La de la Coupe du monde de biathlon se déroule entre le et le . La compétition se compose de dix étapes, la première à Östersund en Suède, la dernière à Oslo en Norvège. Cette édition est la dernière qui intègre la season opening, étape d'ouverture plus courte que les autres, celle-ci étant apparue lors de l'exercice 2020-2021. D'autre part, une étape était initialement prévue sur le site de Minsk-Raubichi, mais au regard de la situation géopolitique en Biélorussie, celle-ci est relocalisée à Kontiolahti durant l'inter-saison. Enfin, Otepää fait sa première apparition sur le calendrier de la Coupe du monde.
Cette édition est ponctuée, du 4 au par les Jeux de Pékin 2022, dont les épreuves ne rapportent aucun point pour la Coupe du monde. Par ailleurs, la saison 2020-2021 ayant été perturbée par les restrictions liées à la pandémie du Covid-19, l'étape pré-olympique prévue sur le site de Zhangjiakou, qui accueille les épreuves de biathlon lors des Jeux olympiques, n'a pas pu être organisée. Les biathlètes sont donc arrivés dans l'inconnu sur les pistes chinoises. Johannes Thingnes Bø, Marte Olsbu Røiseland et Quentin Fillon Maillet en reviennent avec chacun un total inédit pour leur sport de cinq médailles remportées en une édition olympique hivernale.
En fin de saison, Quentin Fillon Maillet (hommes) et Marte Olsbu Røiseland (femmes) confirment leur domination en remportant le gros globe de cristal du classement général de la Coupe du monde ainsi que les petits globes du sprint et de la poursuite. Pour l'un et l'autre il s'agit des premiers globes de leur carrière. Tarjei Bø (hommes) et Marketa Davidova (femmes) remportent le globe de l'individuel. Enfin le dernier jour de la saison à Holmenkollen, le Norvégien Sivert Guttorm Bakken remporte le globe du départ groupé chez les hommes, tandis que Justine Braisaz-Bouchet, championne olympique de la discipline à Pékin un mois plus tôt, en fait de même chez les dames.
En raison de l'invasion de l'Ukraine par la Russie déclenchée le , les biathlètes russes et biélorusses sont interdits de participer aux trois dernières étapes de la coupe du monde.
Programme
Le , est annoncée la relocalisation de l'étape de Minsk-Raubichi à Kontiolahti, en Finlande.. Cette décision est prise au regard de la situation géopolitique de la Biélorussie, qui a notamment conduit aux nombreuses manifestations de contestation à la présidence biélorusse d'Alexandre Loukachenko. De plus, la season opening initialement prévue à Kontiolahti est également réassignée à Östersund, qui organise donc les deux premières étapes de la saison. Les épreuves, dates et horaires demeurent inchangés.
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Attribution des points Classement par discipline Pour les classements spécifiques à chaque discipline (individuel, sprint, poursuite, mass-start, relais), l'attribution des points est la suivante :
+ Table d'attribution des points de Coupe du monde (sauf mass-start)Place12345678910111213141516171819202122232425262728293031323334353637383940 Points 60 54 48 43 40 38 36 34 32 31 30 29 28 27 26 25 24 23 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1
+ Table d'attribution des points de Coupe du monde pour la mass-start Place123456789101112131415161718192021222324252627282930 Points 60 54 48 43 40 38 36 34 32 31 30 29 28 27 26 25 24 23 22 21 20 18 16 14 12 10 8 6 4 2
Classement général Le classement général de la coupe du monde est établi en additionnant les points obtenus lors des disciplines individuelles (individuel, sprint, poursuite et mass-start). En toute fin de saison, les deux moins bons résultats (toutes disciplines individuelles confondues) pour chaque biathlète, sont éventuellement retranchés du total de points marqués afin d'établir le classement général final (pour l'attribution du gros globe de cristal). Une non-participation, un abandon ou une disqualification en course ne rapportent aucun point et font donc partie des moins bons résultats.
Les résultats obtenus lors des Jeux olympiques d'hiver ne sont pas comptabilisés dans le classement général de la Coupe du monde.
Coupe des Nations Le classement général de la coupe des Nations est obtenu en additionnant les points de chaque athlète obtenus lors des épreuves de l'individuel, de sprint, ainsi que lors des relais. Pour les épreuves de l'individuel et de sprint, ne sont pris en compte que les points des trois athlètes les mieux classés par nation.
Pour chaque épreuve de l'individuel ou du sprint, les points sont attribués selon le tableau suivant :
+table d'attribution des points pour les épreuves individuelles en Coupe des NationsPlace12345678910111213141516171819202122232425262728293031323334353637383940 Points 160 154 148 143 140 138 136 134 132 131 130 129 128 127 126 125 124 123 122 121 120 119 118 117 116 115 114 113 112 111 110 109 108 107 106 105 104 103 102 101
Puis de 1 point en 1 point jusqu'à la , et de 2 en pour arriver à 1 point pour la . Toutes les places suivantes obtiennent 1 point.
Pour chaque relais, les points sont attribués selon le tableau suivant :
+table d'attribution des points pour les relais en Coupe des NationsPlace123456789101112131415161718192021222324252627282930 Points 420 390 360 330 310 290 270 250 230 220 210 200 190 180 170 160 150 140 130 120 110 100 90 80 70 60 50 40 30 20
Pour les relais simples mixtes et les relais mixtes, les points sont partagés à moitié entre le classement général de la coupe des Nations féminin et le masculin. Chacun reçoit alors des points selon le tableau suivant :
+table d'attribution des points pour les relais mixte et mixte simple en Coupe des NationsPlace123456789101112131415161718192021222324252627282930 Points 210 195 180 165 155 145 135 125 115 110 105 100 95 90 85 80 75 70 65 60 55 50 45 40 35 30 25 20 15 10
Déroulement de la saison Avant les Jeux de Pékin A la fin de l'année 2021, après quatre étapes (deux fois Östersund, puis Hochfilzen et Le Grand Bornand), la France compte le plus grand nombre de podiums (20), tandis que la Norvège mène au nombre de victoires (8). Chez les hommes, sept biathlètes se succèdent à la première place du classement général. Quentin Fillon Maillet et Émilien Jacquelin alignent les podiums, et font partie des principaux prétendants. Après avoir gagné deux poursuites consécutivement (Hochfilzen et Le Grand Bornand), Fillon Maillet prend le dossard jaune, puis le double champion du monde de la poursuite Émilien Jacquelin remporte le départ groupé dans la station de Haute-Savoie, sa première victoire ordinaire en Coupe du monde, pour s'emparer de la tunique, deux points devant son coéquipier. Chez les femmes, Marte Olsbu Røiseland termine l'année à la première place du classement général avec trois victoires et un total de cinq podiums. La petite sœur de la championne olympique et du monde Hanna Öberg, Elvira se révèle au plus haut niveau international en remportant coup sur coup ses deux premières victoires : la poursuite et la mass-start du Grand Bornand. La Biélorusse Hanna Sola inaugure elle aussi son palmarès en Coupe du monde en gagnant le sprint de Hochfilzen. La France (Anaïs Bescond, Anaïs Chevalier-Bouchet, Julia Simon, Justine Braisaz-Bouchet) remporte le premier relais féminin à Östersund, et termine troisième du suivant remporté à Hochfilzen par la Suède (Mona Brorsson, Anna Magnusson, Elvira Öberg, Hanna Öberg). Côté masculin, la Norvège (avec les frères Johannes et Tarjei Bø, Vetle Sjåstad Christiansen, Sturla Holm Lægreid et Sivert Guttorm Bakken) est invaincue en deux épreuves, et devance à chaque fois l'équipe de France (Fabien Claude, Simon Desthieux, Émilien Jacquelin, Quentin Fillon Maillet).
Le second « trimestre » débute le à Oberhof avec un sprint masculin dont Émilien Jacquelin prend le départ avec le maillot jaune pour la première fois de sa carrière. Sous des chutes de neige et dans un stade balayé par le vent, Jacquelin est battu de 6 secondes par Aleksandr Loginov qui a commis une faute de moins que lui. Cette deuxième place permet au Français de conforter sa position de leader du classement général.. Quant à Julia Simon, elle obtient dans la même spécialité son troisième podium consécutif en terminant deuxième (à égalité avec Hanna Sola) derrière Marte Olsbu Røiseland. Neuvième du sprint, Quentin Fillon Maillet gagne la poursuite le lendemain avec un 18 sur 20 (deux fautes au premier tir), sa troisième victoire de la saison, toujours dans le même format de course, et il reprend la première place du classement général à son compatriote de cette épreuve.. Dans la poursuite féminine, Marte Olsbu Røiseland passe toute la course en tête et s'impose largement devant Hanna Öberg, Dzinara Alimbekava et Julia Simon. Avec ce cinquième succès de l'hiver, la Norvégienne conforte sa position en tête du classement général..
Elvira Öberg confirme qu'elle sera la principale rivale de Røiseland en remportant le sprint de Ruhpolding juste devant celle-ci, deuxième. Chez les hommes, Quentin Fillon Maillet s'impose avec un sans-faute au tir et le meilleur temps à skis, pour ce qui n'est que la deuxième victoire en sprint de sa carrière (la quatrième de la saison et la dixième au total). Ce succès, combiné à l'absence des biathlètes norvégiens, à la place de Sebastian Samuelson et à la place de son coéquipier Émilien Jacquelin lui permet de faire une belle opération au classement général.. Dans la poursuite féminine de Ruhpolding, Marte Olsbu Røiseland continue son parcours d'excellence en étant la seule parmi les quinze premières à réaliser un sans-faute pour signer sa sixième victoire de la saison (la quatrième en poursuite) et la quinzième de sa carrière, loin devant les sœurs Öberg, Elvira passant la ligne d'arrivée 12 secondes avant Hanna. Dans la course masculine, Quentin Fillon Maillet réalise le doublé en gagnant pour la quatrième fois consécutivement dans ce format de course et consolide encore son maillot jaune. Son avance lors de cette poursuite est telle après le troisième tir debout, qu'il peut commettre une faute au dernier passage derrière la carabine, effectuer son tour de pénalité, et ressortir largement devant pour s'imposer en solitaire.. Deux relais ponctuent également l'étape de Ruhpoling : victoire de la France (Anaïs Chevalier-Bouchet, Chloé Chevalier, Justine Braisaz-Bouchet, Julia Simon) devant la Suède et la Russie chez les filles, et de la Russie devant l'Allemagne et la Biélorussie chez les hommes, les Français ne terminant que cinquième.