Domitila Barrios de Chungara, née le à Llallagua et morte le à Cochabamba, est une autochtone bolivienne et figure éminente du féminisme bolivien.

Issue d'une famille modeste, elle a donné de nombreux témoignages sur les souffrances subies par les mineurs de son pays.

Elle est connue pour sa lutte pacifique contre les dictatures de René Barrientos Ortuño et Hugo Banzer Suárez.

Biographie Domitila Barrios naît le dans la communauté de , près de la mine Siglo . À dix ans, les conditions de vie difficiles dans la ville minière coûtent la vie à sa mère et elle doit s'occuper de ses cinq jeunes sœurs, car son père travaille toute la journée comme couturier pour la police minière. Elle commence à travailler dans la mine en tant que ..

En 1952, en tant qu'épouse d'un travailleur minier, elle est membre du Comité des maîtresses de maison de l’arrondissement minier Siglo XX, dont elle est nommée secrétaire générale.

Elle s'exile dans les années 1980, mais retourne rapidement en Bolivie et s'installe à Cochabamba, où elle dirige un centre de formation politique spécialement destiné aux jeunes femmes des quartiers les plus pauvres de la ville. vignette|Buste de Domitila Barrios de Chungara au .

Massacre de San Juan En , le président René Barrientos Ortuño envoie un contingent militaire dans les communautés de Catavi et Llallagua, pour réprimer les revendications des mineurs qui protestent contre l'exploitation et les abus des grands chefs d'entreprise.

Après la tuerie, Domitila Barrios Cuenca est emprisonnée et torturée par les militaires..

À la suite de ces abus, elle perd le bébé qu'elle attendait.

En 1971, elle joue son propre rôle dans le film Le Courage du peuple de Jorge Sanjinés qui raconte le .

Grève de la faim de 1978 Début 1978, Barrios est appelée à faire partie du deuxième piquet de grève mis en place par le prêtre dans les locaux du journal Présencia, avec le prêtre Xavier Albó, pour soutenir la grève de la faim que quatre femmes mineurs avaient précédemment organisée contre la dictature.

En peu de temps, plus de rejoignent la grève. Au fil des heures, les grévistes se multiplient par milliers, et le régime militaire n'a pas d'autre choix que d'abandonner en faveur de la démocratie.. vignette| en 2009. Banzer cède à toutes les revendications des grévistes, à l’exception du retrait de l’armée des centres miniers, et décrète une amnistie générale pour tous les prisonniers politiques et exilés boliviens, cédant partiellement aux demandes de plus de , chefs religieux et proches de dirigeants syndicaux qui avaient participé à une grève de la faim de .

Barrios contribue à faire éclater la dictature militaire du général Hugo Banzer Suárez..

En 1976, son témoignage est consigné dans le livre , de .

Candidature à la vice-présidence redresse=0.8|vignette|Ana Maria Romero de Campero. En 1978, elle accompagne le leader paysan Casiano Amurrio comme candidate à la vice-présidence..

Elle a rédigé des livrets de formation syndicale et politique. Elle fonde l'École de formation syndicale mobile qui porte son nom et travaille à Quillacollo et à Cochabamba.

En 1975, elle participe à la tribune de l'Année internationale de la femme organisée par les Nations unies, tout en étant la seule femme de la classe ouvrière à avoir assisté à l'événement.

En 1978, elle entame une grève de la faim, rapidement rejointe par des dizaines de personnes de tout le pays, aboutissant à la chute du dictateur de l'époque Hugo BanzerLa Jornada: Fallece opositora al régimen de Bánzer.

Elle est également nommée pour le prix Nobel de la paix en 2005 avec Ana María Romero de Campero et Nicolasa Machaca, parmi exceptionnelles dans le monde, un an avant de créer le Mouvement Guevarista, un groupe politique qui vise à représenter la lutte populaire.

Elle meurt d'un cancer du poumon dans la ville de Cochabamba le à l'âge .

Hommages gauche|vignette|redresse=0.8|Tombe de Domitila Chungara au vignette|redresse=0.8|Evo Morales. Après sa mort, le gouvernement national de la Bolivie déclare alors de deuil national et la décore à titre posthume de l'ordre du Condor des Andes, la plus haute décoration offerte par l'État bolivien pour services rendus à la nation..

La distinction est remise par le président Evo Morales, venu dans la vallée pour rendre hommage à Barrios.

En 2012, un buste en son honneur est dévoilé au cimetière général de Cochabamba, où elle est enterrée..

Elle a également été nommée pour le prix Nobel de la paix.

Publications

Références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

Vidéo sur Domitila Barrios

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