Marcel Cariven est un compositeur, orchestrateur-arrangeur et chef d'orchestre français né le à Toulouse et mort le à CrosnesRelevé des fichiers de l'Insee.
Chef permanent du théâtre des Bouffes-Parisiens de 1931 à 1938, il dirige fréquemment l'orchestre de la Radiodiffusion-télévision française à partir des années 1940. Spécialiste de musique légère, il est à la tête d'une très importante discographie, à la fois lyrique et de variétés.
Biographie Jeunesse et études
Fils d'Auguste Cariven, cordonnier, et de Clodine SudréActe (vue 117/238), registre des naissances pour l'année 1894 (1/2) de la Ville de Toulouse, sur le site des Archives municipales de Toulouse (avec mentions marginales des unions et décès)., Marcel Cariven étudie au Conservatoire de Toulouse puis au Conservatoire de Paris dans les classes de Xavier Leroux, Paul Vidal et André Gedalge. Il y remporte 1921 les premiers prix d'harmonie, histoire de la musique et compositionAlain Pâris, Dictionnaire des interprètes et de l'interprétation musicale au siècle, Éditions Robert Laffont, Paris, 1995, . mais échoue quelques mois plus tard au prix de Rome, son travail sur la cantate Hermione ayant été jugé « assez quelconque, empêtré dans de sages formules scolastiques »., ainsi que l'année suivante avec la cantate Le Prétendant.. Carrière Nommé chef d'orchestre du théâtre des Bouffes-Parisiens en 1931, il se spécialise dans le répertoire léger (opérette, comédie musicale), créant des œuvres d'André Messager, Reynaldo Hahn, Maurice Yvain, Henri Christiné, Vincent Scotto ou encore Louis Beydts et en réalisant des arrangements pour le disque. Il accompagne parallèlement avec sa propre formation des artistes de variétés comme Maurice Chevalier, Suzy Delair, Alibert, Lys Gauty, Tino Rossi ou Jean Lumière, dirige des concerts classiques avec l'orchestre de Radio-Paris., ainsi que des musiques de films. En 1938, il enregistre la musique et les chansons du film d'animation Blanche-Neige et les Sept Nains avec Élyane Célis et Adrien Lamy pour un coffret de deux 78 tours La Voix de son maître qui connaît un immense succès populaire.
Il poursuit sa carrière durant la Seconde Guerre mondiale et l'Occupation, se produisant aux théâtres Marigny, Mogador et à la Gaîté-Lyrique, et enregistrant notamment en 1941 la chanson Maréchal, nous voilà ! à la gloire de Philippe Pétain avec André Dassary. Il anime également une émission de radio, Toute la valse, à la Radiodiffusion nationale. dont il dirige régulièrement l'orchestre. La Libération ne remet pas en cause ses activités.
Il fait ses débuts à l'Opéra-Comique le avec Manon de Jules MassenetStéphane Wolff, Un demi-siècle d'Opéra-Comique, éd. André Bonne, Paris, 1953, . À partir des années 1950, il enregistre de nombreuses opérettes et opéras-comiques d'Offenbach, Lecocq, Hervé, Planquette, Audran, etc. avec la troupe et l'orchestre de la Radiodiffusion-télévision française, ainsi qu'avec l'orchestre Lamoureux et l'orchestre de la Société des concerts du Conservatoire. Il prend sa retraite au début des années 1970.
Vie privée
Marcel Cariven a été marié trois fois :
avec Clémence Paule Déjardin, violocelliste, épousée le à Paris ( arr.)Acte (vue 15/31), registre des mariages pour l'année 1923 du arrondissement, sur le site des Archives de Paris. et morte le Acte (vue 8/31), registre des décès pour l'année 1927 du arrondissement, sur le site des Archives de Paris. ;
avec Édith Cécile Martel, musicienne, épousée le à Paris ( arr.) et dont il divorce le Acte (vue 7/9), registre des mariages pour l'année 1930 du arrondissement, sur le site des Archives de Paris.; avec Renée Galharret, présentatrice d'émissions à la Radiodiffusion, épousée le à Paris (12e arr.) et décédée le .
Théâtre 1932 : Azor de Raoul Praxy, Max Eddy et Albert Willemetz, musique de Gaston Gabaroche, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1932 : La Pouponnière de René Pujol, Charles-Louis Pothier et Albert Willemetz, musique de Casimir Oberfeld et Henri Verdun, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1932 : Un soir de réveillon de Paul Armont, Marcel Gerbidon, Jean Boyer et Albert Willemetz, musique de Raoul Moretti, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1933 : Ô mon bel inconnu de Sacha Guitry, musique de Reynaldo Hahn, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1934 : Toi, c'est moi de Henri Duvernois, Bertal-Maubon, Robert Chamfleury et Albert Willemetz, musique de Moisés Simóns, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1934 : Le Bonheur, mesdames ! de Francis de Croisset et Albert Willemetz, musique de Henri Christiné, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1935 : Pour ton bonheur de Léopold Marchand et Albert Willemetz, musique de Marcel Lattès, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1935 : Trente et quarante de Jean de Létraz et Albert Willemetz, musique de Werner R. Heymann, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1936 : Simone est comme ça d'Yves Mirande, Alex Madis, Jean Boyer, Albert Willemetz et André Hornez, musique de Raoul Moretti, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1936 : Normandie de Henri Decoin et André Hornez, musique de Paul Misraki, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1937 : Ma petite amie de Serge Veber et Roger Bernstein, musique de Georges van Parys, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1937 : Trois valses de Léopold Marchand et Albert Willemetz d'après Knepler et Robinson, musique d'Oscar Straus, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1938 : Les Petites Cardinal d'Albert Willemetz et Paul Brach, musique d'Arthur Honegger et Jacques Ibert, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1941 : L'Auberge qui chante de Georges Hirsch et André de Badet, musique de Tiarko Richepin, Gaîté-Lyrique (direction musicale) 1942 : Les Cent Vierges d' André Mouëzy-Éon et Albert Willemetz d'après Clairville, Henri Chivot et Alfred Duru, musique de Charles Lecocq, Apollo (direction musicale) 1947 : Couleurs du temps de Paul Duard et Jean Rieux, Bouffes-Parisiens (direction musicale) 1949 : Phi-Phi de Fabien Sollar et Albert Willemetz, musique de Henri Christiné, Bouffes-Parisiens (direction musicale)
Discographie
Filmographie 1937 : Un carnet de bal de Julien Duvivier (direction musicale) 1938 : Le Petit Chose de Maurice Cloche (direction musicale) 1940 : De Mayerling à Sarajevo de Max Ophüls (orchestrations) 1944 : La Vie de plaisir d'Albert Valentin (assistant réalisateur) 1950 : L'Inconnue de Montréal de Jean Devaivre (direction musicale) 1951 : Un grand patron d'Yves Ciampi (direction musicale) 1952 : Les loups chassent la nuit de Bernard Borderie (direction musicale)
Notes et références
Annexes Discographie Compilation d’œuvres instrumentales, Marcel Cariven (dir. et arr.), Malibran Musique, 1999 (CD) - enregistrées entre 1933 et 1948 Hoffenbach, La vie parisienne, Marcel Cariven (dir.), LP vinyl Philips P 77.107 L, 1956
Liens externes
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