Fatoumata Koné est une femme politique française, née le à Paris.
Enfance et jeunesse Son père est d'origine malienne et travaillait comme éboueur de la Ville de Paris. Sa mère est d'origine ivoirienne et travaillait comme femme de ménage. Ses parents sont tous deux musulmans pratiquants. Ils ont neuf enfants. La famille a habité dans un logement social de la porte des Lilas, à cheval entre les et arrondissements de Paris. Ses parents tenteront de transmettre leur foi musulmane à leur fille mais celle-ci s'y révèle peu réceptive.
Ayant un père très exigeant en matière d'études, Fatoumata Koné étudie le marketing à Paris 3 Sorbonne Nouvelle et travaille en même temps à mi-temps dans une boutique de vêtements. Elle passe ensuite un an aux États-Unis, en banlieue de Seattle, comme jeune fille au pair dans une famille aisée. À son retour en France en 2005, elle emprunte de l'argent à sa sœur et s'inscrit un an en école de commerce à l'INSEEC. Son premier emploi après ses études est cheffe de produit à Canal+. S'ensuit une période de chômage durant laquelle elle s'engage dans l'association Magev, dont la mission est d'organiser des spectacles de prestidigitation pour des enfants hospitalisés ; et pour laquelle elle recherche des mécènes. Elle s'engage ensuite dans l'association Afrique Agri Solaire, qui crée des jardins maraîchers cultivés par des collectifs de femmes dans la région de Kayes, au Mali.
En 2014, Fatoumata Koné travaille à Numericable (devenu SFR) et s'interroge sur une reconversion. Des militants d'EELV lui proposent alors de rejoindre leur liste pour les élections municipales de 2014. Elle occupe toujours son poste chez SFR mais est en congé parental.
Carrière politique Elle est élue au Conseil de Paris le et réélue le .
Lors de la mandature 2020-2026, elle est présidente du groupe Écologistes de Paris au Conseil de Paris..
Cette mandature est marqué par de nombreux différends entre le groupe socialiste et le groupe écologiste, notamment à propos de l'affaire Christophe Girard, dans laquelle Fatoumata Koné fait pression sur Anne Hidalgo pour que Christophe Girard démissionne, ou encore de la création d'une place en l'honneur de Claude Goasguen..
Elle se fait par ailleurs remarquer un mois après l'assassinat de Samuel Paty. Dans un premier temps, à l'occasion du conseil de Paris du , au cours duquel est discutée la possibilité de donner le nom de Samuel Paty à une rue, Fatoumata Koné annonce que le groupe EELV votera en faveur de cette proposition mais rappelle également qu'un règlement de 1938 prévoit qu'il faut attendre 5 ans après la mort d'une personne pour donner son nom à une rue, ce qui ne plaît pas à Anne Hidalgo. Dans un second temps, une rumeur infondée fait état d'une abstention de la part des élus EELV que ne dément pas Anne Hidalgo ; Fatoumata Koné est alors amenée à s'entretenir avec Anne Hidalgo à ce sujet et chargée de démentir la rumeur sur les chaînes d'information.
Depuis le , elle est également présidente de l'Agence parisienne du climat. Elle affirme alors poursuivre deux objectifs principaux : la justice sociale en incluant les quartiers populaires dans les politiques environnementales, et la sensibilisation des citoyens et citoyennes aux enjeux de la transition énergétique. Elle soutient le projet de réaménagement des terrains de l'ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, soulignant la progression de la surface des espaces verts. En , elle cosigne un appel lancé autour du débat sur le SCOT de la Métropole du Grand Paris pour sanctuariser ses terres agricoles et forestières, alors que 87 % de sa surface est déjà urbanisée.
Lors de la primaire écologiste en vue des élections municipales de 2026 à Paris, elle obtient des votes au premier tourPhilippe Mirkovic, « Municipales à Paris : David Belliard largement en tête de la primaire écologiste », ouest-france.fr, 16 mars 2025.. David Belliard l'emporte au second tourTom Rousset, « Municipales 2026 à Paris: David Belliard remporte la primaire des Ecologistes », france3-regions.franceinfo.fr, 23 mars 2025.. Candidate sur la liste d'union de la gauche d'Emmanuel Grégoire, elle est réélue conseillère de Paris et devient adjointe au maire (Solidarités, lutte contre les inégalités et contre l’exclusion) le .
Notes et références
Catégorie:Naissance en juin 1981 Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Femme politique française Catégorie:Personnalité des Écologistes Catégorie:Conseiller de Paris Catégorie:Étudiant de l'université Sorbonne-Nouvelle