vignette|Exhumation du site d'une fosse commune à Compalapa, Chimaltenango (2005). Le génocide guatémaltèque, ou parfois appelé génocide maya ou holocauste silencieux (en espagnol Genocidio guatemalteco, Genocidio maya, Holocausto silencioso) est l'ensemble constitué du massacre, de la disparition forcée, de la torture et de l'exécution sommaire de civils mayas lors d'opérations de contre-insurrection menées par des militaires du Guatemala Group says files show U.S. knew of Guatemala abuses. L'Associated Press via le New York Daily News, 19 mars 2009. consulté le 29 octobre 2016. Guatemala: A Nation of Prisoners, An Americas Watch Report, Janvier 1984, pp. 2–3. Il constitue également un massacre anticommuniste : dans le cadre de la doctrine de sécurité nationale, l'armée fait l'amalgame entre identité maya et communisme, et conduit le génocide au nom de la guerre contre-révolutionnaire. Les événements ont été rapportés notamment par Human Rights Watch.

La répression atteint un niveau génocidaire dans les provinces du nord, où l'Armée de guérilla des pauvres (EGP) est présente. Les militaires auraient ainsi participé à The Secrets in Guatemala’s Bones. The New York Times. 30 June 2016., l'armée reconnaissant la destruction de 440 villages mayas entre 1981 et 1983, durant l'apogée des événements. Une étude de la Juvenile Division of the Supreme Court de révèle que plus de ont perdu au moins un parent. On estime entre et de 1980 à 1985.

L'ancien dictateur Efraín Ríos Montt (1982-1983) a été reconnu coupable en 2013 pour son rôle dans la phase la plus intense du génocide et condamné à 80 ans de prison pour crimes de génocide et crimes contre l'humanité à l'encontre du peuple maya ixil. Toutefois, cette peine a été annulée et son nouveau procès n'était pas terminé au moment de sa mort en 2018. La sentence, prononcée en 2019, reconnaît l'existence d'un génocide mais innocente le seul accusé encore en vie, José Mauricio Rodriguez Sanchez. La brutalité de ce conflit et son caractère fratricide ont durablement divisé la société maya ixil.

Notes et références

Bibliographie Arias, Arturo. "Cultura Popular, Culturas Indígenas, Genocidio y Etnocidio en Guatemala". Boletín de Antropología Americana, vol. 7, July 1983, pp. 57–77. Brett, Roderick Leslie. The Origins and Dynamics of Genocide: Political Violence in Guatemala. Palgrave Macmillan, 2016. Carmack, Robert. Harvest of Violence: The Maya Indians and the Guatemalan Crisis. University of Oklahoma Press, 1988. Grandin, Greg. A Century of Revolution: Insurgent and Counterinsurgent Violence during Latin America's Long Cold War. Duke University Press, 2010. Higonnet, Etelle. Quiet Genocide: Guatemala 1981–1983. Transaction Publishers, 2009. Jonas, Susanne, McCaughan, Ed, et al., editors. Guatemala: Tyranny on Trial. Synthesis Publications, 1984. This volume compiles testimony given at the Permanent People's Tribunal in Guatemala in 1984. It includes both presentations by experts and eyewitness testimony from survivors. In the opening "Note to the Reader", the editors assert that the "complete proceedings, including the longer versions of presentations, have been published in Spanish by IEPALA of Madrid under the title Tribunal Permanente de los Pueblos: Sesión Guatemala". Montejo, Victor, and Perera, Victor. Testimony: Death of a Guatemalan Village. Curbstone Press, 1987. Sanford, Victoria, Duyos Álvarez-Arenas, Sofía, et al. "Sexual Violence as a Weapon During the Guatemalan Genocide", in Victoria Sanford, Katerina Stefatos, et al., editors, Gender Violence in Peace and War. Rutgers University Press, 2016, pp. 34– 46. Wilkinson, Daniel. Silence on the Mountain. Houghton Mifflin, 2002.

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