L'impasse des Maçons (en alsacien : Mürergässel) est une voie sans issue de Strasbourg, rattachée administrativement au quartier Centre, qui s'ouvre dans la rue BrûléeMaurice Moszberger (dir.), « Maçons (impasse des) », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), , entre le (hôtel de Klinglin) et le .

Origine du nom La voie se trouve sur l'emplacement d'un « chantier des maçonsNe pas confondre avec le siège de la corporation des Maçons. », attesté depuis le Moyen Âge. En 1478 la Ville avait acheté ce terrain (le Mauerhof), en expropriant les artisans qui s'y étaient installés, puis y avait établi ses ateliers de maçonnerie et de taille de pierre, de même que les logements de ses chefs de chantiers (Werckmeister des Maurhoffs« Chefs du chantier des maçons (Werckmeister des Maurhoffs) » (Maisons de Strasbourg. Étude historique sur les maisons de Strasbourg entre le XVI et le XX siècle) ). En 1730 le préteur royal François-Joseph de Klinglin obtient le terrain pour y construire son hôtel, dont les travaux s'achèvent en 1736Georges Foessel, « Retour rue Brûlée », Strasbourg : panorama monumental et architectural des origines à 1914, Contades, Strasbourg, 1984, .

Dès 1381 la ruelle se nomme Badestubgasse an der Hovestatt, c'est-à-dire « rue des Étuves au chantier des Maçons ». Le thème des étuves persiste jusqu'au avec Badestubgesselin. Puis, en 1526, apparaît Klappergaesselin, comme l'une des quatre ou cinq venelles du même nom, dont la ruelle du Caquet qui existe toujours à la Krutenau. La thématique des maçons fait son retour avec Mauerhof Gässlein (1580), Mauerhofgaessel (1754), cul-de-sac de la cour des Maçons (1774), rue de la Cour des Maçons (1786, 1858), Mauerhof-Gässel (1817), cour des Maçons (1823), rue des Maçons (1849) et enfin impasse des Maçons (1856, 1918, 1945). À noter cependant un intermède avec la « ruelle de Dagobert », imposé au moment de la période révolutionnaire (1794) et une nouvelle dénomination allemande, Maurergässchen, au moment de l'occupation, en 1872 et 1940. vignette|gauche|upright|Plaque. À partir de 1995, des plaques de rues bilingues, à la fois en français et en alsacien, sont mises en place par la municipalité lorsque les noms de rue traditionnels étaient encore en usage dans le parler strasbourgeois« L'alsacien a droit de rue à Strasbourg », Libération, 31 mars 1995, . Le nom de l'impasse est alors sous-titré Mürergässel. En 2021, la plaque en alsacien a disparu, mais son ancien emplacement reste visible sur le mur qui fait l'angle avec le de la rue Brûlée.

Bâtiments remarquables Le côté gauche de l'impasse est occupé principalement par la façade orientale de l'hôtel de Klinglin, classé monument historique depuis 1970 et qui abrite l'hôtel de préfecture de la région Grand-Est et du Bas-Rhin.

Un peu plus loin, une fontaine du a été érigée sur l'emplacement d'un ancien puits communal du .

Depuis 2017, l'impasse figure dans la base de données de Film France, qui recense de potentiels lieux de tournage« Impasse des Maçons - Strasbourg » .

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Maurice Moszberger (dir.), « Maçons (impasse des) », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), Adolphe Seyboth, « Maurergässchen. Impasse des Maçons », in Das alte Strassburg, vom 13. Jahrhundert bis zum Jahre 1870 ; geschichtliche Topographie nach den Urkunden und Chroniken, Strasbourg, 1890,

Articles connexes Liste des voies de Strasbourg

Liens externes « Impasse des Maçons (Strasbourg) » (ArchiWiki) « 19, rue Brûlée » (Maisons de Strasbourg. Étude historique sur les maisons de Strasbourg entre le XVI et le XX siècle) « Chefs du chantier des maçons (Werckmeister des Maurhoffs) » (Maisons de Strasbourg. Étude historique sur les maisons de Strasbourg entre le XVI et le XX siècle)

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