Rages de Césars est un poème d'Arthur Rimbaud écrit en , après la défaite de Sedan. Le poème met en scène l'empereur Napoléon III, tout juste déchu, arpentant les allées du palais du Château Wilhelmshöhe, la cour du roi de Prusse, où il est fait prisonnier.

Le manuscrit autographe, non daté, est conservé à la British Library. Il fait partie des poèmes remis à Paul Demeny et donc de ce qui est appelé le Cahier de Douai.

Il n'en existe pas d'autre manuscrit connu.

Rages de Césars a été publié pour la première fois dans Reliquaire, poésies, L. Genonceaux, 1891.

Contexte vignette|gauche|Napoléon III lors de la bataille de Sedan par le peintre allemand Wilhelm Camphausen|alt=Peinture de Napoléon III en habits de guerre, sur son cheval à l'arrêt, au milieu des combats. On voit un mort et deux blessés à terre au premier plan, des cavaliers arrêtés dans leur course à gauche, et des fantassins qui battent en retraite à droite Le poème est écrit, dans le contexte de la guerre franco-prussienne de 1870, à la suite de la défaite de Sedan et de l'avènement de la Troisième République le .

Texte

Analyse

Le poème met en scène deux hommes politiques sans les nommer. Napoléon III est désigné dans le premier vers par la périphrase , le douzième vers évoque un certain qui désigne probablement le ministre Émile Ollivier, responsable de la déclaration de guerre, et qui avait proclamé l'accepter le « cœur léger ».

Le compère aux lunettes vignette|alt=caricature en couleur d'un homme portant lunettes et favoris, affecté d'un strabisme convergent, et dont la tête est montée sur un corps d'écrevisse|Le « Compère aux lunettes » évoqué dans le douzième vers est généralement identifié par la critique à Émile Ollivier, ministre responsable de la déclaration de guerre.

Atteint d'un strabisme convergent, Émile Ollivier et ses lunettes ont fait la joie des caricaturistes. Ancien Républicain, l'homme politique a été accusé de s'être rallié à l'Empire « pour prendre un portefeuille ». Le critique Steve Murphy note que dans le poème de Rimbaud, les lunettes d'Ollivier s'opposent, à l', à la cécité de l'Empereur.

L'homme pâle vignette|gauche|Wilhelm Camphausen, Bismark et Napoléon après la bataille de Sedan, 1878.

Références

Annexes

Articles connexes Napoléon III dans l'art et la culture

Bibliographie Notes et notices dans les éditions critiques . . .

Articles et chapitres d'ouvrage

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Liens externes .

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