Léon Guillaume Edmond Mégy, dit Edmond Mégy, né le à Essonnes (Seine-et-Oise) et mort le à Colón Panama), est un militant blanquiste sous le Second Empire puis membre de la Commune de Paris.
Biographie
Sous le Second Empire Ouvrier mécanique, il a d'abord travaillé à Châlons, puis en Égypte, dans les chantiers qui opéraient à Suez à la coupe de l'isthme puis de nouveau en France, comme machiniste sur la ligne ferroviaire Paris - Lyon. Il est aussi un poète amateur et collaborateur épisodique de La Marseillaise.
Militant blanquiste, à la suite des émeutes à Paris après l'arrestation d'Henri Rochefort, la police a tenté de l'arrêter, mais il a réagi en tirant et en tuant le policier qui le était entré chez lui avant l'aube, une action non autorisée par la loi de cette époque. Jugé et défendu par Eugène Protot, il a également été condamné le à vingt ans de travaux forcés.
La Commune de Paris Amnistié à la chute de l'Empire, enrôlé dans la Première Internationale, il a servi dans la Garde nationale du et, pour avoir giflé un officier qui l'avait insulté, a été condamné à deux ans de prison, mais a évité la peine en se cachant. Il participa aux émeutes du et du , et en mars, lorsqu'il se rendit à Marseille, à l'échec de la tentative d'établissement de la Commune dans cette ville.
De retour à Paris en avril, pendant la Commune de Paris, il fut placé aux commandes de la garnison du fort d'Issy, qu'il abandonna sans raison justifiée le . Arrêté pour cette raison par Louis Rossel, il est libéré par Émile Eudes, qui le prend sous ses ordres. Il faisait partie du peloton d'exécution des six otages de la Roquette et combattit pendant la Semaine sanglante dans les barricades du faubourg Saint-Germain.
Après la Commune À la chute de la Commune, il a échappé aux condamnations à mort prononcées contre lui par les tribunaux militaires de Marseille et de Versailles en s'enfuyant à Genève et de là, il s'est installé en septembre aux États-Unis. Il trouva du travail à New York et rejoignit un cercle d'immigrants français ayant des idées blanquistes, qui fondèrent la Commune Refugee Society et collectèrent des fonds pour les veuves et les orphelins des morts. En , il épousa une New-Yorkaise, Mary Gants.
Les époux Mégy se sont rendus en Europe en octobre 1875. D'abord à Londres, puis en Suisse, puis de nouveau à Londres et à Birmingham, en , ils retournèrent à New York. Amnistié en 1880, il n'est à Paris que quelques mois, se rétablissant à New York où, en 1883, il est nommé secrétaire du comité de promotion de l'érection d'un monument à Blanqui. En , il arriva à Colón, au Panama, à la recherche d'un travail, et frappé d'une crise cardiaque, il y mourut le en laissant sa femme et ses deux enfants.
Il aimait à dire, rappelant l'épisode du meurtre du policier qui l'avait rendu célèbre M. Cordillot, La sociale en Amérique, 2002, p. 304.: .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune, II, Paris, Flammarion, 1978 Michel Cordillot, La sociale en Amérique. Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis. 1848-1922, Paris, Les Éditions de l'Atelier, 2002
Liens externes
Notice dans le Maitron
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