartement du a abrité durant les derniers jours de l'Occupation (14 au ) le PC de l'état-major de Henri Rol-Tanguy (1908-2002) qui était, depuis le , commandant de la « Région P1 » (Île-de-France) du mouvement de résistance FFI.Une plaque apposée derrière la grille d'entrée rappelle que Rol-Tanguy donna de ce PC le l'ordre général d'insurrection contre les troupes d'occupation et forces de police allemandes« Plaque rappelant l'emplacement du PC de Rol à Montrouge », notice du Musée de la Résistance 1940-1945 sur le site museedelaresistanceenligne.org.. Six jours plus tard, le vers neuf heures du matin, des éléments de la division blindée du général Leclerc traversaient la ville de Montrouge en direction de la porte de Châtillon pour entrer dans Paris<ref>Pierre-Henri Lab, « De Montrouge vint l'ordre d'insurrection » dans L'Humanité du .</ref> (voir : Libération de Paris).Au , entre deux fenêtres du premier étage, des traces de fixation encore perceptibles (en 2021) témoignent de l'apposition antérieure d'une plaque. Celle-ci fut inaugurée à une date inconnue en présence de l'ancien chef d'état-major national des FFI Alfred Malleret-Joinville (1911-1960) comme l'atteste une photographie « Journal l'Humanité, commémoration de la Seconde guerre mondiale : inauguration d'une plaque commémorative, Montrouge », photographie conservée aux archives départementales de Seine-Saint-Denis sur le site archives.seinesaintdenis.fr.. Cette première plaque semble avoir été à l'origine de nombreux quiproquos concernant l'emplacement du PC qui, selon le témoignage de Rol-Tanguy recueilli par Roger Bourderon était bien établi au Roger Bourderon, « Rol-Tanguy : des Brigades internationales à la Libération », Tallandier, 2004, (en ligne)..Hommage était également rendu à Rol-Tanguy par l'inauguration à Montrouge, , d'un square portant son nom« Square colonel Rol-Tangy, Montrouge (92) », notice du musée de la Résistance 1940-1945 sur le site museedelaresistanceenligne.org. (partie du square des États-Unis, avenue Jean-Jaurès). Déblayé en vue de l'aménagement de la promenade des allées Jean-Jaurès, il a définitivement disparu en 2019. Seul un simple chemin piéton dénommé allée Rol-Tanguy y perpétue encore son souvenir. Oratoire Bienheureux Charles de Foucauld''.

Annexes Articles connexes Liste des voies de Montrouge Notes et références

Verdier