Monsieur est un film franco-ouest-allemand-italien réalisé par Jean-Paul Le Chanois et sorti en 1964. C’est la dernière apparition à l’écran de Gaby Morlay.

Synopsis Veuf inconsolable depuis huit jours, le banquier René Duchêne (Jean Gabin) décide de mettre fin à ses jours. Il quitte la maison, laissant derrière lui une lettre annonçant ses intentions. Lorsqu'il s'apprête à se jeter dans la Seine, une femme qui l'a reconnu l'en empêche. Il s’agit de son ancienne femme de chambre, Suzanne (Mireille Darc), tombée dans la galanterie. Elle lui révèle que l'épouse pleurée le trompait de façon éhontée. Le banquier décide de « rester mort et de refaire sa vie », c'est-à-dire de laisser croire à son suicide et de disparaître, en changeant d'identité.

Il veut d'abord « racheter » Suzanne. Contacté par les malfrats dont dépend la jeune femme, il les persuade sans peine qu'il est un gangster en cavale venu d'Angleterre. il leur propose donc une affaire : la moitié du butin d'un gros coup. Il a en fait planifié le cambriolage d'un coffre… dans sa propre maison. Ceci n'est pas chose si facile, la maison étant aussi habitée par ses beaux-parents qui ne le portent pas dans leur cœur. Mais l'opération réussit, et elle lui permet de se constituer un capital sans avoir besoin de « ressusciter ». Surtout, il peut ainsi bloquer les manœuvres de sa belle-mère, dont l'intention avouée est de faire main basse sur l'héritage.

Il se fait ensuite embaucher chez un riche industriel, M. Bernadac (Philippe Noiret), comme maître d'hôtel, en compagnie de Suzanne, qui passe pour sa fille et qu'il fait engager comme femme de chambre. « Monsieur » se révèle un valet de grand style, ce qui n'est pas facile. En effet, d'une part, le ménage est haut en couleur : l'industriel débonnaire a épousé une hôtesse de l'air qui le trompe avec un écrivain, tandis que les deux enfants vivent leur crise d'adolescence. De plus, la grand-mère Bernadac (Gaby Morlay), soupçonneuse et acariâtre, cherche à tout prix à prendre en faute ses employés. D'autre part, il doit jouer habilement son rôle pour ne pas éveiller de doutes sur son identité. L'affaire se corse particulièrement le soir où le vice-président de la banque de Duchêne est l'hôte des Bernadac, mais le banquier parvient à éviter le quiproquo en simulant un malaise.

Le fils Bernadac tombera amoureux de Suzanne qui répond à son sentiment. Monsieur arrange les choses : Alain épousera Suzanne, désormais fille adoptive du banquier qui vient de « ressusciter ».

Fiche technique Titre : Monsieur Réalisation : Jean-Paul Le Chanois Scénario : Claude Gevel Adaptation : Georges Darrier, Pascal Jardin et Georges Derrik Dialogue : Pascal Jardin Assistants réalisateur : Jean Michaud, Philippe Monnier, Jean Molynas Images : Louis Page Cameraman : Marc Champion Opérateur : Pierre Charvein, assisté de Marcel Corvaisier et Maurice Kaminsky Son : Jean Rieul, assisté de Vartan Karakeusian Décors : Jean Mandaroux, assisté de Jacques d'Ovidio, Jacques Dugied Montage : Emma Le Chanois, assistée de Sophie Coussein Musique : Georges Van Parys Accessoiriste : Henri Berger-Pierdel Régisseur général : Pierre Cottance Régisseur ensemblier : Rudy Le Roy Maquillage : Yvonne Gasperina Ensemblier : Jacques Charon, Guy Maugin Script-girl : Christiane Grémillon Photographe de plateau : Marcel Dole Habilleuses : Micheline Bonnet, Dora Balabanoy Conseillère de mode : Odette Keyzin-Alfonsi Robes de : Marie Martine Sacs et gants de : Fernande Desgranges Chapeaux de : Gilbert Orcel Bijoux de : Paulette Laubie Coiffures : Liselotte Pulver et Mireille Darc sont coiffées par Jacques Dessange Tournage dans les studios de Boulogne Tirage : Laboratoire G.T.C de Joinville, son : S.O.R Caméra de location : Chevereau Production : Les Films Copernic - Les Films Corona - Zebra Films (Franco-Germano-Italienne) Directeur de production : Guy Lacourt Secrétaire de production : Fanchette Brie Distributeur : Comacico Administrateur : Maurice Casaze Producteur délégué : Raymond Danon Pays de production : Année : 1964 Lieux de tournage : Paris, 11 quai de Bourbon ; Château de Villemenon à Servon (Seine-et-Marne) ; rue des Vaux-de-Cernay, au niveau de l'étang des Vallées à Auffargis (Yvelines) et Studios de Boulogne-Billancourt. Langue originale : français Format : noir et blanc – – 2,35:1 (Franscope) – mono Genre : comédie Durée : 105 minutes Dates de sortie : France : Belgique : Affiche : Jouineau Bourduge (France)

Distribution Jean Gabin : le banquier René Duchêne, alias Georges Baudin dit Mireille Darc : Suzanne, l'ex-femme de chambre de Duchêne Philippe Noiret : Edmond Bernadac Liselotte Pulver : Elisabeth Bernadac Gaby Morlay : Bernadac mère Heinz Blau : Alain Bernadac Berthe Granval : Nathalie Bernadac Gabrielle Dorziat : la belle-mère de Duchêne Henri Crémieux : le beau-père de Duchêne Jean-Paul Moulinot : Maître Flament, le notaire de Duchêne (doublé par Daniel Ceccaldi) : Michel Corbeil, écrivain et amant d'Elisabeth Maryse Martin : Justine, la cuisinière Andrex : Antoine, un truand Jean-Pierre Darras : Marc, un truand Alain Bouvette : José, un truand Jean Champion : le patron de l'hôtel Jean Lefebvre : le détective privé Claudio Gora : Danoni, l'armateur Marina Berti : Danoni Armand Meffre : le patron du restaurant Georgette Peyron : la serveuse du restaurant Angela Minervini : la serveuse du snack Pierre Moncorbier : le serrurier Marcel Pérès : le jardinier André Dalibert : le tailleur Paul Faivre : le curé René Fleur : le décorateur Michel Nastorg : le médecin Max Elder : Octave, le valet de chambre Raoul Henry : Breteville, un invité des Bernadac Christian Brocard : le client sans-gêne Jean Blancheur : un consommateur Marc Arian : un client du snack Laure Paillette : la vendeuse de fleurs Roger Lecuyer : un invité chez Bernadac

Autour du film C'est le dernier film de Gaby Morlay, morte la même année.

Quelques clins d'œil : : Des "vedettes du yéyé", dont parlaient "les radios" quand est sorti le film, sont visibles sur les murs des chambres de Suzanne (Mireille Darc), notamment Johnny Hallyday, et de la fille Bernadac, par exemple Gene Vincent, Dick Rivers, les Chats sauvages, Richard Anthony et Burt Blanca. Le banquier "suicidé", Gabin, dit un moment à Suzanne ); Le banquier devenu majordome (Gabin) reconnait la qualité des chaussures qu'il cire pour Bernadac (Noiret) : . Dans les premières notes du générique, on reconnait la chanson enfantine Ainsi font.

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