La famille de Cugnac est une famille subsistante de noblesse française d'ancienne extraction originaire du Périgord.

Elle compte parmi ses membres des officiers généraux, des membres de la maison du roi, un député de la noblesse, un conseiller d'État.

Histoire La famille de Cugnac, originaire du Périgord et du Poitou, est une famille de noblesse d'ancienne extractionRégis Valette, Catalogue de la noblesse française, Laffont, 2007, .<ref>Joseph Durieux (1873-1950) dans son ouvrage Le Périgord militaire, cite en , L'Armorial de la Noblesse du Périgord qui suggère comme berceau éponyme le château de Cugnac/Cunhac au Buisson de Cabans, et Gustave Chaix d'Est-Ange (1863-1923) fait de même dans son Dictionnaire des Familles françaises, 1913, t. XII, , .</ref>.

Gustave Chaix d'Est-Ange écrit qu'elle est de noblesse chevaleresque et qu'elle pourrait être issue d'un château ou d'une tour de ce nom près de Sarlat, en Périgord.

Elle a donné trois branches principales qui ont essaimé principalement dans l'Orléanais, le Poitou et le Gers. Leur point de jonction, antérieur au , n'est pas prouvé.

On trouve Bégue de Cugnac cités en 1115 et d'autre porteurs du nom cités dans le même siècle et les siècles suivants, mais sans preuves de rattachement. Bertrand de Cugnac, chevalier croisé, accompagne le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion à la Troisième croisade en 1190. Son nom et ses armes sont inscrits aux Salles des Croisades du musée de Versailles, également sans preuves de rattachement.

Bernard Chérin écrit en 1784 que dès le commencement du elle a donné plusieurs branches dont le point de jonction n'est pas prouvéGustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du , tome XII, 1913, ..

Henri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France (1935) donne cette filiation au conditionnel et écrit que Guillaume de Cugnac vivant en 1281 aurait été le père de Guillaume de Cugnac qui de Guillemette de Roffilhac, aurait eu deux fils : le premier, Pierre allié en 1349 à Dauphine de Gontaut aurait également eu deux fils : Jean, allié à Jeanne de Comarque qui aurait laissé Rigon, auteur de la branche des seigneurs de Giversac, et Henri, qui serait l'auteur de la branche des seigneurs de Caussade ; le second, Bernard serait l'auteur de la branche des seigneurs de DampierreHenri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 3, 1935, , ..

Régis Valette dans le Catalogue de la noblesse française (2007) indique une filiation prouvée à partir de 1447 pour la branche subsistante du Bourdet.

Noblesse La branche de Giversac (éteinte) fut maintenue noble les , par jugements rendus à Agen de , subdélégué de Pellot, intendant de Bordeaux ainsi que le , par jugement de Sanson, intendant de Montauban et le par jugement de . Un de ses membres, Arnaud-Louis de Cugnac fut admis le aux Honneurs de la Cour sous le titre de comte de Cugnac sur preuves remontant à 1447.

La branche du Tourondel (éteinte) fut maintenue noble le par et fit ses preuves de noblesse en 1767 pour admission à l'École militaire de la Flèche.

La branche des seigneurs de Dampierre est éteinte. La filiation suivie ne peut remonter au delà d'Antoine de Cugnac, chevalier, chambellan du roi Charles VII, qui épouse en 1418 Jeanne le Brun, héritière de la seigneurie de Dampierre. Elle est titrée « baron de Dampierre » (-en-Burly) par lettres patentes du , enregistrées le suivant au parlement de Paris avec permission de se qualifier premier baron du comté de Gien, puis « marquis de Dampierre » par lettres patentes de Arnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, , .. Elle est maintenue noble le par jugement de , intendant d'Orléans. Trois de ses représentantes firent en 1686, 1718 et 1719 leurs preuves pour être admises à Saint-Cyr.

La branche dite de Caussade puis du Bourdet (subsistante) fut maintenue noble le , sur preuves remontant à 1539, par jugement de , intendant de Limoges. Deux représentants de cette branche firent en 1697 et 1714 leurs preuves pour être admis parmi les pages de la Petite Écurie. Jules-Émilien de Cugnac fut confirmé le , par décret de Napoléon III, dans la possession du titre de « marquis de Cugnac »Arnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, , ., sous lequel il était connu..

La famille de Cugnac est admise à adhérer à l'Association d'entraide de la noblesse française en 1939.

Personnalités vignette|Mgr de Cugnac, évêque du diocèse de Lectoure. Marc de Cugnac, chevalier, seigneur de Giversac, membre de la Ligue, condamné à mort par contumace et gracié par le roi Henri IV. Emmanuel-Louis de Cugnac (1729-1800), dernier évêque du diocèse de Lectoure.

La postérité est assurée par plusieurs rameaux descendants de Jules Émilien de Cugnac (1782-1871)Arnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, , . qui donne une nombreuse descendance au Bottin mondain, édition 2007, .. La lecture des registres de l'état civil (naissances, mariages, décès) permet d'établir les liens de filiation suivants entre personnalités.

Château La famille de Cugnac fait construire le château de Caussade au siècle, après la fin de la guerre de Cent Ans.

Armes Gironné d'argent et de gueules de 8 piècesDevise : Comme il nous plaît et Ingratis servire nefat Alliances En 1866, la famille de Badts, famille d'ancienne bourgeoisie de Flandre, issue en ligne féminine d'une branche de la famille de Cugnac a été autorisée par décret à modifier son nom en de Badts de CugnacPierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-nobiliaire français, Sedopols, 2002, page 54.. Plus récemment, la famille Plenet, originaire de Lorraine, a été autorisée a changer son nom en Plenet de Badts de CugnacPierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-nobiliaire français, Sedopols, 2002, page 431..

Les principales alliances de la famille de Cugnac sont : de Gontaud (1303, 1349, 1623 et 1694), de Vigier (1395 et 148x), de Commarque (14xx et 1840), d'Abzac (1425), de Prunelé (145x et 155x), de Bosredon (1456), de Mornay (1480 et 1499), de Chabannes (1486), de Lestrade (1498), de Salignac (1501), d'Hautefort (1555), de La Trémoille (1581), Le Loup de Beauvoir (1593), de Durfort (1593 et 1598), de Rabutin (1609), de La Châtre (1632), de Gironde (1640), d'Hebrard de Saint-Sulpice (1654), de Lafont de Jean de Saint-Projet (1686), de Rochechouart (1692), de Villoutreys (1696) , d'Abzac (1713), d'Assigny (1730), de Langeac (1732), de Beaurepaire (1749), de Fumel (1750), de Saint-Exupéry (1756), de Bony de Lavergne (1773), de Villeneuve-Trans (1784), de Solages (1812), de Suffren (1886), de Vasselot de Régné (1918), de Roquefeuil (1953 et 1957) etc.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . (ouvrage familial)

Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K) Liste des familles subsistantes de la noblesse française d'Ancien Régime (A à K) Liste de devises de familles françaises notoires Armorial des familles du Périgord

Liens externes

Arnaud Clement, La Noblesse française'', édition 2024, , .

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