La Sérénade est le cinquième opéra-comique de Sophie Gail, publié en 1818.
Contexte et création Le livret de Sophie Gay est arrangé d’après la comédie de Regnard de 1694.
La Sérénade, opéra-comique en un acte, est représenté pour la première fois à l’Opéra-comique, anonymement le Jacques Isnardon, Le théâtre de la Monnaie depuis sa fondation jusqu'à nos jours, p. 233 : 1818. — 23 décembre, la Sérénade, 1 acte , (Opéra-Comique 2 avril 1818) Nota: La date qui précède la pièce est celle de la première représentation à Bruxelles ; celle qui suit est la date de la première à Paris.. L’anonymat ne devait être que relatif car un article antérieur à sa sortie en précise sa filiationJacques Lablée, La Revue, ou Chronique parisienne, politique, morale, littéraire et théâtrale, janvier 1817 : « , auteur d'un roman, ou qui du moins en a publié un sous son nom, vient d'arranger la Sérénade de Regnard, et en a fait la musique ; ce qui est d'un heureux augure : cette bluette sera probablement représentée avant que vous receviez cette lettre..
En , l’opéra est représenté sur la scène du Théâtre de la Monnaie à Bruxelles et le au HavreCH. Vesque, Histoire des théâtres du Havre, 1717 à 1872 : comprenant l'historique des anciennes et des nouvelles salles de spectacle de cette ville, le répertoire des pièces jouées jusqu'à ce jour, les représentations par les célébrités dramatiques et lyriques, les débuts et incidents s'y rattachant, épisodes, anecdotes, biographies, etc… Gallica.
L'ouvrage a été un succèsHenri Malherbe, La Musique et les médecins, Pallas, le 15 janvier 1936 : « Ne soulevons que légèrement le voile de l’oubli qui recouvre le souvenir de Sophie Gail. … En 1816 (sic), elle conquit son plus grand succès avec un opéra-comique en un acte, la Sérénade. La faveur publique avait été attirée sur l’ouvrage par suite de l’homonymie des auteurs. Le livret de la Sérénade, était en effet, signé de Sophie Gay et la partition de Sophie Gail. Peu de chose suffisait à l’époque pour piquer la curiosité des spectateurs., ramenant Sophie Gail sur le devant de la scène après trois ouvrages qui n'avaient pas réussi. Son premier opéra-comique, Les Deux Jaloux, créé en 1813, avait quant à lui connu un très grand succès et sera joué plus de trois cent fois au Théâtre de l'Opéra-Comique jusqu'en 1839.
Le chanteur Martin et Marie-Julie Boulanger en ont été les interprètes principaux.
L'ouvrage a été repris le à l'Opéra Grand Avignon sous la direction de Debora Waldman à la tête de l'Orchestre national Avignon-Provence, dans une mise en scène de Jean Lacornerie. C'est la musicologue Florence Launay, spécialiste des compositrices françaises du XIXe siècle, qui a suscité cette reprise de l'ouvrage.
Réception Comme œuvre de femmes, la critique s’attarde sur le physique des créatrices et « On les appelle la belle et la laide, ou encore “ Sophie de la parole ”, et “ Sophie de la musique ” »Henri Malo, Une muse et sa mère, Paris, Éditions Émile-Paul frères, 1924, page 114..
Personnages et acteurs M. Grifon, père de Valère (M. Vinscentini) Valère, amant de Léonore (M. Ponchard) Mme Argante, mère de Léonore (Mlle Desbrosses) Léonore (Mlle Leclerc) M. Mathieu (M. Juillet fils) Scapin, valet de Valère (M. Martin) Marine, suivante de Mme Argante (Mme Boulanger) Champagne, valet de M. Mathieu (M. Moreau)
Notes et références Notes Sur la pièce de Regnard :
Sur l’opéra :
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