Octavie Tardif, née Boulongne le à Aumale et morte le à Paris , est une militante communarde, membre de l'Association internationale des travailleurs (Internationale), exerçant le métier de confectionneuse à Paris. Elle s'engage dans les actions entreprises par les femmes dans la Commune de Paris, devenant notamment l'une des dirigeantes de l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés.
Biographie
Famille Octavie Victoire Boulongne naît en 1833 à Aumale, fille de Pierre Antoine Prudence Boulogne, tailleur d'habits, et Virginie LeclercActe de naissance 13 du , Aumale, Archives départementales de la Seine-Maritime .
En , devenue elle-même tailleur et installée en concubinage 18 boulevard d'Italie à Paris avec Martial Tardif, lui aussi tailleur, elle donne naissance à un garçon prénommé Marcelin, fils naturel de son compagnonActe de naissance 1978 du , Paris , Archives de Paris. L'enfant meurt huit mois plus tardActe de naissance 1439 du , Paris , Archives de Paris.
En , Octavie Boulongne et Martial Tardif se marient, alors qu'elle est enceinteActe de mariage 77 du , Paris , Archives de Paris : leur fille Henriette naît en aoûtActe de naissance 1324 du , Paris , Archives de Paris. Quatre ans plus tard, leur fils Octave voit le jourActe de naissance 2066 du , Paris , Archives de Paris, mais il meurt quatre mois plus tard à Subligny, où il avait été placé en nourriceActe de décès 6 du , Subligny, Archives du Cher.
Martial Tardif meurt en 1875Acte de décès 2647 du , Paris , Archives de Paris.
Biographie En , Octavie Tardif remet, avec quatre autres citoyennes, une réclamation à l'hôtel de ville de Paris, afin que Leur requête est acceptée.
Devenue l'une des dirigeantes du arrondissement de l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés, fondée le , Octavie Tardif rédige une lettre collective de revendication pour les ouvrières à Léo Frankel en tant que « déléguée aux écritures ». La lettre est signée de dix représentantes des travailleuses du de Paris. Dans cette lettre, les femmes indiquent être toujours en attente d'un emploi utile et critiquent le fait que l'administration de la Commune se préoccupe prioritairement de politique. Elles émettent l'avis que l’éradication de la misère doit être une priorité et que la politique sera « pure » quand la question économique sera réglée, c'est-à-dire par l'émancipation du travail, en supprimant les intermédiaires et les usuriers entre les producteurs et la consommation finale du produit de leur travail. Elles opposent une vision féminine du « progrès » et l’.
Le , Octavie Tardif adresse à la Commission du travail et d’échange une pétition de :
Elle est secrétaire du Panthéon de l'Internationale et aurait, selon un rapport de police du , transmis à la Justice militaire la liste de membres de l’Internationale du de Paris.
Domiciliée 11 rue du Moulin-des-Prés, Octavie Boulongne meurt en à l'hôpital CochinActe de décès 1037 du (transcription), Paris , Archives de Paris. Sur son acte de décès, il est indiqué qu'elle est la veuve d'un dénommé Berney, .
Notes et références
Notes
Références
Liens externes
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