est une chanson de David Bowie parue en 2013 sur l'album . Sur un rythme lent et haché orné d'un solo de saxophone baryton, elle livre quelques instantanés du quotidien d'un gang de jeunes délinquants rappelant les Droogies d'Orange Mécanique ou les Diamond Dogs d'Halloween Jack.

Description thumb|gauche|La bande des Droogies, dans une adaptation de 2003 d'Orange Mécanique. C'est une chanson que le producteur Tony Visconti qualifie de « », tandis que Bowie la résume par ces trois mots : ().

Le texte fait entrer l'auditeur dans un gang de rue de petits délinquants, les , qui évoquent les dOrange mécanique et, pour les connaisseurs de Bowie, la bande des entraînés par Halloween Jack, ou ses encore plus anciens (1966). C'est une nouvelle expression de l'intérêt de Bowie pour ces jeunes ensauvagés, qui remonte à la fin des années 1960 où Bowie se rêvait en chef de bande et renforcé par sa lecture d'une étude de Jon Savage intitulée (2007). Le décor est celui d'une , un nom peut-être inspiré par le titre d'une nouvelle lugubre d'Erskine Caldwell sur la Grande Dépression (1932), par son adaptation cinématographique de 1941 par John Ford, ou encore par celui d'un blues célèbre de John D. Loudermilk (1960) repris notamment par les Nashville Teens et par Jefferson Airplane. Le terme est quoi qu'il en soit aux États-Unis une façon de désigner une zone rurale pauvre et sordide.

Les lignes suivantes, , sont caractéristiques de l'habitude de Bowie de glisser des vers aux sonorités de comptines du début du dans ses compositions : Finchley Fair est le nom d'une foire aux plaisirs organisée chaque année depuis 1905 au Victoria Park, à Londres. On retrouve du dandysme d'Halloween Jack dans l'intérêt que le narrateur porte à une plume pour orner un chapeau.

Le tempo est lent, la guitare d'Earl Slick alterne avec le saxophone baryton de Steve Elson, que Tony Visconti qualifie admirativement de . La batterie est hachée et retenue, donnant à l'auditeur l'impression de progresser , jusqu'à un refrain rassérénant. La voix de Bowie est très stylisée, parfois qualifiée de « brechtienne » ou comparée à celles de Kurt Weill ou de Tom Waits.

Nicholas Pegg souligne la proximité du morceau avec , de l'album d'Iggy Pop The Idiot produit par Bowie, pointant des guitare rythmique et saxophone très semblables et la symétrie des titres.

Enregistrement Les instruments sont enregistrés le . Bowie pose sa voix le . Des avec le saxophone de Steve Elson et la guitare d'Earl Slick sont réalisés ensuite.

Critiques Plusieurs critiques estiment que le saxophone de Steve Elson, impeccable, joue un rôle crucial dans le morceau.

Postérité Dirty Boys est reprise dans la comédie musicale Lazarus.

Musiciens David Bowie : chant, production Tony Visconti : guitare, ingénieur, mixage, production Earl Slick : guitare  : guitare Tony Levin : basse Steve Elson, du groupe Borneo Horns : saxophone baryton Zachary Alford : batterie

Bibliographie

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Liens externes

Notes et références Notes

Références

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