L’église évangélique Notre Dame à Legnica est l’une des plus anciennes églises en Silésie. Ses origines remontent au . Elle est aussi appelée l’église Sainte-Marie (pol. Mariacki) ou l’église basse (pol. Niski), à cause de sa localisation dans la partie basse de la ville.
Historique Selon les historiens allemands, les origines de l’église remontent à la seconde moitié du , quand Boleslas Ier le Long a probablement fait construire une église de bois à nef unique. En 1192, à leur place, on a construit l’église en pierre (le grès), ce qui est mentionné dans les documents du monastère de Lubiąż du 1195. À l’époque, Edwige de Silésie a fait ses prières dans cette église. Selon le chroniqueur Jan Długosz, le , Henri II le Pieux a prié dans cette église avant le départ à la bataille connue comme la Bataille de Legnica.
En conséquence d’une incendie du , l’église a été complètement brûlée. Entre 1362 et 1386, on l’a reconstruit et transformé à la basilique à trois nefs. Environ 1417, on a construit une chapelle double fondée par la guilde des drapiers. Entre 1450 et 1468, le curé et chanoine Martin Cromer a fait agrandir le bâtiment par la construction du chœur. Sous le règne de Frédéric Ier de Legnica, on a surhaussé la tour du côté sud en construisant le dôme octogonal avec la balustrade. Depuis ce moment-là, l’église avait deux tours de la hauteur et de la forme différentes. gauche|vignette|La loge de prince et la sculpture du baroque de 1771 présentant Moïse Pendant les guerres napoléoniennes en 1813, l’armée française ont installé un hôpital à l’église, ce qui a endommagé l’intérieur du bâtiment. Après la reconstruction, l’église a été consacrée de nouveau en 1815.
Le , l’église a été brûlée en conséquence du foudroiement, ensuite elle a été reconstruite entre 1824 et 1829Janusz Czerwiński, Ryszard Chanas, Dolny Śląsk - przewodnik, Warszawa: Wyd. Sport i Turystyka, 1977, p. 334.. À ce moment-là, elle a été transformée en église-halle, les voûtes sur croisées d’ogives avec les arcs-doubleaux, on a construit les matroneums latéraux et les deux tours de la même hauteur du côté ouest.
Le , Stanisław Wyspiański a visité et ensuite décrit l’église. vignette|La façade du côté ouest En on a commencé la reconstruction de l’église, selon le plan d’Oskar Hossefeld et sous la direction de Hubert Kratz. Dès lors, les messes pour les fidèles ont eu lieu dans une autre église évangélique – Église Saint Pierre et Paul. Pendant ce temps, on a construit la sacristie à trois travées, a surhaussé les murs et a construit la loge de prince et le matroneum. Au cours de travaux, on a supprimé les matroneums latéraux et on a créé les nouveaux vitraux. On a peint l’intérieur de l’église en couleurs claires et on a couvert les colonnes des motifs géométriques mauresques faits par le professeur August Oetken de Berlin. Les travaux ont couvert aussi les tours, du toit et les chapelles du sud.
En 1905, l’entreprise de Rudolf Otto Mayer de Berlin a installé à l’église linéaires du chauffage central. C’était la seule église de Legnica qui a été équipée de l’éclairage à gaz.
On a fini les travaux tellement vite que le , il a eu lieu la consécration de l’église. En 1908, on a installé les derniers bancs et vitraux. Le , l’église a été redonné à la paroisse évangélique devant l’empereur Guillaume II. C’était le seul temple à Legnica étant en possession continue de l’église évangélique depuis la Réforme.
En 2007, à l’église, on a tourné les scènes au film Mała Moskwa, réalisé par Waldemar Krzystek.
La période catholique Les premières mentions des curés de l’église datent de 1203. L’un de curés et de chanoines était Martin Cromer, qui a surveillé la construction de l’église entre 1450 et 1468. Le curé Johann Lamprecht était son successeur.
La période évangélique Kaspar Schwenkfeld, qui séjournait aux cours princières et qui, jusqu’au 1523, était conseiller à la cour de Frédéric II de Legnica, a largement répandu la réforme protestante dans la région de Silésie. Sous son influence, en 1524, le prince a déclaré le luthéranisme la religion d’État. Influencé par le réformateur Jan Hess de Wrocław, en 1522 il a amené à Legnica le prêtre évangélique Fabian Eckel, qui, le (à la Pentecôte), a célébré la première messe évangélique. À partir de ce moment-là, le temple dessert à l’Église évangélique. Dans les églises du Duché de Legnica et de Brzeg, le processus de la conversion à l’évangélisme est passé de manière souple, grâce au duc Frédéric II de Legnica. Quant aux autres clercs, il faut mentionner Leonhard Krentzheim (1532-1598), travaillant à l’église entre 1553 et 1571, Simon Gruneus (1564-1628) et le pasteur Gottfried Dewerdeck (1675-1726).
Legnica, depuis les temps de la Réforme, est liée à l’évangélisme. Cette réligion influenҫait l’histoire de la ville pendant plus de 400 ans. Le temps après la Seconde Guerre mondiale était le plus difficile pour les évangéliques de la ville. Aujourd’hui, ils détiennent la plus grande église de Legnica, l’église Notre Dame, le premier où on a fait l’eucharistie sous les deux espèces. Après la Seconde Guerre mondiale, la première messe évangélique en polonais a été célébrée le par P. Karol Jadwiszczok (1905-1988). Pendant des années, durant la période d’après-guerre, P. Jan Zajączkowski était le pasteur dans la paroisse de Legnica. Il a sacrifié beaucoup de temps et d’énergie aux fidèles évangéliques de la Basse-Silésie. À partir du 1991, P. Roman Kluz de la paroisse de Jawor servait aussi à la paroisse de Legnica. Du au , P. Cezary Królewicz était le pasteur de la paroisse évangélique de la confession d'Augsbourg à Legnica, ensuite, pendant une année, cette fonction a été exercée par l’évêque Ryszard Bogusz, patron du Diocèse de Wrocław de l’église évangélique de la confession d'Augsbourg en Pologne. P. Dariusz Madzia a exercé la fonction du curé du milieu de 2006 jusqu’à la fin du . Depuis ce moment-là, l’évêque Ryszard Bogusz est à nouveau l’administraeur de la paroisse.
Le dernier pasteur allemand, Wolfgang Meißler (mort le ), a résidé à Hambourg après son expulsion de Pologne en 1962. Il est devenu pasteur à l’église Christophoruskirche à Alton. Les ex-habitants de Legnica arrivent à l’église Sainte-Marie chaque année, le premier dimanche de l’octobre à l’occasion de la Fête des Récoltes pour célébrer l’anniversaire de leur confirmation protestante. Avec eux, Wolfgang Meißler a créé la fondation « Schlesienhilfe PWM » pour le soutien de l’église Sainte-Marie. Après sa mort, la fondation était active pendant une courte période, et ensuite elle a été dissoute.
Aujourd’hui, à l’église, tous les premiers et troisièmes dimanches du mois, on faisait les messes aussi en allemand.
Architecture L’église est construite en brique, tandis que son socle et les chaînages dans la sacristie ancienne et la Chapelle de Drapiers sont faits de grès.
L’église Notre Dame à Legnica c’est l’église-halle à trois nefs, érigée sur un plan rectangulaire avec deux tours du côté ouest. De l’est, au-dessus de la rue il est situé la voûte en arc, et encore au-dessus il y a le chœur sur un plan carré. Cette construction découle du fait, que la ruelle était un élément crucial pendant la défense des murailles de la ville.
La base de la tour a une forme carrée, et le haut de la tour une forme octogonale. Toutes les deux tours sont recouvertes d’un chatior pointu d’une forme de pyramide octogonale. Quelques épitaphes en grès du style de renaissance et de baroque ont été encastrés dans les murs de l’église.
La longueur du bâtiment mesure , y compris le chœur de , la largeur est de et la hauteur des tours de .
Intérieur de l’église et décor vignette|La nef latérale. Les colonnes décorées des motifs géométriques mauresques L’intérieur de l’église se compose de trois nefs : la nef centrale de de largeur, la nef du sud – et la nef du nord – . Les nefs sont séparées par les colonnes de la forme octogonale d’un diamètre de et d’une hauteur de , placées sur des socles et réparties de façon irrégulière. Les six colonnes sont délimitées de chaque côté par les sept travées. Les appliques à deux bougies sont fixées aux bandes ajourées en fer, autour des colonnes dans la nef centrale.
L’intérieur de la nef centrale est voûté sur croisées d’ogives, avec les arcs-doubleaux aux supports fixés aux murs des nefs. Les deux chandeliers à seize branches sont suspendus sous une voûte, l’un du 1621, et le deuxième, fondé par Samuel Kirchner, du 1622.
Dans les nefs latérales, il y a les deux plaques funéraires, l’une dédiée à Hans von Romnitz, administrateur des biens du chapitre de la Sainte Croix, mort en 1608, et la deuxième au chevalier Rotkirch, mort en 1612. On a encastré la plaque de reconnaissance avec les noms d’environ 800 paroissiens, morts pendant les guerres du XXe et XXe siècle dans le mur du sud de la nef latérale. vignette|La dispute sur la traduction de la Bible Les murs de l’intérieur de l’église sont recouverts d’enduit et peints en couleur claire et les colonnes sont couvertes des motifs géométriques mauresques.
Le chœur et l’autel Le chœur a une forme proche du carré, à qui mène l’escalier de 10 marches. Les murs plus longues sont couverts de tracerie dans la forme des arcades. Entre les arcades, on peut voir la polychromie : la croix entrelacée de la couronne d’épines et les boutons de fleurs, probablement la rose de Luther.
Le nouvel autel de style néogothique a été créé de terre cuite en 1906, il mesure environ . Dans sa partie centrale, il est situé une peinture à l’huile « L’adoration des bergers), peinte en 1770. À droite, il y a deux peintures, l’une au-dessus de l’autre, présentant les apôtres Pierre et Barthélemy. Les peintures à gauche présentent les apôtres Jean et André. Un relief sur le maître-autel a été créé vers 1906, dans le style du néo-maniérisme ou néo-baroque.
Les vitraux Entre 1902 et 1908, les grandes fenêtres de l’église Sainte-Marie ont été décorées des vitraux faits par les plus grands artistes allemands. À l’initiative du pasteur Wolfgang Meißler, ils ont été rénovés entre 1992 et 1993, par Zbigniew Brzeziński et son père. Ils ont la superficie totale de 300 m2. vignette|Le vitrail de l’autel : La Crucifixion et la Résurrection de Jésus Christ Dans les nefs latérales, il y a 14 vitraux, présentant les personnes et les événements de l’histoire de la religion et de l’Église, et aussi de l’histoire de la Réforme, de Silésie et de Legnica.
La conversion de l’apôtre Paul (le vitrail vient de l’atelier de B. Francke de Naumbourg) Martin Luther brûlant la bulle pontificale de Léon X (il vient de l’atelier de Ferdinand Müller de Quedlinbourg) Le baptême de Jésus Jésus bénissant les enfants Le vitrail avec les blasons des guildes te des communautés rurales La Crucifixion et la Résurrection de Jésus Christ et la découverte du corps d’Henri II le Pieux (fondé par l’empereur Guillaume II, créé par le maître Carl de Bouché de Munich) Les blasons des ducs et les seigneurs jouant le rôle importante dans la dynastie Piast Les chanteurs de l’Ancien Testament (créé par le professeur August Oetken) Les femmes au service de Jésus – Marie et Marthe (créé par le professeur Fritz Geiges de Freiburg – 1905)vignette|Le vitrail de l’autel : La découverte du corps d’Henri II le Pieux Les Apôtres Pierre et Paul La mission chrétienne dans la région de Silésie (créé par le professeur August Oetken) Le duc Henri le Pieux avec les chevaliers polonais et allemands à l’église Sainte-Marie avant la bataille avec les Mongols en 1241 à Legnickie Pole (créé par Otto et Rudolf Linnemann de Francfort-sur-le-Main) L’introduction à Legnica de l’Eucharistie sous les deux espèces (créé par Otto et Rudolf Linnemann de Francfort-sur-le-Main) La dispute sur la traduction de la Bible (créé par Otto et Rudolf Linnemann de Francfort-sur-le-Main)
vignette|L’orgue à l’église Sainte-Marie à Legnica