Les Éditions Albert Méricant sont une maison d'édition française créée en 1897 et disparue en 1954, spécialisée dans la publication de romans populaires et dans les jouets sous la marque L'Édifice.
Historique Vers 1896, Albert Émile Méricant, né le 25 octobre 1868 à Paris , commence par éditer, seul, et en volumes, le Décaméron qu'il vend par souscription« Histoire de la maison Albert Méricant », sur L'Édifice.
Il s'associe le , avec Alfred Émile Didier, et forment la maison d'édition Société Didier et Méricant, établissant leurs locaux au 1 rue du Pont-de-Lodi dans le . Le , Albert Méricant devient seul propriétaire de la maison d'édition, qui prend alors le nom de Éditions Albert Méricant. En décembre 1911, elle déménage son siège dans le au 29 rue de Châtillon.
En 1917, Albert Méricant à l'idée de fonder une filiale, L'Édifice, qui propose des boîtes de jeux de constructions de monuments, en bois colorisés. Cette société devient effective en décembre 1920. Albert prend comme partenaire son propre fils, Jean, né en 1895. En 1925 L'Édifice occupe un pavillon au « Village du Jouet » à l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes.
Les éditions d'ouvrages se mettent en grande partie en sommeil en 1928. L'Édifice, avec pour slogan « jouet éducatif pour enfants intelligents », devient la seule activité de la société rebaptisée en cette année-là Société Méricant et fils, librairie et jouets. Ils rejoignent le comité d'organisation de la fédération Le Jouet français.
Au cours des années 1930, l'édition d'ouvrages repart mais seuls des livres de cuisine et d'hygiène sportive sont publiés.
Albert décède le 30 juillet 1940 à Saint-Jean-de-Côle.
Son fils Jean poursuit l'activité de la société de jouets jusqu'en 1954.
Un catalogue conséquent et novateur vignette|Affiche publicitaire de Jean de Paleologu pour la « Nouvelle Collection Illustrée » (vers 1897). Méricant est considéré comme l'un des éditeurs de la Belle Époque des plus innovateurs.
Parmi les collections que proposent les éditions Albert MéricantD'autres collections y ont vu le jour – cf. Chronologie de l'éditions française, moteur de recherche., la première est la « Nouvelle Collection illustrée » vendue en volume fasciculé à 20 centimes à partir de 1897 : le succès semble conséquent puisqu'en 1903, elle totalise plus de 350 volumes et est rebaptisée « Nouvelle collection Méricant »Liste complète, in: Almanach du Vieux Marcheur, Paris, 1904, — sur Gallica.Analyse de la collection, in: G. Guitton-Le Rouge, Contes à la vapeur, pour rire en wagon, La Porte ouverte, 18 janvier 2022..
Notable également, « Le Roman d'Aventures », qui est reconnaissable à sa bordure rouge, et rassemble plusieurs récits d'aventures de Gustave Le Rouge et de Paul d'Ivoi aux couvertures illustrées par Charles Lapierre, tandis que la collection « Les Récits Mystérieux » est spécialisée dans la littérature d'imagination scientifique, puisque la majorité de ses vingt-et-un volumes se rapportent à la conjecture (notamment Léon Groc, Jules Hoche, Jean de Quirielle, Gustave Le Rouge) et propose des récits de vie artificielle, d'emprise psychique et de force intra-atomique. Ces publications, aux couvertures colorées, sont majoritairement réalisées par le peintre Charles Atamian. Cette collection semble avoir été inspirée de celle des éditions Tallandier, « Les Romans Mystérieux » (débutée à partir de 1910). Par ailleurs, les romans la composant ont été traduits en italien pour figurer dans la collection « », par la maison d'édition milanaise , qui semble avoir des accords commerciaux avec Albert Méricant.
Enfin, la collection « Les Romans Policiers » rassemble des récits policiers écrits par Georges Meirs (de son vrai nom Jean-Rémy Machoux). Elle regroupe ainsi vingt-deux aventures de William Thorpe (devenu au bout de deux volumes William Tharps à la suite d'un procès gagné par un avocat du nom de Thorpe), ainsi que trois volumes des aventures de Walter Clarck (un dernier est annoncé mais non paru).
L'un de leurs auteurs les plus à succès fut sans aucun doute Victorien Du Saussay. L'ouvrage La Guerre infernale, un roman de Pierre Giffard publié en série en 1908, et illustré par Albert Robida, fait partie des titres célèbres de cette maison.
Principales collections Nouvelle Collection illustrée (1897-1906) Nouvelle Bibliothèque musicale (1903-?) Actual Bibliothèque (1906) Le Roman d'aventures (1908) Les Drames de l'air (1909) Le Roman illustré / Le Roman inédit (1909) Le Nu au Salon (1910-1913) Les Romans policiers (1911-1914) Les Récits mystérieux (1911-1914) Roman-Bibliothèque (1911) Bibliothèque de la famille (1930-?) Pratic-Bibliothèque (1933)
Périodique Mon Théâtre (périodique, 1904)
Modèles de jouets
L'Architecture en miniature (1920) L'Édifice-Baby L'Édifice-Junior Mon Théâtre (1927) Le Sicolor Cubes-Alphabet, Cubes-Animaux, etc., par Raymond de La Nézière Le Tour du monde en 6 jours avec Zig et Puce L'Imprimette (1933) Vulcain (gamme, 1934) Monthléry course automobile Chasse au lièvre Sous-marin Atalante
Références
Annexes
Bibliographie . .
Liens externes
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