Aigonnay est une commune déléguée d'Aigondigné et une ancienne commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie Commune essentiellement calcaire. Elle est très accidentée dû au passage du ruisseau l'Aigonnay et à ses nombreuses sources.

Toponymie La localité apparaît pour la première fois dans les sources en 995 sous la forme Villa Aygonensis. Elle est ensuite mentionnée sous les formes Aigoneis en 1097, Aigonesium en 1119, Agonasium en 1246, Augones en 1275, Aygoneis en 1276, Agoneis en 1300, Aygonnoys en 1489, Esgonnay en 1623, Les Gonnay au et Saint-Pierre d'Aigonnay en 1782.

Histoire Vers 1095, l'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Cyprien est donnée aux moines de l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers. Après la Révolution française, l'église, alors en mauvais état, n'est pas conservée et, lors du Concordat de 1801, la paroisse est rattachée à celle de Fressines.

Aigonnay était une paroisse qui comptait des protestants. Un pasteur y est mentionné dès 1572. Après la révocation de l’édit de Nantes, une assemblée protestante réunie au Grand-Ry en février 1688 est surprise par les dragons de l'intendant Foucault. De nombreux protestants sont tués ou emprisonnés et la plupart des prisonniers sont condamnés aux galères perpétuelles. Une nouvelle assemblée se tient au Grand-Ry à Noël 1697 et le logis est détruit l'année suivante sur ordre de l'intendant Foucault.

Le , elle fusionne avec Mougon-Thorigné et Sainte-Blandine pour former la commune nouvelle d'Aigondigné. Mougon est le chef-lieu de cette commune nouvelle comptant quatre communes déléguées..

Politique et administration Liste des maires

Démographie Évolution démographique

En 2008, Aigonnay comptait (soit une augmentation de 3 % par rapport à 1999). La commune occupait le rang au niveau national, alors qu'elle était au en 1999, et le au niveau départemental sur 305 communes.

Le maximum de la population a été atteint en 1846 avec 703 habitants.

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,2 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,7 % contre 48,4 % au niveau national et 49,1 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante : 51,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,3 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 27,3 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 13,8 %) ; 48,3 % de femmes (0 à 14 ans = 24,5 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 27,1 %, 45 à 59 ans = 15,5 %, plus de 60 ans = 14,8 %).

Économie En 2000, le recensement agricole dénombrait 19 exploitations agricoles, dont 11 exploitations professionnelles. La superficie agricole utilisée était de , dont de terres labourables et toujours en herbe. Le cheptel comptait alors 275 vaches.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Logis du Breuil-Malicorne (inscrit). Grand-Ry, ancien logis lié à l'histoire du protestantisme local, détruit en 1698 sur ordre de l'intendant Foucault.

Personnalités liées à la commune Louis-Alexandre Jard-Panvillier (1757-1822), homme politique et révolutionnaire français, député des Deux-Sèvres à sept reprises. Victor Fleuret, (1861-1935), député des Deux-Sèvres de 1914 à 1919, maire d'Aigonnay, né et mort à Aigonnay. André Clert (1921-2010), député des Deux-Sèvres de 1986 à 1993, né à Aigonnay.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes

Liste des communes des Deux-Sèvres Anciennes communes des Deux-Sèvres

Liens externes

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