La Berliet VUDB est un véhicule militaire blindé conçu pendant l'entre-deux-guerres par le constructeur français Berliet. Il est utilisé par l'armée française au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Afrique-Occidentale française et par l'armée puis la gendarmerie belges.
Conception En , l'armée française considère la nécessaire modernisation de ses forces engagées dans la du Maroc. Berliet propose un véhicule de prise de contact, dérivé de la voiture de liaison tout-terrain Berliet VUR.. Prévue pour les opérations menées au sud du Maroc, la voiture de prise de contact est destinée à la reconnaissance, au côté d'automitrailleuses destinées au combat (modèle Panhard) et d'infanterie portée sur camions.
Aucun prototype n'est construit lorsque l'armée française passe commande du VUDB..
Caractéristiques gauche|vignette|alt=Vues de côté, de dessus, d'avant et d'arrière du VUDB|Vues de côté, de dessus, d'avant et d'arrière du Berliet VUDB. Pour limiter les coûts de production, le véhicule ne dispose pas d'une tourelle mais de meurtrières dans son blindage. Il est armé de deux fusils-mitrailleurs modèle 24/29, qu'il faut déplacer dans la caisse pour tirer.
Le Berliet est d'abord motorisé par un moteur MLSB 6-cylindres de insuffisant pour un véhicule qui s'est alourdi d'une tonne par rapport aux prévisions. En 1932-1933, tous les véhicules français reçoivent un moteur 4 cylindres de et sont parfois appelés VUDB 5.
Variantes La carrosserie du VUDB sera réutilisée pour les deux prototypes Berliet VPRM, essayés sans suite en 1930. vignette|Automitrailleuse VUDB 4 lors des manœuvres de 1932. Une automitrailleuse directement dérivée de la VUDB, la VUDB 4, est commandée en quatre exemplaires en 1931. Armée d'une mitrailleuse de en tourelle et équipée d'origine du moteur 4 cylindres, elle est testée en 1932... Servant en métropole, les VUDB 4 sont assez vite transformées en véhicules-radios après ablation de leur tourelle..
La désignation Berliet VUDB 2 et VUDB 4 est également utilisée par Berliet pour désigner une torpédo militaire.. Cinquante VUDB 2 et vingt VUDB 4 sont achetées par l'Armée française, respectivement en 1931 et 1932, pour servir de (VLTT).
Service
En France L'armée française commande cinquante exemplaires de la voiture VUDB en 1930 et l'armée belge douze.
La voiture de pré-série est testée en métropole puis les VUDB entrent rapidement en service au Maroc au d'automitrailleuses de cavalerie (EAMC), au étranger de cavalerie (REC) et à la montée du étranger d'infanterie (REI). Cette compagnie rejoint le le .
Les voitures, engagées en opération dès , se révèlent peu réussies. Les équipages déplorent leur faible blindage qui ne protège pas à courte distance, l'absence d'inverseur qui empêche de manœuvrer rapidement vers l'arrière en cas d'embuscade, le faible armement, le centre de gravité trop haut, les faiblesses mécaniques du véhicule et son moteur pas assez puissant.
Fin 1932, les Berliet sont modifiés pour corriger certains de ces défauts. Ils sont en particulier re-motorisés. Avec une meilleure instruction des équipages et une doctrine d'emploi mieux définie en plus de ces modifications mécaniques, les Berliet se révèlent beaucoup plus satisfaisant pour leur usage. alt=Un Berliet VUDB peint en vert olive, portant l'insigne du 1er régiment étranger de cavalerie : une tête de légionnaire romain.|vignette|Représentation d'un Berliet VUDB du escadron du en 1935. En , les pelotons de Berliet du rejoignent le . En , le est dissous pour motoriser le de chasseurs d'Afrique (RCA). Le du (4/) opère donc sur Berliet. Au , les VUDB servent au et (5 et 6/), ainsi qu'au centre d'instruction régimentaire situé à Sousse (Tunisie). En , les Berliet du 6/, dissout, sont affectés au du en Tunisie. Les Berliet du 4/ passent au en 1936.
À la mobilisation de septembre 1939, seulement trente-deux VUDB sont en service, une douzaine au 3/ au Maroc, une poignée avec le centre du de Sousse et le reste au 2/ également en Tunisie. Les VUDB du sont remplacés dès par des Hotchkiss H35.
Après l'armistice, les 22 VUDB restés en service sont regroupés en Afrique-Occidentale française au sein du autonome de chasseurs d'Afrique, qui devient ensuite le . D'autres sont stockés et quelques-uns sont utilisés pendant la campagne de Tunisie jusqu'en 1943.
En Belgique L'armée belge commande douze VUDB en 1930 pour un usage métropolitain. Ils permettent la modernisation du parc blindé belge et remplacent les automitrailleuse Minerva du de lanciers, qui dataient de 1914. Les Berliet, trop hauts et sous-motorisés, sont rapidement transférés à la Gendarmerie qui les affecte à ses régiments légers. On trouve des traces de l'usage des VUDB belges pendant la campagne des 18 jours, jusqu'au ...
Notes et références
Articles connexes Classification des automitrailleuses de la cavalerie française (1931-1940) Daimler Dingo M3 Scout Car Leichter Panzerspähwagen
Catégorie:Automitrailleuse Catégorie:Blindé français Catégorie:Berliet Catégorie:Blindé de la Seconde Guerre mondiale