La (en occitan : plaça Ipolit Olivièr) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès Description La place Hippolyte-Olivier est une voie publique. Elle se trouve au cœur du quartier Saint-Cyprien.
Elle forme un triangle irrégulier, d'une superficie de environ. Elle est traversée, d'est en ouest, par la rue de la République. Elle donne naissance, au nord-ouest, à la rue Réclusane, tandis qu'elle reçoit, au sud, la rue du Chairedon.
Sur le côté nord de la place, dans l'axe de la rue de la République, la chaussée compte une voie de circulation automobile en sens unique. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il existe également une piste cyclable à double-sens.
Voies rencontrées La place Hippolyte-Olivier rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Rue de la République Rue du Chairedon Rue de la République Rue du Chapeau-Rouge Rue Réclusane
Transports La place est traversée et desservie par la navette . Elle se trouve par ailleurs à proximité de la place Intérieure-Saint-Cyprien et de la station de métro Saint-Cyprien – République, sur la ligne de métro .
Il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse à proximité de la place Hippolyte-Olivier : les stations (12 place Charles-Laganne) et (34 rue de la République).
Odonymie La place porte, depuis 1886 et par décision du conseil municipal, le nom d'Hippolyte Olivier (1810-1886). Industriel toulousain, il dirigea la maison Olivier Frères, créée en 1780 et spécialisée dans les confiseries, les liqueurs et les chocolats, qui se trouvait au nord de la place (actuels )Salies 1989, vol. 2, ..
Celle-ci était connue, depuis au moins le , comme la place du Chairedon (ou Chayredon). Le nom s'en retrouvait aussi pour la rue qui aboutit au sud de la place. L'origine de ce nom est obscure : elle se rapporte peut-être à une cave ou un chai rond (chai redond en occitan), sans qu'on puisse l'expliquerSalies 1989, vol. 1, .. En 1794, pendant la Révolution française, on lui attribua le nom de place Cahuzac, en mémoire de Pierre Cahuzac (1748-1776), habitant du faubourg Saint-Cyprien injustement condamné à mort et pendu en 1776Pierre Cahuzac est un maçon, installé à Saint-Cyprien 1764. Marié, il est père de deux enfants. Il est accusé de la tentative de meurtre, le 25 janvier 1776, d'un marchand de la rue Malcousinat, . Sur ordre des capitouls, il est arrêté, emprisonné, condamné à mort le 9 février et exécuté le 15 février. Au mois d'août, un domestique, Michel Robert, arrêté à la suite du meurtre Jeanne-Louise d'Aubuisson de Voisins, à Bouloc, avoue l'agression de la rue Malcousinat : le 9 août, un arrêt du parlement réhabilite Pierre Cahuzac.« Le maçon Cahuzac, pendu injustement », Choix des causes célèbres les plus intéressantes, tome II, impr. Amédée Saintin, Paris, 1840, (lire en ligne). : cette nouvelle appellation ne subsista cependant pasSalies 1989, vol. 1, ..
Histoire Moyen Âge et période moderne
Époque contemporaine
En 2023, la circulation automobile sur la place est modifiée, avec la mise en place d'un sens unique, et la création d'une nouvelle piste cyclable à double-sensSimon Vermot Desroches, « Toulouse. Au cœur du centre-ville, une nouvelle piste cyclable pour une "rue apaisée" », Actu Toulouse, 12 décembre 2023.. Entre 2024 et 2025, la place bénéficie d'importants travaux d'aménagement, qui concernent la végétalisation de l'espace public, avec la plantation de tilleuls et d'arbres à miel et l'agrandissement des fosses de plantationsLéa Afonso, « Toulouse. Cette place du centre-ville va changer de visage et devenir plus verte », Actu Toulouse, 20 janvier 2025..
Patrimoine et lieux d'intérêt Fontaine Olivier vignette|Vue générale de la fontaine. La fontaine est érigée en 1886 à l'initiative d'Hippolyte Olivier, président du comité de défense de Saint-Cyprien, pour commémorer les 209 victimes de la crue de la Garonne en 1875. L'architecte Guillaume Dargassies établit le projet de la fontaine qui se compose d'éléments décoratifs en fonte provenant des fonderies du Val d'Osne, dont la partie centrale avait déjà été utilisée en 1851 pour orner la fontaine de la place Saint-Pantaléon (actuelle place Roger-Salengro). Il y adjoint deux bornes-fontaines qui fournissent l'eau potable aux habitants et un abreuvoir pour les animaux. En 2010, lors du réaménagement de la place, la fontaine est déplacée et surbaissée, perdant l'emmarchement de cinq degrés sur lequel elle reposait, tandis que les bornes-fontaines sont supprimées.
Le bassin central, en pierre, reçoit l'eau de la fontaine. Quatre petits piédestaux sont surmontés de statues en bronze représentant des putti ailés, négligemment accoudés sur des rochers. Au centre s'élève un grand piédestal en pierre, dont les quatre côtés sont surmontés de statues, également en bronze, figurant quatre tritons accompagnés de tortues et couronnés de plantes aquatiques, soufflant dans des cornes d'où jaillissent des jets d'eau. Entre les personnages s'élève l'élément central en fonte, composé de trois vasques superposées. La première est ornée de dauphins affrontés, encadrant des roses par lesquelles s'écoule l'eau. Un groupe de deux hérons entoure un buisson de roseaux, formant le socle de la deuxième vasque, un grand coquillage ouvert dont l'eau s'écoule en débordant. Au centre se dresse la statue d'une nymphe ou d'une korè vêtue à l'antique, tenant de la main droite une palme et de la main gauche la troisième vasque, une cruche qu'elle porte sur la tête, d'où jaillit un jet d'eau..
Immeubles 10 : immeuble Larrieu.Un premier immeuble, de deux étages, est construit au . Il est transformé et surélevé de deux étages en 1939 pour le compte de , dans le style Art déco alors en vogue. Il présente sur la place une façade symétrique. Aux étages, les deux travées latérales forment deux avant-corps en surplomb, reliés par un balcon à partir du . L'élévation est surmontée d'un large avant-toit..
13-14 : immeuble Olivier.L'immeuble est élevé en 1859 par l'architecte Louis Delort pour le compte d'Hippolyte Olivier. L'immeuble, endommagé par la crue de la Garonne en 1875, est en grande partie reconstruit dans le même goût en 1877 par l'architecte Joseph Raynaud.L'élévation sur la place, en brique claire, est symétrique, quoiqu'elle se compose de cinq travées à trois étages, à gauche, et de cinq travées à deux étages, à droite. Au rez-de-chaussée, les deux portes sont encadrées par les ouvertures de boutiques. Au , des balcons continus embrassent les cinq travées centrales d'une part, et les deux travées latérales d'autre part, qui ont des garde-corps en fonte, ornés de motifs végétaux et géométriques. De plus, les fenêtres ont conservé leurs lambrequins, également en fonte. Des consoles soutiennent les balconnets, toujours dotés de garde-corps en fonte, des fenêtres du . Les bâtiments en arrière de la parcelle, sur la rue du Chapeau-Rouge (actuels ) et sur la grande-rue Saint-Nicolas (actuel ), sont occupés, jusqu'en 1961, par les ateliers de la chocolaterie..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des œuvres publiques de Toulouse
Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
Hippolyte Olivier Hippolyte Olivier Hippolyte Olivier Catégorie:Quartier Saint-Cyprien