La Dépêche coloniale et maritime est un journal économique du , qui a occupé l'une des premières places de la presse coloniale dans l'entre-deux guerres, par son tirage et par son influence politique et intellectuelle, selon les historiens.
Histoire Avant la Première Guerre mondiale apparait une nébuleuse appelée « Parti colonial », développée en 1892 et dans les années qui suivent par Eugène Étienne, républicain, et Auguste Louis Albéric d'Arenberg, député royaliste.
Au début du siècle suivant, les Annales coloniales étaient le quotidien qui avait le tirage le plus important et La Dépêche coloniale la plus grande influence (tirage 8 000 ex.). Le financier Octave Homberg dirige ensuite La Dépêche coloniale et maritimeIeme Van Der Poel, Conco Océan : Un chemin de fer colonial controversé, tome 2, éditions L'Harmattan, 2006, dont il confie la gestion à Pierre Hamp, car il apprécie ses talents d'homme de lettres et d'enquêteur minutieuxDominique Guyot, Pierre Hamp, inspecteur du travail et écrivain humaniste, 1876-1962, éditions L'Harmattan, 2005, p. 70. De 1922 à 1928, il fut coéditeur du journal La Dépêche coloniale et maritime dont Octave Homberg était le propriétaire. Pierre Hamp fut en 1925 nommé par Pierre Laval chef adjoint de son cabinet pour les problèmes de transport ferroviaire au ministère des Travaux publics.
Par la suite, Octave Homberg confie les éditoriaux à Edmond Giscard d'Estaing jusqu'en Pol Bruno, La Saga des Giscard, éditions Ramsay, 1980 La%20D%C3%A9p%C3%AAche%20coloniale%20et%20maritime%20%20%20giscard&f=false.
En 1928-1929, la presse coloniale voit ses tirages augmenter, deux ans avant une grande Exposition coloniale internationale qui a lieu à Paris du au , à la porte Dorée et sur le site du bois de Vincennes. La Dépêche Coloniale et Maritime atteint son apogée en 1929 avec 20000 exemplaires diffusésCharles-Robert Ageron, « Les colonies devant l'opinion publique française (1919-1939) », revue Outre-Mers, 1990 contre 13 000 en 1913Charles-Robert Ageron, Le « parti » colonial, 2005, soit un doublement de son tirage en une quinzaine d'années. Elle se situe alors peu après d'autres publications coloniales spécialisées comme l'Effort colonial, qui tire à 25 000, et La Dépêche africaine, qui est à 30 000.
D'autres publications du même type sont plus modestes : La Quinzaine coloniale tire à 10000 exemplaires et Les Annales coloniales, un peu plus, environ 15000 exemplaires.
Lors de l'Exposition coloniale internationale, un numéro est confié au journaliste Pierre LazareffJean-Claude Lamy, Pierre Lazareff à la une, éditions Stock, 1974 , que l'industriel Jean Prouvost fait passer la même année du journal Paris-Midi à Paris-Soir, car il rachète le le quotidien du Soir qu'il confie à Pierre LazareffGuy Vadepied, Émilien Amaury : la véritable histoire d'un patron de presse du , éditions Le Cherche midi, 2009, quelques semaines avant le début de l'exposition.
Références
Catégorie:Histoire coloniale de la France Catégorie:Exposition coloniale internationale Catégorie:Presse écrite disparue en France Catégorie:Titre de presse créé en 1915 Catégorie:Titre de presse disparu en 1937