Les Musées royaux de Turin constituent un pôle muséal, qui a vu le jour en 2016. Ce nouveau pôle était précédemment connu en tant que « Pôle royal » (Polo Reale). Les Musées royaux comprennent le Palais royal, les Jardins royaux, la Bibliothèque et l'Armurerie royale, la galerie de Savoie, le musée d'Antiquités, le palais Chiabese et la chapelle du Saint-Suaire.

Il s'agit d'un parcours muséographique long de trois kilomètres. Les Musées royaux de Turin accueillent par an et présentent d'art et d'expositions. La première année de son institution, le pôle muséal a été le de l’État italien le plus visité, avec ..

Historique L'appellation Musées royaux a été instituée en 2016 par Enrica Pagella lorsqu'elle accède au poste de directrice du complexe muséal unifié. Cette appellation fait suite à celle de Pôle royal qui avait été proposée par Mario Turetta, ancien directeur des musées et directeur de la Reggia di Venaria Reale (Palais Royal de Venaria).

Selon Enrica Pagella, ..

Selon les propos de la directrice dans la même interview, la nouvelle appellation a été choisie afin de rappeler aux visiteurs étrangers et italiens .

Collections Les chefs-d'œuvre (I Capolavori) Cette section du site permet de visualiser les œuvres des réserves des Musées royaux. Ainsi, il est possible de visualiser certaines œuvres du musée d'Antiquités, de l'Armurerie royale ou du Palais royal. Les maîtres de la Renaissance au Piémont (Maestri del Rinascimento in Piemonte) Cette section fait découvrir les œuvres des maîtres de la Renaissance piémontais, comme Defedente Ferrari, Macrino d'Alba, ou encore des peintres actifs dans le Piémont de la Renaissance, tels que Bernardino Lanino. De la nature au palais (Natura a Palazzo) Cette section montre les œuvres des Musées royaux présentant des éléments naturels : natures mortes avec des représentations florales, mais aussi des armures décorées de motifs floraux. Se nourrir au Palais (Nutrirsi a Palazzo) Cette section présente les arts de la table au Palais du temps des ducs et des rois de Savoie (collection de porcelaines) et dans l'Antiquité (vases anciens, assiettes, paniers).

Sections des musées et répartition des œuvres Le Palais royal

Le Palais royal de Turin est la première et la plus importante des résidences savoyardes du Piémont, théâtre de la politique des États savoyards pendant au moins trois siècles.

Il représente le cœur de la cour de Savoie, symbole du pouvoir de la dynastie et, avec les autres résidences royales de la région turinoise, comme le palais de Venaria Reale, le pavillon de chasse de Stupinigi ou le château du Valentino.

En 2016, il a fusionné avec les Musées royaux, la galerie de Savoie, l'Armurerie royale, la Bibliothèque royale, le palais Chiablese et le musée des Antiquités. En 2018, l'ensemble du complexe, y compris les expositions hébergées dans les salons Chiablese, a reçu 500 000 visiteurs.

Jardins royaux

Giuseppe Pomba, typographe et éditeur italien, écrit en 1840 : . Les jardins, d'une superfie de , sont régis par la ville de Turin. Ils sont situés derrière le Palais royal et le Palais de la Préfecture-Armurerie royale, en plein centre de Turin, entre la place Castello et la rue San Maurizio.

Lorsqu'ils ont commencé à voir le jour, les Jardins royaux étaient situés à l'extrême périphérie d'un Turin de Savoie, une ville que Emmanuel-Philibert de Savoie voulait imposer en tant que grande capitale de son duché. Les Jardins ont été construits en s'inspirant des plus grandes cours d'Europe qui étaient, à cette époque, ornées de magnifiques jardins souvent reproduits des jardins toscans des villas des Médicis.

Ce qui est visible aujourd'hui est dû en grande partie au travail d'André Le Nôtre, déjà à l'œuvre à Versailles, pour le service des Bourbons. Les Jardins de Turin présentent donc, comme ceux de Versailles, toutes les caractéristiques des jardins européens, avec des jeux d'eau et des perspectives florales. Les Jardins comptaient, déjà à l'époque de Charles-Emmanuel Ier et de Victor-Amédée Ier, d'importants élargissements. Cependant, c'est essentiellement à la fin du qu'ils connaîtront de véritables changements, avec les travaux de De Marne, élève de Le Nôtre.

Au centre de la partie clôturée des Jardins est aménagé un bassin en marbre blanc, avec la fontaine des Néréides et des Tritons.. Le bassin est entouré de douze statues d’êtres mi-humains, mi-aquatiques, œuvres du sculpteur de cour Simone Martinez, en 1755.

Les Jardins royaux furent nommés Parc impérial en 1805, année d'inauguration des jardins par Napoléon Ier, alors roi d'Italie.

Jardin du duc (Giardino del Duca) L'aire du jardin du duc est la plus ancienne des Jardins royaux. Les travaux réalisés ont permis la restauration d'une intervention des frères Roda de la fin du , à l'occasion des noces entre le frère d'Amédée Ier (roi d'Espagne) et Marie-Lætitia Bonaparte.

Au centre du jardin a été établie une fontaine avec des jets, reprise des dessins historiques du jardin. Le bord de la cuve est composé de dalles de granite récupérées des carrières choisies au par Camillo-Guarino Guarini pour la chapelle du Suaire.

Jardin du Bosquet (Boschetto) La transformation du Bosquet, grâce à l’intervention de l’architecte Paolo Pejrone, a retrouvé son aspect. Au pied des grands arbres est aménagé un nouveau sous-bois : une couverture de plantes d’ombre, arbustes et herbacées crée un jeu d’ombres, tandis que de larges avenues orthogonales définissent les espaces en grands parterres de fleurs aux formes régulières.

À l’intérieur du Bosquet se trouve l’installation permanente des pierres précieuses de l’artiste Giulio Paolini : des marbres originaux, endommagés par le feu, de la Chapelle du Saint-Suaire, chef-d’œuvre du de Guarino Guarini. Selon Giulio Paolini, .

Jardin des Arts (Giardino delle Arti) Issu de la construction des nouveaux bastions à la suite de l’agrandissement de la ville voulu par Charles-Emmanuel II (1634-1675), le jardin des Arts propose à nouveau la mise en place d’avenues axiales et de perspectives dessinées par André Le Nôtre (1613-1700), concepteur des jardins de Versailles.

Les travaux de récupération de cette zone des Jardins prévoient une restauration conservatrice en proposant l’entrée carrée en aval de l’escalier de l’appartement du Levant du Palais. La légère pente de l’avenue centrale crée une spectaculaire fuite de perspective qui mène vers la charmante fontaine des Néréides et des Tritons, réalisée en 1755 par le sculpteur Simone Martinez. À l’intérieur du bassin, les figures mythologiques jouent avec l’eau dans un déluge de jaillissements, tels voulus par le roi.

Les remparts et le Garittone (Le mura e il Garittone) Les Jardins royaux sont délimités par l’ancienne enceinte de la ville de Turin. Le long du périmètre des murs se trouve l’édifice du Garittone ou Bastion Vert, édifice érigé à la fin du à des fins défensives et militaires et placé en correspondance avec le bastion de Saint-Maurice. Conçu par l’architecte de Corte Ascanio Vittozzi, il est reconnaissable à son toit en pente à la française.

Jardins inférieurs (Giardini inferiori) Cette partie des Jardins royaux est séparée des Jardins supérieurs par les remparts de la ville. Dans ces jardins, le bâtiment autrefois utilisé comme serre royale ou orangerie abrite aujourd’hui le musée des Antiquités.

En 1864, une portion du jardin inférieur est aménagée pour accueillir le Jardin zoologique royal, voulu par .

Bibliothèque royale

La Bibliothèque royale de Turin est située dans le complexe du Palais royal, donnant sur la place Castello. Elle a été fondée en 1839 par le prince Charles-Albert de Sardaigne. En 1840, la bibliothèque avait déjà atteint 30 000 volumes.

Parmi les chefs-d'œuvre conservés à la bibliothèque royale figurent l'Autoportrait de Léonard de Vinci, vendu au roi Charles-Albert par le collectionneur Giovanni Volpato en 1839 et entreposé dans un local au sous-sol de la bibliothèque.

La bibliothèque royale a acquis le célèbre manuscrit de Léonard de Vinci, Codex sur le vol des oiseaux, dit Codex de Turin de Léonard de Vinci, et aussi l'étude de Vinci sur les Anges du Baptême du Christ d'Andrea del Verrocchio, œuvre exposée à Florence.

Dans la collection de dessins et toiles de maîtres figurent des œuvres de Hans Burgkmair, Albrecht Dürer, Nicolaus Knüpfer, Antoine van Dyck, Raphaël et Christian Wilhelm Ernst Dietrich.

La bibliothèque possède également le carnet d'ingénieur de Francesco di Giorgio Martini et les œuvres du graveur Giovanni Volpato.

Armurerie royale

L'Armurerie royale se trouve dans le palais de la famille de Savoie, plus précisément dans la galerie Beaumont (depuis son institution en 1832 par Charles-Albert) et dans les locaux de la Rotonde réalisée par Pelagio Palagi (1842).

Le Grand Escalier de Benedetto Alfieri, la salle de la Rotonde (1842), la galerie Beaumont imaginée par Filippo Juvarra et complétée par Alfieri après 1762 (la Galerie doit son nom à l'artiste Claudio Francesco Beaumont qui en a réalisé les peintures) et le Medagliere dessiné par Palagi font partie de la structure du bâtiment abritant l'Armurerie.

Histoire de l'Armurerie royale L'idée de constituer une Armurerie royale naquit de la volonté de Charles-Albert de Savoie de réunir dans la galerie Beaumont, alors vidée des grandes toiles qui en ornaient les murs, les armes de propriété de la famille et du royaume. L'Armurerie est ouverte au public en 1837, soit cinq ans après la naissance du projet et l'inauguration de la Regia Pinacoteca (actuelle galerie de Savoie).

L'organisation de l'Armurerie fut confiée à Vittorio Seyssel D’Aix, alors capitaine d'artillerie et premier directeur de L'Armeria Antica e Moderna.

La collection d'armes et d'armures du musée a été rassemblée à partir des collections du Musée d'antiquités et des arsenaux des villes de Turin et de Gênes. Elle fut ensuite complétée par l'acquisition des collections du scénographe Alessandro Sanquirico (1833) ainsi que par l'acquisition des collections d'une famille de Brescia, les Martinengo della Fabbrica (1839). L'Armurerie royale a continué à voir ses collections s'enrichir grâce aux successeurs de Charles-Albert (achats et dons - dons de Charles-Albert et de Victor-Emmanuel II) et à l'activité diplomatique du royaume. Ainsi, la collection d'armes et d'armures africaines par exemple sont le parfait exemple de cet enrichissement des collections par ce biais.

En 1840, le Musée s'est doté de son premier catalogue, recensant ainsi les 1554 objets qu'il contenait. Ce premier catalogue contenait également une série de lithographies destinées à favoriser l'étude de ces objets et leur promotion.

Le musée de l'Armurerie royale dépendait jusqu'en 1946 (année de l'avènement de la République) de la Real Casa. Il devient donc un musée de l’État Italien en 1946.

En 1997, l'Armurerie royale est inscrite au Patrimoine mondial en tant que bien architectural protégé par l'Unesco, de même que la Bibliothèque Royale.

Après une série de travaux de réaménagement et de restauration achevés en 2005, la structure historique de la collection a été restaurée avec des critères d’estampage scénographique.

Œuvres exposées dans l'Armurerie royale Dadide Bertolotti écrit en 1840 au sujet de L'Armurerie royale : .

L'Armurerie royale de Turin possède l'une des plus riches collections d'armes et d'armures anciennes au monde, avec l'Armurerie royale de Madrid., l'Armurerie Impériale. de Vienne ainsi que celle des chevaliers de Malte (Les Templiers).

L'Armurerie conserve de nombreux types d'armes et d'armures recouvrant ainsi une période allant du Néolithique jusqu'au . Les plus remarquables d'entre elles figurant sans doute parmi les collections des , , dans la mesure où plusieurs ont appartenu à la famille de Savoie.