vignette|redresse=1|Photographie d'Hector Berlioz illustrant l'édition originale de ses Mémoires.

La Symphonie en la mineur est une œuvre rêvée par Hector Berlioz en 1852, qu'il se refuse à composer, le risque étant trop grand d'y perdre plus d'argent qu'il ne pouvait se le permettre. Ce souvenir, rapporté dans ses Mémoires posthumes, publiés en 1870, a fait l'objet de plusieurs critiques, dont celle de Romain Rolland au début du , avant d'être défendu par les musicologues plus récents.

Témoignage Contexte La création catastrophique de La Damnation de Faust à l'Opéra-Comique de Paris (deux représentations, les 6 et ) après celle de Benvenuto Cellini à la salle Le Peletier (trois représentations, les 10, 12 et ) laissent Berlioz criblé de dettes, mais plus encore désemparé. C'est dans cet état d'esprit qu'il entreprend l'écriture de ses Mémoires, où il déclare que .

Mémoires de Berlioz Dans ses Mémoires, Hector Berlioz rapporte un souvenir qui se place en 1852 :

Pierre-René Serna observe qu'en effet, . Cette même année, son fils Louis .

Harriet Smithson meurt le . Berlioz, lors de son enterrement, le lendemain au cimetière Saint-Vincent.

Lectures critiques En 1908, Romain Rolland commente cet de la vie de Berlioz, dont il s'. L'auteur de Jean-Christophe se montre impitoyable : .

De fait, Berlioz :

Romain Rolland conclut sur cette solitude : .

En 1968, Claude Ballif revient sur cette situation du compositeur qui , , tout en s'interrogeant sur la question de .

En 1977, Fred Goldbeck entreprend une « Défense et illustration de Berlioz », où il évoque ce passage des Mémoires mais s'insurge des accusations de pour retenir la personnalité du compositeur, ce .

Conséquences Cet épisode, enfin, ne constitue pas la fin des Mémoires : à partir d'un « Adieu des bergers » composé par jeu à la fin de l'année 1850, complété sous le titre La Fuite en Égypte en 1853, Berlioz achève la trilogie sacrée de L'Enfance du Christ en 1854. Le succès de cette œuvre, la création longtemps attendue du Te Deum en 1855 et l'orchestration du cycle des Nuits d'été en 1856 le conduisent à écrire immédiatement le livret et la musique de son chef-d'œuvre, , Les Troyens, dès le .

Berlioz conclut le texte définitif de ses Mémoires sur ces mots, en 1865 : .

Références

Annexes Bibliographie

Biographies . .

Monographies

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