« The Family of Man » est une exposition de photographies organisée par Edward Steichen pour le musée d’art moderne de New York (MoMa) en 1955.
Elle est présentée à Paris en 1956, au musée d’Art moderne de la ville de Paris, sous le titre de « La grande famille des hommes », et Roland Barthes lui consacre alors un article critique dans le cadre de ses Mythologies.
Exposée de manière permanente à Clervaux, au Grand-Duché de Luxembourg, « The Family of Man » est inscrite en 2003 au registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO.
Historique Présentée comme « la plus grande exposition photographique de tous les tempsSous-titre de l'album publié en 1955. », « The Family of Man » est conçue dans les années 1950 par le photographe américain et directeur du département photographie du MoMa, Edward Steichen, et par son assistant, Wayne Miller.
À partir de 1951, Steichen et ses assistants rassemblent des images notamment par le biais d’annonces pour contacter des photographes, mais aussi en consultant les archives d’agences comme Magnum ou celles de Life Magazine..
Elle est inaugurée le , au MoMa, et réunit 503 photographies de 273 photographes, professionnels et amateurs, renommés ou inconnus, en provenance de 68 pays.
L’exposition parcourt ensuite le monde entier, s’arrêtant notamment en Allemagne, à Berlin, dès 1955 ; en France, sous le titre « La grande famille des hommes » au musée d’Art moderne de la ville de Paris ainsi qu’au Japon, à Tokyo en 1956, mais aussi en Afrique du Sud, en Inde, au Mexique, au Zimbabwe, en Australie, en Russie, etc.
Elle est vue par plus de dix millions de visiteurs entre 1955 et 1962, au fil d’expositions dans plus de 160 musées différents.
En 1964, Steichen ayant fait le vœu qu’elle soit remise au Luxembourg, son pays natal, le gouvernement des États-Unis l’offre au Grand-Duché, qui l’expose au château de Clervaux.
De 1974 à 1989, la collection est exposée partiellement à Clervaux, puis fait l’objet d’une restauration avant d’être installée en tant qu’exposition permanente.
La collection est présentée de nos jours en respectant sa conception originelle, selon la mise en scène de l’époque, que Steichen voulait . Elle est entièrement composée de tirages originaux de photographies noir et blanc, collés sur des panneaux de bois. Tous les tirages datent de 1955 ; leur format varie de à .
Un portrait humaniste de l’humanité « The Family of Man » brosse un portrait de l’humanité, insistant sur les différences entre les hommes mais aussi leur appartenance à une même communauté. Elle s’organise autour de 37 thèmes tels que l’amour, la foi en l’homme, la naissance, le travail, la famille, l’éducation, les enfants, la guerre et la paix. L’intention de Steichen était de montrer l’universalité de l’expérience humaine, mais aussi la formidable capacité de la photographie à rendre compte de cette expérience universelle.
Le musée de Clervaux présente « The Family of Man »
La présentation muséographique de la collection souligne que
En 2003, la collection est inscrite au registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO :
Photographes participants Liste non exhaustive
Restauration L’exposition est restaurée entre 1989 et 1991 : la restauration est dirigée par Jean Back, à la suite de l’expertise d’Anne Cartier-Bresson. Silvia Berselli et son équipe consacrent à ce travail.
L’exposition restaurée rencontre un nouveau succès à Toulouse, Tokyo et Hiroshima de 1993 à 1994 avant son retour au musée de Clervaux. Le musée ouvre ses portes le , en respectant l’agencement de l’exposition de 1955.
Une deuxième campagne de restauration a été menée pendant les années 2010-2013. La restauration a été effectuée en collaboration avec le Studio Berselli de Milan, Italie (Silvia Berselli, Roberta Piantavigna, Francesca Vantellini, Isabel Dimas).
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Postérité L’entreprise de Steichen est restée unique en son genre. Plusieurs expositions photographiques s’en sont plus ou moins inspirées comme « The Family of Children » et « The Family of Woman » par Jerry Mason, et l’Exposition mondiale de la photographie, organisée dans les années 1960 par Karl Pawek en Allemagne, et présentée à Paris, au musée des arts décoratifs, dans les années 1970.
Catalogue The Family of Man, album de l’exposition, publié pour le Museum of Modern Art, New York, par Maco Magazine Corporation, 1955. Préface de Carl Sandburg, introduction d’Edward Steichen, citations de Albert Einstein, James Joyce, William Blake, Thomas Jefferson, Saint-John Perse, Bertrand Russell, Platon, Montaigne, etc.
Critique The Family of man, vue par des millions de spectateurs dans des dizaines de pays à travers le monde, véhicule depuis son origine un message « humaniste » différemment apprécié des spécialistes..
Elle demeure une source de débats et de controverses parmi les critiques comme Roland Barthes, Susan Sontag et Hilton Kramer..
Roland BarthesRoland Barthes, , in ID., Mythologies, Paris, Le Seuil, 1970, p. 806., dans son ouvrage Mythologies paru en 1957, reproche à Edward Steichen
Eric J. Sandeen. considère
Bibliographie critique
Notes et références
Liens externes Site officiel du Musée The Family of Man, Clervaux, Luxembourg Plateforme de ressources et d’outils pédagogiques
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